CES FATWAS DIABOLIQUEMENT ANTI-ISLAMIQUES

L’un des plus éminents savants du monde arabo-musulman, Mohammed Saïd R. al Bouti, a été tué, le 21 mars, en fin d’après-midi, alors qu’il donnait un cours en sciences islamiques, dans la mosquée al-Imane à Damas. Un attentat kamikaze est un acte immonde non-islamique, un poison pour l’image de l’islam. Depuis son assassinat ainsi que celui de son petit fils, le monde musulman est en proie à des doutes sur les bienfaits de cette révolution. Notamment après les prises de position contre Al Bouti, de certains des plus influents leaders théologiques musulmans. Youssef al Qardawi, le mufti des Frères Musulmans, avait appelé, par ses fatwas diaboliques, aux attentats suicides et  pendant la révolution syrienne, à l’assassinat « des leaders religieux, penseurs, soldats qui ne soutiennent pas l’opposition en Syrie ».

L’attentat dans la Mosquée al Iman, n’ayant pas été revendiquée explicitement, la fatwa d’Al Qardawi et les takfirs de ses partisans contre les positions politiques qu’avaient prises notre défunt Dr Al Bouti, sont des aveux en leur défaveur. Lui et d’autres prédicateurs de renom, en étaient arrivés à faire boycotter les oeuvres d’Al Bouti (plus d’une trentaines) faisant l’amalgame entre travail scientifique sérieux et idées politiques contraires aux idéologies assassines. C’est une honte que ces « savants » représentent les Musulmans. Ce ne sont pas des sages, mais des muftis aux services des monarchies du Golf et du capitalisme occidentale.
Abdel Rahman as Soudeiss

Ainsi, comme si le dramatique attentat contre al Bouti, son petit-fils et 45 Musulmans tués, ne suffisent pas pour se couvrir de honte, les débordements de joie de l’Imam de la Grande Mosquée sacré « al Haram » de la Mecque s’ajoute au film d’horreur. Abdul Rahman As-Sudais donnent envie de vomir ! As-Sudais, réputé et élu « personnalité islamique de l’année » en 2005, par Dubaï, « en reconnaissance de son dévouement pour le Coran et l’islam » (sic!) a récemment dit publiquement devant des millions de fidèles venus du monde entier, à propos du défunt érudit, Al Bouti  :

« il était l’un des dirigeants de l’hérésie et de la perdition, il était au service de l’Etat nassirien (alaouite) athée, il était l’un des plus grands cheikhs à avoir soutenu Bachar et à exhorter l’armée nassirienne à exterminer les Musulmans,…., il était un partisan et un activiste dans la voie de Satan, il était associé à la mort de milliers de musulmans » (écrit sur son site Facebook).

Abdul Rahman As-Sudais a appelé donc le monde musulman à se réjouir de l’assassinat d’un des plus grands savants du patrimoine islamique et de ne surtout pas cacher sa joie. Par cette « joie » il reconnaît officiellement que les attentats suicides sont préconisés contre les Musulmans refusant de prendre parti pour ces djihadistes.

Pourtant, cet intégriste, est notoirement connu pour avoir un triple discours, un discours interreligieux pour les Occidentaux et un pour les Arabes, plus particulièrement pour les Saoudiens. Alors que les forces de sécurité de l’Arabie Saoudite était en train de réprimer violemment leurs rebelles islamistes, juste après les attentats de Riad, le 13 mai 2003 et que la chasse aux islamistes avait fait 128 interpellés, As-Soudai était contre toute forme de terrorisme. Selon le média arabe, Al Jazeera, dans l’article daté du 11 juillet, Al-Sudais avait fait un sermon remarquable, il appelait à des efforts et à des moyens pour lutter contre le terrorisme et avait condamné les attentats suicides. En appelant les parents à l’urgence de protéger leurs enfants de la « déviation intellectuelle », ajoutant qu’une minorité de jeunes « s’étaient engagés dans l’extrémisme, la violence et le terrorisme ». Un fléau qu’il compare à un « poison » dans les sociétés. Il alertait sur la criminalité croissante avec le « booby-trapping » (pièges égales à une grenade) que peut renfermer les livres saints (Coran) et contre l’utilisation des Mosquées pour des activités armées. Conseillant également les jeunes de s’instruire des lois islamiques qui montrent aussi bien « l’interdiction de se donner la mort ou d’attaquer les non-Musulmans vivant dans les pays musulmans ».

