Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed (sws). Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message Divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques. Cette rencontre est animée au sein de la collectivité souirie, afin de rappeler et mettre en avant l’attachement à ses valeurs. Par sa stature spirituelle, Essaouira exalte les consciences par la tolérance de ses différentes communautés aux convictions religieuses diverses. Son rayonnement esthétique et festif unifie la cité, les prolonge dans le vivre ensemble.

Pour enrichir l’animation de cette rencontre, nous avons invité le Pr. Eric Geoffroy, spécialiste du soufisme et de la sainteté en Islam. L’accompagneront, dans ses interventions, des représentants du ministère des Affaires Islamiques et des Habous, ainsi que le Président du Conseil local des Oulama. Participeront également, au dialogue de cette rencontre, lycéens, chercheurs, associatifs, écrivains et artistes chanteurs de Samaa d’Essaouira. Leur présence permettra d’animer la célébration du Mawlid Annabawi.

En déployant spiritualité, sciences islamiques, esthétique et culture, nous encourageons la pluralité des pensées, favorisons la tolérance et contribuons à endiguer l’intégrisme religieux de toute obédience, qui remettrait en cause toutes nos valeurs humaines et millénaires. C’est pourquoi, la commémoration du Mawlid doit sensibiliser les jeunes et les adultes aux savoirs universels. Ce sera l’occasion d’exprimer et de défendre ce Message divin pour faire ressortir sa spiritualité qui doit demeurer au cœur de l’islam.

Ces rencontres seront un grand moment de fraternité et une belle occasion d’en extraire les enseignements qui s’imposent. Particulièrement aujourd’hui, dans ce monde en mutation, les différences doivent être respectées plus que jamais. L’épanouissement de l’Être, son droit à l’expression, sa dignité, sa paix et le bonheur pour tous doivent être garantis.

« Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador »

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed . Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques.

PROGRAMME ET PARTICIPANTS AFinal Triptico Int_001

FAKE : ‘Young Syrian Girl Stoned to Death’

Plusieurs médias internationaux ont rapporté l’histoire d’une jeune syrienne, une certaine « Fatoom Jassim » qui aurait été lapidée à mort dans une ville au nord de la Syrie, à Raqqa, pour avoir utilisé un compte facebook. Ce sont des membres d’un groupe extrémiste pour un « Etat Islamique » en Syrie, qui l’aurait exécutée par lapidation.

Voici ce qu’on raconte : Fatoom Jassim a été arrêtée par des rebelles anti-Assad qui l’ont transférée dans un tribunal d’une cour de justice conforme à la Shari’a dans la ville de Raqqa. « Accusée d’adultère pour avoir utilisé Facebook, Fatoom a été condamnée à la lapidation à mort comme le veut la Shari’a », selon les déclarations d’activistes, membres du groupe extrémiste , « Da’ash ». Fatoom aurait donc été exécutée à mort par « lapidation juste après la décision du « tribunal islamique » très tôt la matin, la semaine dernière comme le certifient ces sites :

http://daily.bhaskar.com/article/WOR-syrian-girl-stoned-to-death-for-using-facebook-account-4521918-NOR.html?fb_action_ids=10152205310575708&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map=%5B681686418537308%5D&action_type_map=%5B%22og.likes%22%5D&action_ref_map=%5B%5D

http://www.examiner.com/article/sharia-nightmare-syrian-girl-stoned-to-death-for-using-facebook

http://www.breitbart.com/Breitbart-London/2014/02/17/Syrian-Girl-Stoned-Facebook

http://www.jordanzad.com/index.php?page=article&id=149228

L’origine de l’information semble venir d’un média iranien, FarsNews :

http://english.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13921123000428

Sauf que cette histoire de lapidation est un énième fake. Un fake dissimulé derrière une prétendue photo d’une femme lapidée en Syrie, alors que cette photo est une capture d’écran du film iranien produit en 2008 « The Stoning of Soraya M ». Le site daily.bhasckar semble indiquer que la photo vient de ce film mais il ne dit pas que cette photo et l’article ont été repris sur le réseau social de CNN I.Report. En effet un membre de ce réseau social a publié cet article avec la photo du film de « Soraya lapidée » tout en indiquant que les infos n’ont pas été vérifiées. Le responsable de I. REPORT après avoir retiré la publication a fait un démenti pour expliquer que les membres peuvent publier tout et n’importe quoi, que cette info n’avait pas reçu le label « vérifié par IReport » et a décidé de retirer l’info après plusieurs plaintes d’autres membres montrant le fake :

http://ireport.cnn.com/docs/DOC-1085975

Enfin le site qui a été le premier à publier ce false flag est un site d’info iranien FarsNews qui a très mauvaise réputation pour sa propagande pro-régime iranien. Surtout que le site iranien à l’origine de l’info n’avait pas publié la capture d’écran du film « The stoning of Soraya M » et pour cause ! Le type qu’on voit au centre de la photo, portant un coran, est un mollah iranien !!!
http://english.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13921123000428

