LES INSURGES, LES ATTENTATS ET LES ARMES CHIMIQUES

ARMES CHIMIQUES

Une plainte du président de Syrie a été envoyée au Secrétaire Général du Conseil de Sécurité, pour usage illégale d’arme chimique. Le SG a accepté d’ouvrir une enquête pour déterminer,  si oui ou non, il y a eu recours à l’arme chimique, si oui, par qui. Le 19 mars, un missile avec une tête chimique a été lancée à Khan al Assal, au sud-ouest d’Alep, faisant 31 victimes. Une vidéo, publiée par les rebelles, montrant la preuve de l’utilisation d’arme chimique sur des poulets, est déjà un premier indice. La photo de deux rebelles (AL NOSRA/ASL ?) dont l’un avec un bandeau d’al Qaïda et l’autre portant un masque à gaz, est le second indice. Suivez mon regard..! 

Si les rebelles sont coupables, cela pourrait probablement pousser les Occidentaux à se désengager de leur soutien aux rebelles. Si le régime était coupable, cela les arrangerait bien… C’est un Suédois qui est en charge de l’enquête, une volonté de Ban Ki-Moon qui souhaite ne voir aucun pays en jeu dans ce conflit, ni Russes, ni Américains, ni Français, ni Arabes, ni Turcs…

Cette attaque à l’arme chimique intervient juste après l’élection du Premier Ministre de la Coalition du CNS, Ghassan Hitto, citoyen américain ayant quitté la Syrie à son adolescence. Douze défections ont suivi l’élection (lire article sur l’élection de Hitto), dont Kamal Labwani, Marwan Hajj Rifai, Yehia al-Kurdi et Ahmad al-Assi Jarba. Ils avaient déclaré mardi que d’autres annonces étaient attendues.

Ces derniers jours, la violence en Syrie a pris une tournure plus qu’inquiétante pour la communauté internationale ainsi que pour les puissances occidentales, qui étaient sur le point de décider officiellement, de l’armement de ces « révolutionnaires ». Les pays de l’Europe sont divisés quant à fournir des armes aux rebelles.

Des djihadistes étrangers et militarisés depuis longtemps, s’incrustent au coeur même de la révolution syrienne, qui a débuté il y a deux ans. Des rebelles qui perpètrent des attentats sur des civils et qui commencent à se battre entre eux ! Les pays de l’OTAN les soutiennent toujours, sans aucun remord pour les alertes de Human Right Watch qui accusent les rebelles d’utiliser ces enfants soldats, pris en otages dans cette guerre civile, devenue la tragédie syrienne. Un journaliste du Daily Mail britannique a immortalisé des photos d’un garçon combattant avec l’Armée Syrienne Libre (ASL). Cet enfant soldat, orphelin, se prénomme Ahmed, âgé de 8 ans, ce pauvre petit bout de chou porte une Kalachnikov plus grande que lui ! La photo a été prise dans le quartier de Salahadeen à Alep sur les lignes de front de la bataille sanglante en Syrie. De quoi être écoeuré de ce monde sans principes qui laissent faire ces horreurs ! On évalue à des centaines, les enfants qui ont pris «un rôle actif» dans le conflit. Vous n’y croyez toujours pas ? Ce reportage réalisé par David WILLIAMS, avec le titre percutant « L’enfant soldat syrien avec un regard de mille verges : L’image triste d’un enfant de sept ans« , devrait vous aider à évacuer vos doutes. Cette vidéo encore plus :

Alors, à quel prix le régime de Bachar doit-il tomber ? J’entends d’ici les bien-pensants dire : « mais c’est la faute de Bachar et ses « Shabiha », le dictateur arabe, ce « Nosayri hérétique » (Shiite-Alaouite) ! ». Mais comment diable peut-on encore cautionner et donner des excuses à ces milices folles de Dieu, combattues au Mali, en Irak ou en Afghanistan mais soutenues comme des héros en Syrie ??! Il faudrait, quand même une fois pour toute, reconnaître que mettre des enfants à l’avant poste du front (comme boucliers humains) portant des armes, est encore plus criminel que n’importe quelle armée puissante.

La Syrie est un pays souverain laïque qui n’occupe aucune terre et qui se défend contre les envahisseurs étrangers et alqaïdés qui détruisent tout sur leur passage, mettent en périls les civiles, l’armée du pays, et surtout la vie de ces enfants. Quand on choisi le camp des rebelles fanatiques, il faut s’attendre à une sale guerre. Car ceux-là ne cherchent pas à mettre en oeuvre les solutions pacifiques du traité de Genève qui est de faire valoir une transition politique rassembleur. Qu’on se le dise ! Le sommet à Doha, qui a réuni récemment la Ligue Arabe, a rejeté la solution pacifique, ceci est bien la preuve du choix de la sale guerre. Les attentats commis par l’ASL, Al Nosra et les bandes armées rebelles et indépendantes sont des faits avérés et surtout inexcusables. A partir de ce constat comment ne pas comprendre les conditions que posent le régime pour accepter celles de l’ONU, depuis le début du conflit : une solution politique n’est possible qu’après l’arrêt total des exactions terroristes en Syrie et de l’ingérence étrangère.

