احتفالا بعيد المولد النبوي لسنة 1436 هجرية

 

 » لقاء روحاني ديني وثقافي بموكادور »

يومي الجمعة 9 والسبت 10 يناير 2015، بدار الصويري.

تقديم اللقاء :

في اطار الاحتفالات بعيد المولد النبوي الشريف، تنظم جمعية الصويرة موكادور لقاءا روحانيا مرتبطا بميلاد النبي سيدنا محمد (ص). في هذا الصدد، لقد اخترنا ان نخصص هذا اللقاء للتطرق للرسالة الربانية ، وهو لقاء متمركز حول الشعر الصوفي والانشاد الروحاني والعلوم الاسلامية . وسيتم تنظيم هذه التظاهرة يومي الجمعة والسبت، 9 و 10 يناير 2015 بمدينة

« Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador »

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed . Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques.

الصويرة، تأكيدا على تشبت هذه المدينة بقيم السمو الروحي وتعايش الاديان . ذلك ان هذه المدينة، اعتبارا لموقعها ورمزيتها الروحانية، لا تتوقف عن دعم وانعاش الوعي الانساني عبر واقع التعايش عند ساكنتها و مختلف جالياتها .

ومن اجل اغناء التنشيط الثقافي والادبي لهذا اللقاء، فإننا قد دعونا المفكر والاديب الفرنسي المختص في الشعر الصوفي والعلوم الاسلامية، البروفسور ايريك جوفرا، حيث سيشاركنا بمداخلاته خلال البرنامج . فيما سيرافقه ويساهم معنا في الحوار ممثلون عن المجلس العلمي بالصويرة ومندوبية وزارة الاوقاف والشؤون الاسلامية، الى جانب متدخلين باحثين من مدينة الصويرة .

اننا من خلال هذه التظاهرة والتي تتضمن التطرق الى الروحانيات والعلوم الاسلامية والجماليات والثقافة، نسعى الى تمييز ودعم التنوع والتعدد الفكري في هذا المجال كما نسعى الى الاحتفاء بقيم التسامح والتعايش ونبد تطرف الاديان، حفاظا على قيمنا الانسانية والتاريخية . واذ ذاك فان الاحتفال هنا بعيد المولد النبوي هو ايضا دعوة الى تحسيس الشباب بمحتوى وتنوع الفكر الكوني الى جانب التعبير عن اصالة الرسالة الربانية وفرادة روحانيتها التي تعبرباستمرار عن جوهر الاسلام .

من خلال هذا كله واعتبارا لما تقدمه الأبحاث والحوارات العميقة في هذا الصدد، فان لحظات التأمل والتحاور الاخوي المتنوع في هذا العالم المتحول، هي ايضا تأكيد على التميز والاختلاف في التعبير عن هذه القيم الروحانية والانسانية، وهي ايضا دعوة الى التعبير والدفاع عن الحق في كرامة وسلامة وسعادة الجميع

 

« لقاء روحاني عبر – ديني بموكادور »

الجمعة 9 والسبت 10 يناير 2015 بدار الصويري

الجمعة 9 يناير

* الساعة العاشرة صباحا

بثانوية محمد الخامس : لقاء تواصلي بين الكاتب اريك جوفروا وثلاميذ الاعداديات من أجل مذاكرة بيداغوجية و تبادل فكري حول كتابه، الى جانب الحديث حول تاريخ الشعر الصوفي و أصوله العربية و استمراريته ، بفضل الاسلام الذي حمله الى مستوى فن قوي و عميق .

* الساعة الثالثة و النصف بعد الزوال بالمعهد الفرنسي

عرض الشريط الوثائقي، الى جانب مذاكرة حول الشريط ، ( راي ابو حميد الغزالي توفي 1111 ) مدته ساعة وتسعة عشرة دقيقة

* الساعة الخامسة والخامسة واربعين دقيقة مساء بدار الصويري :

تقديم كتاب لاريك جوفروا بحضور الكاتب ، من تقديم مريكة الحاكي.

* الساعة الثامنة و ثلاثين دقيقة ليلا بدار الصويري :

سهرة السماع الصوفي من اداء مجموعة الزاوية البودشيشية بالصويرة . من تقديم أحمد حروز و تنشيط اريك جوفروا (في مذاكرة حول موضوع « رهانات الموسيقى والانشاد في الإسلام ».