Il faut faire attention quand on publie des infos aussi graves. Moi ça m’a parue tout de suite un hoax à cause de la photo mais surtout une info pareille semble gros comme un mensonge pour propagande « lapidée pour avoir utilisé facebook ». Après vérification, mon intuition était bonne ! J’ai pourtant pris position très tôt contre la propagande anti-Assad mais j’ai aussi dénoncé la propagande iranienne ou pro-régime syrien. Pour ex. la fausse fatwa qui autorisait le viol en syrie du cheich Arifi était un fake que j’ai dénoncé dès juin 2013:  https://www.facebook.com/Marikaelhaki/posts/10200946510936517?stream_ref=10

Alors que certains médias mainstream ont pourtant les moyens matériels et le réseau pour vérifier les sources plus facilement, ils en sont arrivés à se faire l’écho d’un organe de la propagande :
Charlie Hebdo : http://www.charliehebdo.fr/news/sexe-and-the-syrie-979.html http://www.dailymail.co.uk/news/article-2304128/Tunisian-girls-head-Syria-offer-Islamic-fighters-sexual-jihad.html

Colloque : Anthropologie du Maroc et du Maghreb

 

Evènements, culture, art, cinéma

Dar Souiri est un espace dédié à la culture vivante artistique, musicale et littéraire, mais aussi un espace d’échanges et d’apprentissage : cours d’arabe et de français, lecture de contes pour enfants, etc.
Siège de l’Association Essaouira-Mogador, la maison des souiris est un magnifique Riad ancien dont la visite seule vaut le détour. Ne pas manquer sa superbe bibliothèque, où la consultation de tous les ouvrages est gratuite sur place.

Evènement à ne pas manquer si vous vous trouvez au Maroc, à Essaouira ou tout près :

Anthropologie du Maroc et du Maghreb 

Voici le déroulement du colloque :

Début du colloque : Dimanche 08 Septembre 2013 ; Fin Mardi 10 Septembre 2013
Avec une nocturne introductive le dimanche 8 septembre

Note d’orientation générale du colloque :

Pour accéder au pré programme du colloque, cliquez sur le lien (complet)

Colloque : Anthropologie du Maroc et du Maghreb

Depuis près d’un siècle, le Maghreb a été une terre d’élection de l’anthropologie. Jacques Berque, Paul Pascon, Clifford Geertz, Ernest Gellner, Georges Lapassade sont des noms qui résonnent non seulement au Maroc, mais également de l’autre côté de la Méditerranée et de l’Atlantique, où ils sont considérés comme d’importants contributeurs de leur discipline.

Presque vingt ans après le décès de Berque, six après celui de Geertz, un jugement hâtif pourrait nous laisser considérer que l’anthropologie contemporaine du Maghreb n’est plus aussi productive que par le passé et ne contribue plus comme elle contribuait auparavant aux grands débats de la discipline. Tout aurait-il déjà été dit par les illustres anciens sur les cultures, les religions et les institutions du Maghreb, depuis les portes de la Mauritanie jusqu’aux confins de la Tunisie postrévolutionnaire, en passant par la Monarchie marocaine et la vaste Algérie ?

Ces sociétés, en constantes mutations – comme en atteste le vent de la révolte qui les a parcouru récemment – malgré des permanences historiques et culturelles de fond, ont continué à attiser la curiosité de nombreux chercheurs en sciences humaines et sociales, qui en ont fait leur terrain d’enquête. Quoique moins réputés que leurs prédécesseurs, des centaines de chercheurs, jeunes et moins jeunes ont continué tout au long de ce XXIe siècle naissant à dévoiler les multiples facettes de ces sociétés d’Afrique du Nord que l’on ne peut plus tout à fait dire « traditionnelles ».

Le but de ce colloque, organisé par le Centre Jacques Berque (CNRS, USR 3136), est tout à la fois de produire un bilan de l’anthropologie du Maghreb durant le siècle passé et d’attirer l’attention sur ces multiples travaux contemporaines, aboutis ou en chantier, qui ont donné à voir, par de minutieuses et méritoires enquêtes de terrain, la richesse des cultures (religieuses, musicales, linguistiques, juridiques, urbaines…) qui animent l’ensemble de l’Afrique du Nord, lui donnent ses si singulières couleurs et bigarrures, qui continue de fasciner le voisin européen (et par delà…), si proche et si lointain. En ce sens il prolonge, élargi, et souhaite pérenniser, dix ans après, les premiers jalons posés par le séminaire de recherche « L’anthropologie du Maroc, entre Gellner et Geertz » organisé par le Centre Jacques Berque les 9-11 octobre 2003 à Tanger.