Quel hypocrite ! Comment peut-on dire tout et son contraire ?

Il est bon de rappeler ses autres discours. Cet idiot utile de la pensée sectaire des Wahhabo-salafistes, est black-listé par l’Anti-Defamation League pour avoir appelé à la malédiction des Juifs et a qualifié ces derniers de « racailles de la terre » dans ses sermons. As-Soudais est considéré par cette ligue anti-raciste comme un pur exemple de théologiens musulmans antisémites. Le conseiller en politique étrangère du prince héritier saoudien, Adel al-Jubeir, a confirmé les déclarations d’Al-Sudais, lors son l’interview avec NBC’s ‘Meet the Press’ . Reconnaissant que ces propos étaient « manifestement incorrectes », qu’il avait été « réprimandé » pour cela mais « a toujours le droit de prêcher. »(re-sic!).

De nombreux journaux américains et canadiens avaient relaté qu’as-Soudais avait déclaré, dans son sermon en avril 2002, des propos haineux envers les Chrétiens, les Hindous et surtout contre les Juifs qu’il a qualifiés « de lie de l’humanité, les rats du monde, des assassins de prophètes et des petits-fils de singes et de porcs. ». Son sermon fut évidemment dit en territoire conquis, comme chez lui en Arabie-Saoudite. Tandis que les sermons faits dans le Lancashire, en Angleterre, un an après, étaient des prêches de la coexistence pacifique avec les autres pays et le respect de la loi. Il avait prêché la paix devant 8000 fidèles dans une Mosquée et devant 4000 autres, dans une autre. De nombreux responsables de l’anti-racisme et d’organisations de l’anti-terrorisme s’étaient élevés contre sa venue en Grande Bretagne et au USA, en raison de ses propos haineux et antisémites, qui ont été diffusés à la télévision et à la radio arabe. Rita Katz, spécialiste du terrorisme et co-fondatrice de l’institut Anti-terrorism research center à Washington, avait déclaré de lui :

« un Leader musulman américain ne devrait pas inviter des personnalités comme  Al-Sudais, qui est « intolérant et virulent envers le monde occidental et les autres religions. (…) Il est incroyablement antisémite, et largement médiatisés comme tel ».

Elle avait demandé également pourquoi les dignitaires religieux américains allaient chercher « quelqu’un d’aussi radical », en notant qu’Al-Sudais représente les conservateurs de la secte wahhabite en Arabie.

Alors je pose une grosse interrogation : le sort des Syriens -pour ou contre le régime Al Assad- n’entre-t-il pas dans ses « lois islamiques » qui interdisent les attentats suicides ou de tuer des êtres humains, de surcroît des Musulmans civils ou religieux ? Y-a-t-il, ici ou là, pour ces prédicateurs célèbres à triple discours, des fatwas différentes, édictées, selon l’agenda politique des Frères Musulmans, des Qataris, des Saoudiens ou des Occidentaux ?!

ATTAQUE A LA BOMBE CONTRE LE CHEF DE L’ASL

RIAD ASSAAD BLESSE

Le colonel Riyad Moussa al-Asaad, fondateur et chef militaire de l’Armée Syrienne Libre (ASL) a été victime d’une tentative d’assassinat. Une bombe avait été placée sous le siège de sa voiture alors qu’il était dans une zone contrôlée par les rebelles, dans la ville d’al-Mayadin, dans le sud de Deir ez-Zor à l’est de la Syrie.

C’est visiblement une tentative d’assassinat, a déclaré une source de l’opposition, le 25 mars. Ryad Moussa a été transféré à l’hôpital, dans une province au sud de Şanlıurfa, en Turquie. Ses jours ne sont pas en danger. Il demeurait généralement en Turquie dans un camp militaire, avec sa famille. Sa présence en Syrie pose de grosses interrogations. En effet, Alain Chouet, ancien cadre supérieur des services secrets français (DGSE) et ancien chef de poste de cette institution à Damas, avait déclaré, dans Le Point :

« le colonel Ryad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l’interdiction de se rendre sur le territoire syrien ».