السبت 10 يناير

* الساعة الثالثة و النصف بعد الزوال :

محاضرة في موضوع  » الجهاد وسوء تأويلاته : النظر الى الجهاد عبر مفهوم الاجتهاد  » بمشاركة اريك جوفروا (كاتب و باحث) و شامة عطار (فنانة باحثة من الصويرة) ، من تقديم و تنشيط مريكة الحاكي.

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 PROGRAMME ET PARTICIPANTS AFinal Triptico Int_001

 

Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed (sws). Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message Divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques. Cette rencontre est animée au sein de la collectivité souirie, afin de rappeler et mettre en avant l’attachement à ses valeurs. Par sa stature spirituelle, Essaouira exalte les consciences par la tolérance de ses différentes communautés aux convictions religieuses diverses. Son rayonnement esthétique et festif unifie la cité, les prolonge dans le vivre ensemble.

Pour enrichir l’animation de cette rencontre, nous avons invité le Pr. Eric Geoffroy, spécialiste du soufisme et de la sainteté en Islam. L’accompagneront, dans ses interventions, des représentants du ministère des Affaires Islamiques et des Habous, ainsi que le Président du Conseil local des Oulama. Participeront également, au dialogue de cette rencontre, lycéens, chercheurs, associatifs, écrivains et artistes chanteurs de Samaa d’Essaouira. Leur présence permettra d’animer la célébration du Mawlid Annabawi.

En déployant spiritualité, sciences islamiques, esthétique et culture, nous encourageons la pluralité des pensées, favorisons la tolérance et contribuons à endiguer l’intégrisme religieux de toute obédience, qui remettrait en cause toutes nos valeurs humaines et millénaires. C’est pourquoi, la commémoration du Mawlid doit sensibiliser les jeunes et les adultes aux savoirs universels. Ce sera l’occasion d’exprimer et de défendre ce Message divin pour faire ressortir sa spiritualité qui doit demeurer au cœur de l’islam.

Ces rencontres seront un grand moment de fraternité et une belle occasion d’en extraire les enseignements qui s’imposent. Particulièrement aujourd’hui, dans ce monde en mutation, les différences doivent être respectées plus que jamais. L’épanouissement de l’Être, son droit à l’expression, sa dignité, sa paix et le bonheur pour tous doivent être garantis.

« Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador »

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed . Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques.

PROGRAMME ET PARTICIPANTS AFinal Triptico Int_001

LA SUNNA DU PROPHETE

LA SUNNA DU PROPHETE

Entretien avec Marika El HAKI à propos de la Sunna, deuxième source de loi, dans la jurisprudence islamique. Publié dans le journal La Plume de l’Est de février 2013. (Cliquer sur la calligraphie de Hassan Massoudy, pour lire l’article)

Légende de la Caligraphie : « Without roots, a tree cannot stand ».

Courants de Pensée en Islam : Ash’arisme courant majoritaire

L’Ash’arisme est la doctrine majoritaire en Islam avec le Maturidisme qui lui est presque identique. L’Ash’arisme nous est venue de Abu l’Hassan al Ash’ari (874–936) fils de Ismaïl qui est le fils ou petit fils d’Abu Musa al Ash’ari (m.662 ou 672), compagnon du Prophète (Abu Musa joua un grand rôle dans les troubles après la mort d’’Uthman se faisant berner par Amir ibn al ‘Aç qui nomma Mu’awiya à la place de ‘Ali).

En ce qui concerne les écoles juridiques sunnites, il y’en a 4 reconnues + une que l’on peut intégrer aux 4 : l’école Dhahirite (ibn Hasm) + l’école shiite qui a sa place à al Azhar depuis peu. Il ne faut pas confondre la jurisprudence -qui sont les écoles juridiques- et les doctrines des Usul al din, qui déterminent la ‘aqida (dogme en Islam) qui sont des théologiens (mutakalimun). Contrairement aux écoles juridiques, les écoles théologiennes se contredisent toutes et divisent la Umma, jusqu’au point du Takfir. Les points de divergences sont surtout à propos de la nature de Dieu (les attributs d’essence sont-ils séparés ou non de Dieu ? A-t-Il une main, un visage ? etc.), le libre arbitre, le kalifat et l’éternité du monde.

Il ne faut pas les confondre avec les écoles juridiques car chacune des 4 écoles juridiques appartiennent à l’école ash’arite ou maturidite de son fondateur et contemporain, Abu Mansur al-Maturidi (944). Ces deux Doctrines sont majoritaires en Islam à + de 90%. La différence entre ces deux doctrines se situe sur entre autres  la raison humaine, contrairement à l’école d’al-Ash’ari qui affirme que la connaissance de Dieu découle de la révélation par les prophètes, l’école Maturidite fait valoir que la connaissance de l’existence de Dieu peut être déduite par la raison seule.