Outre 2 conférences plénières, le colloque, qui se déroulera du Dimanche 8 septembre au soir au Mardi 10 septembre 2013 à Essaouira – d’où l’hommage à Georges Lapassade, s’articulera autour de 4 ateliers :
Anthropologie religieuse, Ethnomusicologie/Patrimoine immatériel, Anthropologie juridique/des normes, Anthropologie des mondes contemporains.

Contacter le responsable : Responsable :

Cédric Baylocq (cedric.baylocq@cjb.ma)

CES FATWAS DIABOLIQUEMENT ANTI-ISLAMIQUES

L’un des plus éminents savants du monde arabo-musulman, Mohammed Saïd R. al Bouti, a été tué, le 21 mars, en fin d’après-midi, alors qu’il donnait un cours en sciences islamiques, dans la mosquée al-Imane à Damas. Un attentat kamikaze est un acte immonde non-islamique, un poison pour l’image de l’islam. Depuis son assassinat ainsi que celui de son petit fils, le monde musulman est en proie à des doutes sur les bienfaits de cette révolution. Notamment après les prises de position contre Al Bouti, de certains des plus influents leaders théologiques musulmans. Youssef al Qardawi, le mufti des Frères Musulmans, avait appelé, par ses fatwas diaboliques, aux attentats suicides et  pendant la révolution syrienne, à l’assassinat « des leaders religieux, penseurs, soldats qui ne soutiennent pas l’opposition en Syrie ».

L’attentat dans la Mosquée al Iman, n’ayant pas été revendiquée explicitement, la fatwa d’Al Qardawi et les takfirs de ses partisans contre les positions politiques qu’avaient prises notre défunt Dr Al Bouti, sont des aveux en leur défaveur. Lui et d’autres prédicateurs de renom, en étaient arrivés à faire boycotter les oeuvres d’Al Bouti (plus d’une trentaines) faisant l’amalgame entre travail scientifique sérieux et idées politiques contraires aux idéologies assassines. C’est une honte que ces « savants » représentent les Musulmans. Ce ne sont pas des sages, mais des muftis aux services des monarchies du Golf et du capitalisme occidentale.
Abdel Rahman as Soudeiss

Ainsi, comme si le dramatique attentat contre al Bouti, son petit-fils et 45 Musulmans tués, ne suffisent pas pour se couvrir de honte, les débordements de joie de l’Imam de la Grande Mosquée sacré « al Haram » de la Mecque s’ajoute au film d’horreur. Abdul Rahman As-Sudais donnent envie de vomir ! As-Sudais, réputé et élu « personnalité islamique de l’année » en 2005, par Dubaï, « en reconnaissance de son dévouement pour le Coran et l’islam » (sic!) a récemment dit publiquement devant des millions de fidèles venus du monde entier, à propos du défunt érudit, Al Bouti  :

« il était l’un des dirigeants de l’hérésie et de la perdition, il était au service de l’Etat nassirien (alaouite) athée, il était l’un des plus grands cheikhs à avoir soutenu Bachar et à exhorter l’armée nassirienne à exterminer les Musulmans,…., il était un partisan et un activiste dans la voie de Satan, il était associé à la mort de milliers de musulmans » (écrit sur son site Facebook).

Abdul Rahman As-Sudais a appelé donc le monde musulman à se réjouir de l’assassinat d’un des plus grands savants du patrimoine islamique et de ne surtout pas cacher sa joie. Par cette « joie » il reconnaît officiellement que les attentats suicides sont préconisés contre les Musulmans refusant de prendre parti pour ces djihadistes.

Pourtant, cet intégriste, est notoirement connu pour avoir un triple discours, un discours interreligieux pour les Occidentaux et un pour les Arabes, plus particulièrement pour les Saoudiens. Alors que les forces de sécurité de l’Arabie Saoudite était en train de réprimer violemment leurs rebelles islamistes, juste après les attentats de Riad, le 13 mai 2003 et que la chasse aux islamistes avait fait 128 interpellés, As-Soudai était contre toute forme de terrorisme. Selon le média arabe, Al Jazeera, dans l’article daté du 11 juillet, Al-Sudais avait fait un sermon remarquable, il appelait à des efforts et à des moyens pour lutter contre le terrorisme et avait condamné les attentats suicides. En appelant les parents à l’urgence de protéger leurs enfants de la « déviation intellectuelle », ajoutant qu’une minorité de jeunes « s’étaient engagés dans l’extrémisme, la violence et le terrorisme ». Un fléau qu’il compare à un « poison » dans les sociétés. Il alertait sur la criminalité croissante avec le « booby-trapping » (pièges égales à une grenade) que peut renfermer les livres saints (Coran) et contre l’utilisation des Mosquées pour des activités armées. Conseillant également les jeunes de s’instruire des lois islamiques qui montrent aussi bien « l’interdiction de se donner la mort ou d’attaquer les non-Musulmans vivant dans les pays musulmans ».

Quel hypocrite ! Comment peut-on dire tout et son contraire ?