Le colonnel Ryad Moussa al Asaad avait créé l’Armée Syrienne Libre, officiellement, le 29 juillet 2011. L’ASL est la principale force armée opposée au régime de Bachar Al-Asaad. L’opposition syrienne a publié une vidéo de lui, juste après l’attentat à la bombe. Puis, une photo montrant le colonel dans un piteux état, presque nu, vêtu d’une culotte médicale, la jambe amputée. Al Asaad est allongé de face dans un lit d’hôpital, probablement en Turquie. J’ai choisi de ne pas la publier, par décence pour l’homme. L’opposition avait retiré la photo postée sur leur page Facebook, demandant aux insurgés de faire de même. Trop tard, les pro-Bachar se sont empressés de la publier, renforçant leur position dans ce conflit qui opposent l’ASL et les loyalistes. Il y a un voyeurisme malsain  dans les mises en scène de la révolution syrienne des victimes, par les opposants. On le voit bien dans cette vidéo qui dévoile un colonel militaire, très mal en point. Il semble totalement assommé, souffrant, on l’entend dire « je veux mourir, je veux mourir, je veux mourir.. ». Il apparaît peu conscient des photos prises et du film qui est sur le point de se réaliser autour de lui, par ses camarades de rébellion :

                                                                                               

L’ASL est la principale force armée, opposée au régime de Bachar el-Assad. Elle constitue surtout des Forces armées syriennes qui ont fait défection et se sont exilées en Turquie. Al Asaad est ancien colonel de l’Armée de l’air syrienne, il avait déclaré dans un communiqué officiel en 2011 :

« A partir de maintenant, les forces de sécurité qui tuent des civils et des villes assiégés seront traités comme des cibles légitimes. Nous les viserons à toutes les parties des territoires syriens, sans exception« .

En septembre 2011, l’Armée syrienne libre (ASL) fusionne avec le Mouvement des officiers libres, les propulsant en principale force d’opposition. Le 22 novembre 2011, Ryad s’opposait à l’intervention en Syrie par ses propos : « Nous ne sommes pas en faveur d’une intervention des troupes étrangères comme cela s’est produit en Irak mais nous voulons que la communauté internationale nous fournisse une aide logistique« . Néanmoins, L’ASL est controversé quant à ses violences contre les civils, accusée de comploter avec les forces étrangères. Georges Malbrunot prétend que « le service de renseignements turc contrôle ses mouvements tandis qu’un agent du ministère des Affaires étrangères répond aux demandes d’entretien que les journalistes souhaitent réaliser avec le chef de l’ASL ».

Les violences en Syrie perpétrées par l’ASL, al Nosra et les autres groupes de la révolution contre les civiles et les attentats contre les infrastructures tels que les hôpitaux ou des lieux de culte, sont de plus en plus visibles. Cela dépasse de loin, la révolution du peuple syrien. Des pays étrangers s’ingèrent dans la révolution en envoyant des mercenaires djihadistes, formant et armant les rebelles hors de Syrie. Ces faits sont relatés par plusieurs sources médiatiques depuis 2011. Mais très officiellement à partir de Juin 2012, les rebelles de l’ASL recevait des armes depuis la Turquie, par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le New York Times, et le Wall Street Journal ont rapporté que les agents de la CIA étaient sur le terrain dans le sud de la Turquie, à diriger de là les combattants de l’opposition syrienne. En octobre 2012, Ryad intègre avec d’autres dirigeants de l’ASL une direction unique chargée de diriger la lutte armée contre le régime en place.

Alors que la coalition du Conseil National Syrien est en pleine crise et attend de la communauté internationale, la décision finale pour la livraison d’armes aux rebelles, une série de défection a suivi l’élection du premier Ministre Ghassan HITTO. S’en est aussi suivi, la démission du président de la coalition du Conseil National Syrien, Ahmed Moaz-al-Khatib « désavouant le « Premier ministre » rebelle, illustrant publiquement la difficulté des opposants à unir les rangs face au régime de Bachar al-Assad ».

Le 23 mars, à 22h50, l’annonce d’une attaque contre Bachar al Assad, par une personne de son entourage, dénommé « Jacoby » s’est propagée comme l’éclaire, dimanche 24, au matin. Non, le président syrien n’est pas mort !  La rumeur ne fut démentie officiellement, qu’en fin d’après-midi, dimanche. Mais nombreux médias français et israéliens avaient publié l’annonce de sa « très probable » mort, malgré les sources plus que douteuses, car totalement fausses. C’est un nouveau coup dur pour les opposants de Bachar al Assad qui s’étaient réjouis et espéraient ardemment sa disparition.