Les maturidites donnent plus de pouvoir à l’homme que l’Ash’arisme qui se rapproche du hanbalisme littéraliste et déterministe (jabryite).  Les Hanbalites et Ash’arites croient que l’homme n’a aucun pouvoir, quoiqu’il fasse, bien ou mal, c’est Dieu qui crée les actes en l’’homme (perso, je trouve que c’est une aberration). Ils pensent que « les choses sont bonnes ou mauvaises parce que c’est Lui qui les a décrétées ainsi ». Pour sauver la transcendance divine, les ash’arites diront encore qu’on n’interroge pas Dieu sur ce qu’Il fait.

Il faut savoir que le fondateur de la doctrine orthodoxe (ash’arite) de l’Islam a établis sa doctrine en opposition à son maître al Jubaï, Mu’tazilite (autre école de pensée théologique disparue au XIIIème siècle). La doctrine Mu’tazilite repose sur le principe de la « Justice divine »(‘Adl), l’axe central : « Dieu ne peut pas faire le mal, le mal vient de l’homme ; Dieu est juste, donc Il ne peut pas créer le mal en l’homme ou créer un être impie, c’est l’homme qui le devient par obstination à vouloir faire le mal, c’est lui qui s’égare à force d’obscurité ». « Même si Dieu infini et tout puissant, dans son omniscience connaît les actes de ses créatures, sa Toute-puissance, ne prend pas part directement aux actes humains » car l’homme est  « créateur de ses actes » par un pouvoir (qudra) que Dieu a crée en lui. Les Mu’tazilites ont établis leur doctrine dès les débuts du 8ème siècle et surtout après la mort de ‘Uthman en jouant un rôle capital dans le développement du dogme en Islam. Ils s’opposaient surtout aux athées, à la trinité chrétienne et aux hanbalites qu’ils nommaient les muchabbihah, (anthropomorphisme) puisqu’ils reconnaissent que Dieu a des mains, un visage, est assis sur un trône au sens propre des termes.

Malgré tous ce qu’on a pu dire de mal sur les Mu’tazilites, il faut savoir qu’ils ont été les premiers à élaborer le dogme du Tawhid, l’unicité absolue de Dieu, que toutes les doctrines reconnaissent par l’Ijma’ (consensus des savants) et reprennant  les grandes bases. L’ash’arisme qui je le rappelle est la doctrine théologienne majoritaire et orthodoxe de l’Islam donc celle de la pensée majoritaire à 90% nous vient d’Abu l’Hassan al Ash’ari qui était lui-même mu’tazilite jusqu’à la disgrâce des mu’tazilites. Lors des révoltes contre le pouvoir abbaside qui officialisèrent  la doctrine Mu’tazilite, Abu l’Hassan al Ash’ari profite des révoltes pour se retirer de cette école de pensée et reconnaître le hanbalisme comme pensée juste. Il créé ainsi un syncrétisme entre le mu’tazilisme, en reprenant le Tawhid, le Kalam ou théologie spéculative, la philosophie,  la raison humaine mais inférieure à la révélation et la littéralité du texte coranique, la négation de la liberté humaine, la thèse du Coran « incréé » des hanbalites en y ajoutant la « théorie de l’acquisition »(Kasb).

Al Ash’ari , en se rapprochant de leurs thèses, a ardemment souhaité être reconnu par les Hanbalites qui l’on rejeté avec toutes ses thèses. Ainsi Les « salafites »  aujourd’hui encore combattent et demeurent, comme leurs prédécesseurs, contre l’interprétation du texte coranique, la philosophie, l’Ijtihad, l’aggiornamento des interprétations et des sources secondaires de la jurisprudence (Istihsan et Maçlaha Moursala). Les Wahhabites se réclament d’Ahmad ibn Hanbal (m. 855) donc de l’école hanbalite qui ne reconnait pas la raison humaine, ni la liberté humaine, prône le taqlid (imitation aveugle) reconnaisse le fatalisme et la politique de la ta’a (obéissance aux dirigeants même si injuste) car « c’est Dieu qui a voulu qu’ils accèdent au pouvoir ».