Il est bon de rappeler ses autres discours. Cet idiot utile de la pensée sectaire des Wahhabo-salafistes, est black-listé par l’Anti-Defamation League pour avoir appelé à la malédiction des Juifs et a qualifié ces derniers de « racailles de la terre » dans ses sermons. As-Soudais est considéré par cette ligue anti-raciste comme un pur exemple de théologiens musulmans antisémites. Le conseiller en politique étrangère du prince héritier saoudien, Adel al-Jubeir, a confirmé les déclarations d’Al-Sudais, lors son l’interview avec NBC’s ‘Meet the Press’ . Reconnaissant que ces propos étaient « manifestement incorrectes », qu’il avait été « réprimandé » pour cela mais « a toujours le droit de prêcher. »(re-sic!).

De nombreux journaux américains et canadiens avaient relaté qu’as-Soudais avait déclaré, dans son sermon en avril 2002, des propos haineux envers les Chrétiens, les Hindous et surtout contre les Juifs qu’il a qualifiés « de lie de l’humanité, les rats du monde, des assassins de prophètes et des petits-fils de singes et de porcs. ». Son sermon fut évidemment dit en territoire conquis, comme chez lui en Arabie-Saoudite. Tandis que les sermons faits dans le Lancashire, en Angleterre, un an après, étaient des prêches de la coexistence pacifique avec les autres pays et le respect de la loi. Il avait prêché la paix devant 8000 fidèles dans une Mosquée et devant 4000 autres, dans une autre. De nombreux responsables de l’anti-racisme et d’organisations de l’anti-terrorisme s’étaient élevés contre sa venue en Grande Bretagne et au USA, en raison de ses propos haineux et antisémites, qui ont été diffusés à la télévision et à la radio arabe. Rita Katz, spécialiste du terrorisme et co-fondatrice de l’institut Anti-terrorism research center à Washington, avait déclaré de lui :

« un Leader musulman américain ne devrait pas inviter des personnalités comme  Al-Sudais, qui est « intolérant et virulent envers le monde occidental et les autres religions. (…) Il est incroyablement antisémite, et largement médiatisés comme tel ».

Elle avait demandé également pourquoi les dignitaires religieux américains allaient chercher « quelqu’un d’aussi radical », en notant qu’Al-Sudais représente les conservateurs de la secte wahhabite en Arabie.

Alors je pose une grosse interrogation : le sort des Syriens -pour ou contre le régime Al Assad- n’entre-t-il pas dans ses « lois islamiques » qui interdisent les attentats suicides ou de tuer des êtres humains, de surcroît des Musulmans civils ou religieux ? Y-a-t-il, ici ou là, pour ces prédicateurs célèbres à triple discours, des fatwas différentes, édictées, selon l’agenda politique des Frères Musulmans, des Qataris, des Saoudiens ou des Occidentaux ?!

PRINTEMPS ARABE OU RÉVOLUTIONS « ISLAMIQUES » + HOMMAGE A SAÏD R. AL BOUTI

Mohamed Mestiri sera mon invité « surprise » dans mon émission Islam et Spiritualités du vendredi 5 avril de 17h à 19h à ne pas rater sur ce lien :  http://edc.radio.free.fr/ (en ligne jusqu’à lundi 17h)
Mise à jour du 06 avril : podcast permanent de l’émission du 05 avril : http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-04-05&type=B
Capture plein écran 06042013 144130 EMISSION DU 05 AVRIL MESTIRI logo

Nous traiterons le sujet suivant :
Les révolutions arabes ou révolutions « islamiques » ? Puis en hommage à un grand cheikh, nous aborderons aussi la pensée du regretté Dr Saïd R. Al Bouti, mort dans un attentat suicide, le 21 mars, en Syrie. Cliquez sur la photo pour rejoindre ma page facebook (aimez ma page) et posez vos questions en direct. Nous ne manquerons pas de vous répondre à l’antenne.

Biographie : Dr Mohamed Mestiri est actuellement professeur à l’université Ez-Zitouna, l’université de Tunis la plus ancienne du monde arabo-musulman. Théologien, chercheur tunisien de la pensée islamique et réformateur musulman, Mr Mestiri supervise de nombreuses recherches scientifiques dans le domaine des sciences islamiques. Diplômé de l’Université théologique Ez-Zitouna, docteur en philosophie médiévale de la Sorbonne et ancien directeur de l’Institut International de la pensée islamique (IIIT) à Paris, Mohamed Mestiri est l’un des visages intellectuels des plus innovants en France et dans le monde. Ses réflexions se veulent novatrices dans le domaine de la pensée musulmane. Il est aussi directeur du Centre d’Etude de la Pensée Islamique à Paris et Tunis (CEPI). En tant qu’intellectuel réformateur et théologien, Dr Mestiri suggère par exemple, de revaloriser la théologie par rapport au droit en réhabilitant l’étude des fondements dogmatiques et éthiques de la religion (usûl al-dîn) afin de contrer le fondamentalisme et l’inflation d’avis jurisprudentiels (fatwa). Il est rédacteur en chef du magazine en langue arabe « Roua » et a publié de nombreux articles en langue française, arabe et anglaise.