DESINFORMATION / SCENARII DE LA MORT DE BEN LADEN

ACTU MONDE Encore un montage photo de Ben Laden mort Mercredi 04 mai 2011, c'est la deuxième photo de Ben Laden mort qui circule actuellement sur le Web un montage d'une scène du film « Black Hawk Down » par . L'image postée sur le Net et sur Twitter était présentée comme « le » premier vrai cliché d'Oussama ben Laden mort. Sur cette photo, qui semble avoir été prise de nuit par infra-rouge (vu sa couleur verdâtre dominante), on peut y voir un militaire américain (non cagoulé, ce qui est étrange pour un membre des forces spéciales) manifestement à genoux à côté du corps de Ben Laden gisant sur le dos. Sur la tête de ce dernier, juste au-dessus de son œil gauche, on voit une tâche noire qui pourrait attester de l'impact d'une balle. Mais rien de « particulièrement atroce » en vue par contre.

Je pense que toute cette désinformation autour du défunt ennemi public n° 1 est lancée sciemment pour semer la confusion dans le monde. La façon dont ils ont procédé dans le scénario de la capture de Ben Laden est à fort potentiel cinématographique. Tous les ingrédients sont là pour toute sorte de spéculation y compris les manipulations religieuses. Les réactions sont vives et émotionnelles donc irrationnelles, c’est le but recherché ! Nous savons selon Alain Chouet, ex-chef de la DGSE, qu’Al Qaïda n’existe plus depuis 2002, comme son intervention le démontre (conf. le lien ci-après : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/al-qaida-n-existe-plus-selon-la-69791).

La question est donc : Pourquoi toutes ces informations intox ? Les USA nous préparent-ils à quelque chose de grave ? « Plus aucune action terroriste dans le monde ne serait donc imputable à Al Qaïda depuis huit ans ; l’organisation ne compterait plus que quelques dizaines d’individus ; et les revendications de Ben Laden au fil des ans ne seraient même pas sûres » affirme Allain Chouet.

La capture de Ben Laden à Abbotabad, le 02 mai 2011 au Pakistan, dans une ville située dans une vallée entourée de collines verdoyantes, près du Cachemire pakistanais et qui abrite une population plutôt aisée et de nombreux militaires pakistanais, ainsi qu’une académie militaires posent de nombreuses questions. Comment est-il possible, quand on se visualise une forteresse d’environ huit fois plus haute que les résidences alentours, protégée par des murs d’enceinte  haut de quatre à cinq mètres entourés de fils barbelés, n’ait pas attiré l’attention des militaires ?

L’assaut du commando américain qui a permis la prise de l’ennemi ne cesse d’alimenter les polémiques en tout genre. Le corps de BL emmené par des commandos américains, les prélèvements ADN en un temps record, pour procéder à son identification, l’absence de preuves par l’immersion en haute mer de son corps, lance les discours religieux de la non conformité aux règles du rituel d’inhumation islamique requises.

Les raison de ce choix d’inhumation par les américains, les fausses photos représentant Ben Laden abattu et en sang mais surtout l’impossibilité du non jugement du chef d’al Qaïda par un tribunal international, posent d’énormes problèmes de crédibilités. Les prétextes, avancés par le gouvernement américain qui justifient l’absence de preuves de la mort de Ben Laden sont les suivantes : éviter de reproduire la même erreur qu’avec Ernesto Guevara et d’en faire une icône d’un combat qui symbolise la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme occidental, les risques divers d’exhumer le corps par ses adeptes pour l’enterrer ailleurs et en faire un lieu de pèlerinage. Cet argumentaire religieux qui fait appel à la règle de nécessité prévue par le droit islamique, ne tient pas debout. D’une part, les salafistes ne vénèrent aucun tombeau, c’est sur quoi leur doctrine tient fondamentalement. D’autre part, c’est justement la prise de Ben Laden, dans des conditions inacceptables et inhumaines qui confortera justement son statut de martyr et d’icône de la révolution !

En attendant, la menace de vengeance annoncée par tous les médias et confirmée par Al Qaïda, auront pour conséquences le renforcement de la sécurité partout dans le monde pour des raisons politiques et met en réel danger, voire d’avorter les révolutions arabes et le vent de liberté qui leur sont attachées. Au pire, cela pourrait justifier une nouvelle croisade, cette fois avec le Pakistan ? L’Iran ? La Syrie ?

En France Vigipirate est au niveau rouge sur tout le territoire…

Soyons vigilant en prenant de la distance critique avec l’information !