Je sais que ce qui précède est un peu confus à comprendre mais je vous conseille vivement de lire les textes originaux des auteurs de toutes ces écoles théologiques de l’époque classique et de vous en faire vous même une idée (textes traduit en français et en anglais pour beaucoup). Vous seriez surpris des aberrations et des buts politiques s’y dégageant. Il faut aussi bien connaitre l’Histoire de l’Islam, vous pourriez comprendre le contexte du développement de la théologie musulmane et de sa jurisprudence et comprendre pourquoi,  par exemple, un Ibn Taymyya prêchait le Djihad (contexte de l’invasion Mongols et des croisades) ou pourquoi Abdel Wahhab a pu être aussi radical avec les Sufis (les musulmans étaient devenus de vrais adorateurs des tombes ou ziyara et redevenaient des litholatres /adorateurs des pierres).

Dès la mort du Prophète (ç), il existait jusqu’à + de 20 écoles(madahab) aujourd’hui il n’en reste plus que quatre, la raison est plus politique que religieuse. Les Shiites, les  Mu’tazilites, les Hanbalites, les Kharajites, les Sufies par exemple sont les doctrines les plus anciennes. L’orthodoxie s’est implantée bien après eux, à partir du Xème siècle, et le sunnisme est déterminé à partir du shiisme par opposition politico-religieuse au pouvoir, surtout sous le khalifa de ‘Uthman qu’ils accusaient d’avoir favorisé sa famille, et par la suite pendant le khalifat  Ommeyyade (famille de ‘Uthman) qui usurpa le pouvoir à la place de ‘Ali.

Contrairement à une idée bien enracinée, au début de l’islam, ne fut pas le sunnisme, d’une formation lente et plus tardive, s’est créé en réaction contre le mu`tazilisme, à la fin du VIIIe et au début du IXe s, et plus encore après. Dès le IIe siècle, par exemple  ‘Abdallah b. al Mubârak (*) définit  juridiquement, pour la première fois, les sunnites comme ceux qui rejettent l’insurrection dans tous les cas, que le khalife soit pieu ou non. Ainsi les juristes ne s’occupaient plus de savoir qui était dans le cas particulier d’une résistance légitime. Tous ceux qui s’opposaient aux pouvoir étaient des bughât (rebelles). Le gouvernement devait donc avoir le monopole du pouvoir et la prise en compte de la résistance dans le monde musulmans est, depuis, restée bien mince. La grande majorité aujourd’hui, sunnite, obéit au « principe d’obéissance » pourvu que le souverain n’empêche pas la religion de s’épanouir.

Les Salaf ne sont pas l’apanage des « salafistes » seuls car le terme « Salaf » désigne les pieux prédécesseurs DES TROIS PREMIERS SIECLES, » la communauté la meilleure jamais produite aux hommes » (S.III :110)  sont donc aussi bien les Tassawuf (soufisme /existaient dès les débuts de l’islam), les Mu’tazilites (du 7 et 8ème au XIIIè s.), les philosophes  (dès le VIIIème siècle) ou les Shiites (dès le VIIème) que les hanbalites.

Les Hanbalites que sont Ahmad ibn Hanbal puis ses adeptes après lui : ibn Taymyya, ibn Qayim al Jawziyya, Ad-Dhahabi, ibn Kathir et Abdel Wahhab (les Wahhabites, radicaliseront sa pensée) et les contemporains tels  al Albani,  ibn Bâz et al ‘Outhaymine sont similaires par la même doctrine jabryite. Ceux là se considèrent comme détenant la doctrine « Véridique » des Salaf et seront donc sauvés du feu de l’enfer alors que tous les autres sont dans le faux et méritent pour cela l’enfer. Ils appuient cette affirmation par un hadith faible qui dit : « Les Juifs se sont divisés en soixante et onze sectes, les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze sectes et ma communauté se divisera en soixante-treize sectes. » et « toutes iront en Enfer sauf à se conformer à ma tradition et à celle de mes compagnons. ».

(cf. LES 73 « SECTES » DE L’ISLAM)

(*) Cf. Les 73 « Sectes » de l’Islam interprétées de façon erronée. Hadith rapporté par ‘Abdu-llâh Ibn Al-Mubârak (mort en 797 a.p. JC)  : «  72 passions ont pour origine (asl) 4 passions [initiales] (ahwâ) à partir d’elles, bifurquèrent [les] 72 [autres]. [Elles sont,] la passion (secte) des :« qadarîyyah », des « murdji ah », des « chî’ah » et des « khawâridj » (http://minhajalhaqq.blogvie.com/2010/08/22/l%E2%80%99origine-des-72-sectes/#respond).