A vendredi 05 avril à partir de 17h  pour poser toutes vos questions à M. Mestiri en direct (je suis sûre que vous en avez beaucoup !).

Pour nous regarder en direct.N’oubliez pas d’aller cliquer sur ce logo de la Web TV Radio ==>>  Image

Pour continuer le débat sur le forum, allez sur ce lien : http://carton.jeanclaude.free.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=49&t=2431&p=9761#p9761

AUJOURD’HUI : LES CONVERSIONS DES FRANCAIS DE SOUCHE A L’ISLAM

Marika Omero_ISSPI 29 mars 13 aRediffusion de l’émission (du 29 mars) : http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-03-29&type=V sujet : Conversion de Français de souche à l’islam.

Consultez le sujet et rejoignez-nous pour interagir avec nous dans Islam et Spiritualités sur la Web TV Radio ETOILES DU COEUR, le  29 mars, exceptionnellement de 13h à 15h.

C’est en direct en visionnant l’émission sur ce lien, deux vendredi par mois  :
http://edc.radio.free.fr/
Mon invité est un sociologue, Oméro Marongiu-Perria. Il est spécialiste des questions liées à l’islam de France. Pour connaitre sa bio aller sur ce lien et réagissez en posant vos questions à Oméro, en commentaire, sur ma page facebook  (rejoignez ma page en clickant sur « j’aime ») : OMERO
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=581036138588395&set=a.503183676373642.120109.134615689897111&type=1

Le sujet tournera autour « des conversions des Français à l’islam ».
Merci et A tout à l’heure !
Prochaine émission vendredi 05 avril (invité surprise)

Marika

ATTAQUE A LA BOMBE CONTRE LE CHEF DE L’ASL

RIAD ASSAAD BLESSE

Le colonel Riyad Moussa al-Asaad, fondateur et chef militaire de l’Armée Syrienne Libre (ASL) a été victime d’une tentative d’assassinat. Une bombe avait été placée sous le siège de sa voiture alors qu’il était dans une zone contrôlée par les rebelles, dans la ville d’al-Mayadin, dans le sud de Deir ez-Zor à l’est de la Syrie.

C’est visiblement une tentative d’assassinat, a déclaré une source de l’opposition, le 25 mars. Ryad Moussa a été transféré à l’hôpital, dans une province au sud de Şanlıurfa, en Turquie. Ses jours ne sont pas en danger. Il demeurait généralement en Turquie dans un camp militaire, avec sa famille. Sa présence en Syrie pose de grosses interrogations. En effet, Alain Chouet, ancien cadre supérieur des services secrets français (DGSE) et ancien chef de poste de cette institution à Damas, avait déclaré, dans Le Point :

« le colonel Ryad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l’interdiction de se rendre sur le territoire syrien ».

Le colonnel Ryad Moussa al Asaad avait créé l’Armée Syrienne Libre, officiellement, le 29 juillet 2011. L’ASL est la principale force armée opposée au régime de Bachar Al-Asaad. L’opposition syrienne a publié une vidéo de lui, juste après l’attentat à la bombe. Puis, une photo montrant le colonel dans un piteux état, presque nu, vêtu d’une culotte médicale, la jambe amputée. Al Asaad est allongé de face dans un lit d’hôpital, probablement en Turquie. J’ai choisi de ne pas la publier, par décence pour l’homme. L’opposition avait retiré la photo postée sur leur page Facebook, demandant aux insurgés de faire de même. Trop tard, les pro-Bachar se sont empressés de la publier, renforçant leur position dans ce conflit qui opposent l’ASL et les loyalistes. Il y a un voyeurisme malsain  dans les mises en scène de la révolution syrienne des victimes, par les opposants. On le voit bien dans cette vidéo qui dévoile un colonel militaire, très mal en point. Il semble totalement assommé, souffrant, on l’entend dire « je veux mourir, je veux mourir, je veux mourir.. ». Il apparaît peu conscient des photos prises et du film qui est sur le point de se réaliser autour de lui, par ses camarades de rébellion :

                                                                                               

L’ASL est la principale force armée, opposée au régime de Bachar el-Assad. Elle constitue surtout des Forces armées syriennes qui ont fait défection et se sont exilées en Turquie. Al Asaad est ancien colonel de l’Armée de l’air syrienne, il avait déclaré dans un communiqué officiel en 2011 :

« A partir de maintenant, les forces de sécurité qui tuent des civils et des villes assiégés seront traités comme des cibles légitimes. Nous les viserons à toutes les parties des territoires syriens, sans exception« .

En septembre 2011, l’Armée syrienne libre (ASL) fusionne avec le Mouvement des officiers libres, les propulsant en principale force d’opposition. Le 22 novembre 2011, Ryad s’opposait à l’intervention en Syrie par ses propos : « Nous ne sommes pas en faveur d’une intervention des troupes étrangères comme cela s’est produit en Irak mais nous voulons que la communauté internationale nous fournisse une aide logistique« . Néanmoins, L’ASL est controversé quant à ses violences contre les civils, accusée de comploter avec les forces étrangères. Georges Malbrunot prétend que « le service de renseignements turc contrôle ses mouvements tandis qu’un agent du ministère des Affaires étrangères répond aux demandes d’entretien que les journalistes souhaitent réaliser avec le chef de l’ASL ».

Les violences en Syrie perpétrées par l’ASL, al Nosra et les autres groupes de la révolution contre les civiles et les attentats contre les infrastructures tels que les hôpitaux ou des lieux de culte, sont de plus en plus visibles. Cela dépasse de loin, la révolution du peuple syrien. Des pays étrangers s’ingèrent dans la révolution en envoyant des mercenaires djihadistes, formant et armant les rebelles hors de Syrie. Ces faits sont relatés par plusieurs sources médiatiques depuis 2011. Mais très officiellement à partir de Juin 2012, les rebelles de l’ASL recevait des armes depuis la Turquie, par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le New York Times, et le Wall Street Journal ont rapporté que les agents de la CIA étaient sur le terrain dans le sud de la Turquie, à diriger de là les combattants de l’opposition syrienne. En octobre 2012, Ryad intègre avec d’autres dirigeants de l’ASL une direction unique chargée de diriger la lutte armée contre le régime en place.

Alors que la coalition du Conseil National Syrien est en pleine crise et attend de la communauté internationale, la décision finale pour la livraison d’armes aux rebelles, une série de défection a suivi l’élection du premier Ministre Ghassan HITTO. S’en est aussi suivi, la démission du président de la coalition du Conseil National Syrien, Ahmed Moaz-al-Khatib « désavouant le « Premier ministre » rebelle, illustrant publiquement la difficulté des opposants à unir les rangs face au régime de Bachar al-Assad ».

Le 23 mars, à 22h50, l’annonce d’une attaque contre Bachar al Assad, par une personne de son entourage, dénommé « Jacoby » s’est propagée comme l’éclaire, dimanche 24, au matin. Non, le président syrien n’est pas mort !  La rumeur ne fut démentie officiellement, qu’en fin d’après-midi, dimanche. Mais nombreux médias français et israéliens avaient publié l’annonce de sa « très probable » mort, malgré les sources plus que douteuses, car totalement fausses. C’est un nouveau coup dur pour les opposants de Bachar al Assad qui s’étaient réjouis et espéraient ardemment sa disparition.

LES INSURGES, LES ATTENTATS ET LES ARMES CHIMIQUES

ARMES CHIMIQUES

Une plainte du président de Syrie a été envoyée au Secrétaire Général du Conseil de Sécurité, pour usage illégale d’arme chimique. Le SG a accepté d’ouvrir une enquête pour déterminer,  si oui ou non, il y a eu recours à l’arme chimique, si oui, par qui. Le 19 mars, un missile avec une tête chimique a été lancée à Khan al Assal, au sud-ouest d’Alep, faisant 31 victimes. Une vidéo, publiée par les rebelles, montrant la preuve de l’utilisation d’arme chimique sur des poulets, est déjà un premier indice. La photo de deux rebelles (AL NOSRA/ASL ?) dont l’un avec un bandeau d’al Qaïda et l’autre portant un masque à gaz, est le second indice. Suivez mon regard..! 

Si les rebelles sont coupables, cela pourrait probablement pousser les Occidentaux à se désengager de leur soutien aux rebelles. Si le régime était coupable, cela les arrangerait bien… C’est un Suédois qui est en charge de l’enquête, une volonté de Ban Ki-Moon qui souhaite ne voir aucun pays en jeu dans ce conflit, ni Russes, ni Américains, ni Français, ni Arabes, ni Turcs…

Cette attaque à l’arme chimique intervient juste après l’élection du Premier Ministre de la Coalition du CNS, Ghassan Hitto, citoyen américain ayant quitté la Syrie à son adolescence. Douze défections ont suivi l’élection (lire article sur l’élection de Hitto), dont Kamal Labwani, Marwan Hajj Rifai, Yehia al-Kurdi et Ahmad al-Assi Jarba. Ils avaient déclaré mardi que d’autres annonces étaient attendues.

Ces derniers jours, la violence en Syrie a pris une tournure plus qu’inquiétante pour la communauté internationale ainsi que pour les puissances occidentales, qui étaient sur le point de décider officiellement, de l’armement de ces « révolutionnaires ». Les pays de l’Europe sont divisés quant à fournir des armes aux rebelles.

Des djihadistes étrangers et militarisés depuis longtemps, s’incrustent au coeur même de la révolution syrienne, qui a débuté il y a deux ans. Des rebelles qui perpètrent des attentats sur des civils et qui commencent à se battre entre eux ! Les pays de l’OTAN les soutiennent toujours, sans aucun remord pour les alertes de Human Right Watch qui accusent les rebelles d’utiliser ces enfants soldats, pris en otages dans cette guerre civile, devenue la tragédie syrienne. Un journaliste du Daily Mail britannique a immortalisé des photos d’un garçon combattant avec l’Armée Syrienne Libre (ASL). Cet enfant soldat, orphelin, se prénomme Ahmed, âgé de 8 ans, ce pauvre petit bout de chou porte une Kalachnikov plus grande que lui ! La photo a été prise dans le quartier de Salahadeen à Alep sur les lignes de front de la bataille sanglante en Syrie. De quoi être écoeuré de ce monde sans principes qui laissent faire ces horreurs ! On évalue à des centaines, les enfants qui ont pris «un rôle actif» dans le conflit. Vous n’y croyez toujours pas ? Ce reportage réalisé par David WILLIAMS, avec le titre percutant « L’enfant soldat syrien avec un regard de mille verges : L’image triste d’un enfant de sept ans« , devrait vous aider à évacuer vos doutes. Cette vidéo encore plus :

Alors, à quel prix le régime de Bachar doit-il tomber ? J’entends d’ici les bien-pensants dire : « mais c’est la faute de Bachar et ses « Shabiha », le dictateur arabe, ce « Nosayri hérétique » (Shiite-Alaouite) ! ». Mais comment diable peut-on encore cautionner et donner des excuses à ces milices folles de Dieu, combattues au Mali, en Irak ou en Afghanistan mais soutenues comme des héros en Syrie ??! Il faudrait, quand même une fois pour toute, reconnaître que mettre des enfants à l’avant poste du front (comme boucliers humains) portant des armes, est encore plus criminel que n’importe quelle armée puissante.

La Syrie est un pays souverain laïque qui n’occupe aucune terre et qui se défend contre les envahisseurs étrangers et alqaïdés qui détruisent tout sur leur passage, mettent en périls les civiles, l’armée du pays, et surtout la vie de ces enfants. Quand on choisi le camp des rebelles fanatiques, il faut s’attendre à une sale guerre. Car ceux-là ne cherchent pas à mettre en oeuvre les solutions pacifiques du traité de Genève qui est de faire valoir une transition politique rassembleur. Qu’on se le dise ! Le sommet à Doha, qui a réuni récemment la Ligue Arabe, a rejeté la solution pacifique, ceci est bien la preuve du choix de la sale guerre. Les attentats commis par l’ASL, Al Nosra et les bandes armées rebelles et indépendantes sont des faits avérés et surtout inexcusables. A partir de ce constat comment ne pas comprendre les conditions que posent le régime pour accepter celles de l’ONU, depuis le début du conflit : une solution politique n’est possible qu’après l’arrêt total des exactions terroristes en Syrie et de l’ingérence étrangère.

12 DEFECTIONS DANS LA COALITION DU CNS

Au moins 12 personnalités de la Coalition nationale syrienne ont annoncé mercredi avoir suspendu leur participation à cette plateforme des principaux groupes d’opposition au régime de Damas, un jour après l’élection d’un premier ministre intérimaire pour les territoires aux mains de la rébellion.

Parmi elles figurent le porte-parole de la Coalition, Walid al-Bounni, et sa vice-présidente, Suheir Atassi. Leur geste intervient alors que l’élection de Ghassan Hitto dans la nuit de lundi à mardi, lors d’une réunion à Istanbul, a suscité des désaccords.

Des membres influents de la Coalition, comme Kamal Labwani (voir mon article sur l’élection de Hitto) Marwan Hajj Rifai, Yehia al-Kurdi et Ahmad al-Assi Jarba, ont également déclaré avoir “gelé” leur participation, plusieurs sources indiquant que d’autres annonces sont attendues.

Les protestataires ont affirmé que leur acte était motivé par plusieurs raisons, mais certains ont affiché leur désapprobation quant au choix de M.Hitto comme premier ministre et à la procédure suivie pour le désigner…

“La Coalition est un corps qui n’a pas été élu, et de ce fait n’a pas le droit de choisir un premier ministre sur la base d’un vote majoritaire. Il aurait dû y avoir un consensus”, a déclaré M. Labwani, cité par l’AFP. M. Hitto a été élu avec 35 voix sur 49 exprimées lors du vote, auquel plusieurs membres de la Coalition ont refusé de participer.

Mort de Burak Yaziji, un des 10 000 djihadistes en Syrie

Burak Yaziji, jeune de 22 ans, s'est engagé depuis quelques mois pour le djihad contre l'armée de Bachar et son gouvernement.

Burak Yaziji, jeune de 22 ans, s’est engagé depuis quelques mois pour le djihad contre l’armée de Bachar et son gouvernement.

De source IRIB, Burak Yaziji, un jeune djihadiste turc, a perdu la vie en Syrie. A quoi joue le gouvernement turc ? Burak Yaziji, jeune de 22 ans, s’est engagé, aux côtés d’Al-Nosra, dans le djihad contre l’Etat syrien. Il avait franchi illégalement, les frontières syriennes, visiblement avec l’aval du gouvernement turc d’Erdogan.
Interrogé par le journaliste de Fars, la mère du jeune « martyr », effondrée, raconte : « Il nous a dit vouloir couper la tête aux pro-Assad, avant de tomber en martyr!! Il est parti, il y a trois mois, en Syrie, puis, revenu, et parti, à nouveau. ». Puis, toujours d’après IRIB , le père du jeune décédé en Syrie s’écrie : « Je demande au gouvernement comment se fait-il que nos jeunes partent, librement, en Syrie? Ils ont floué mon fils, ce sont les Takfiris qui l’ont tué ».

Dans une vidéo trouvée sur Facebook et sous-titrée en anglais (que je mets ici en lien) on voit et entends la douleur de la famille, inconsolable par la nouvelle de la mort de leur fils,  parvenue, il y a deux heures, par un inconnu, en Syrie.

Le père blâme le gouvernement turc à cause du sort de Burak Yaziji. Pris de colère et d’émotions, il s’interroge :

Le père : « Quel a été le deal avec mon fils en Syrie ?
(Tout le monde pleure)
Mon fils, mon fils, mon fils…!!!

« Le père : Je demande au gouvernement Erdogan : Pourquoi avez-vous ouvert les frontières ?!! Ces jeunes hommes… 10 000 jeunes hommes sont allés en Syrie pour se battre. Ces jeunes !! Comment et pourquoi se battent-ils là-bas ? Comment peuvent-ils les laisser se battre là-bas ?

Je suis la victime. Comment mon fils a été autorisé à se battre là-bas ? Comment a-t-il passé illégalement les frontières ?! Pourquoi personne ne contrôle les frontières ? Le gouvernement est responsable d’avoir laissé mon fils passer les frontières turques et pénétrer la Syrie aussi librement. 10 000 jeunes hommes sont partis en Syrie… 10000 ! Je fais un appel au ministère de Intérieure et au ministère des Affaires Etrangères :

« Comment ces jeunes partent en Syrie passant nos frontières, la Turquie n’a-t-elle pas de frontières ?! Ramenez-moi mon fils !! Rapportez-moi le corps de mon fils !! »

Tout ce qu’ils ont à faire c’est de me rapporter le cercueil de mon fils !!! Mon fils a été l’un des châtiés pour avoir payé 1000 Liras turcs pour pouvoir traverser la frontière illégalement. Il nous a dit qu’il irait en Syrie et deviendrait martyr par le Djihad. Il nous a dit : « ne vous inquiétez pas pour moi.« 

Bon… Juste une question : comment mon fils a fait pour passer les frontières sans passeport Comment ??! Maudit soit la République de Turquie ! Comment a-t-elle laissé passer mon fils en Syrie ?!!

N’y a-t-il pas là des frontières ? N’y a-t-il pas de soldats ?! Maudit soient tous les soldats turcs… Tous !

10 000 jeunes turcs sont en train de se battre avec l’Armée Syriennes Libre (les soldats de l’armée syrienne qui ont fait défection) contre Assad. Mon propre fils !!

La mère pleurant et hurlant de douleur : « Mon fils, mon fils, mon fils !!! » »

Le père : Tout ce qui lui importait, c’était d’avoir la tête de deux soldats de Bachar. Une fois, il m’a dit qu’il avait besoin d’aller en Somalie ou en Afghanistan(…). Je veux dire que les soldats Turcs aux frontières sont responsables d’avoir laissé partir en Syrie 10 000 jeunes Turcs, illégalement ! Un homme m’a appelé de Syrie et à dit :

« Burak est tombé en martyr, j’ai été témoin, il y a eu des tirs intenses (entre l’armée régulière et les insurgés, l’armée syrienne Libre (ASL). Nos martyrs demeuraient dans le lieu où l’armée syrienne était présente. Nous avons des corps de soldats. Nous allons prendre contact avec la croix rouge et les échanger contre no martyrs »

L’homme a demandé de prier pour eux. Il a dit qu’ils avaient été pris entre les tirs. »

L’interviewer : « Quand vous-a-t-il appelé ? »

Le père : Il y deux heures. Mon fils avait appelé ma fille, il y a 10 jours, il était encore en Turquie. Mais il a dit à sa soeur qu’il irait à Alep pour le Djihad dans quelques jours. (en pleurs, le père continue) mon fils était un brave garçon, il ne pouvait pas se battre contre l’armée syrienne entière ou pour (?) les USA.

la vidéo, en version originale, sous titrée en anglais :