LES INSURGES, LES ATTENTATS ET LES ARMES CHIMIQUES

ARMES CHIMIQUES

Une plainte du président de Syrie a été envoyée au Secrétaire Général du Conseil de Sécurité, pour usage illégale d’arme chimique. Le SG a accepté d’ouvrir une enquête pour déterminer,  si oui ou non, il y a eu recours à l’arme chimique, si oui, par qui. Le 19 mars, un missile avec une tête chimique a été lancée à Khan al Assal, au sud-ouest d’Alep, faisant 31 victimes. Une vidéo, publiée par les rebelles, montrant la preuve de l’utilisation d’arme chimique sur des poulets, est déjà un premier indice. La photo de deux rebelles (AL NOSRA/ASL ?) dont l’un avec un bandeau d’al Qaïda et l’autre portant un masque à gaz, est le second indice. Suivez mon regard..! 

Si les rebelles sont coupables, cela pourrait probablement pousser les Occidentaux à se désengager de leur soutien aux rebelles. Si le régime était coupable, cela les arrangerait bien… C’est un Suédois qui est en charge de l’enquête, une volonté de Ban Ki-Moon qui souhaite ne voir aucun pays en jeu dans ce conflit, ni Russes, ni Américains, ni Français, ni Arabes, ni Turcs…

Cette attaque à l’arme chimique intervient juste après l’élection du Premier Ministre de la Coalition du CNS, Ghassan Hitto, citoyen américain ayant quitté la Syrie à son adolescence. Douze défections ont suivi l’élection (lire article sur l’élection de Hitto), dont Kamal Labwani, Marwan Hajj Rifai, Yehia al-Kurdi et Ahmad al-Assi Jarba. Ils avaient déclaré mardi que d’autres annonces étaient attendues.

Ces derniers jours, la violence en Syrie a pris une tournure plus qu’inquiétante pour la communauté internationale ainsi que pour les puissances occidentales, qui étaient sur le point de décider officiellement, de l’armement de ces « révolutionnaires ». Les pays de l’Europe sont divisés quant à fournir des armes aux rebelles.

Des djihadistes étrangers et militarisés depuis longtemps, s’incrustent au coeur même de la révolution syrienne, qui a débuté il y a deux ans. Des rebelles qui perpètrent des attentats sur des civils et qui commencent à se battre entre eux ! Les pays de l’OTAN les soutiennent toujours, sans aucun remord pour les alertes de Human Right Watch qui accusent les rebelles d’utiliser ces enfants soldats, pris en otages dans cette guerre civile, devenue la tragédie syrienne. Un journaliste du Daily Mail britannique a immortalisé des photos d’un garçon combattant avec l’Armée Syrienne Libre (ASL). Cet enfant soldat, orphelin, se prénomme Ahmed, âgé de 8 ans, ce pauvre petit bout de chou porte une Kalachnikov plus grande que lui ! La photo a été prise dans le quartier de Salahadeen à Alep sur les lignes de front de la bataille sanglante en Syrie. De quoi être écoeuré de ce monde sans principes qui laissent faire ces horreurs ! On évalue à des centaines, les enfants qui ont pris «un rôle actif» dans le conflit. Vous n’y croyez toujours pas ? Ce reportage réalisé par David WILLIAMS, avec le titre percutant « L’enfant soldat syrien avec un regard de mille verges : L’image triste d’un enfant de sept ans« , devrait vous aider à évacuer vos doutes. Cette vidéo encore plus :

Alors, à quel prix le régime de Bachar doit-il tomber ? J’entends d’ici les bien-pensants dire : « mais c’est la faute de Bachar et ses « Shabiha », le dictateur arabe, ce « Nosayri hérétique » (Shiite-Alaouite) ! ». Mais comment diable peut-on encore cautionner et donner des excuses à ces milices folles de Dieu, combattues au Mali, en Irak ou en Afghanistan mais soutenues comme des héros en Syrie ??! Il faudrait, quand même une fois pour toute, reconnaître que mettre des enfants à l’avant poste du front (comme boucliers humains) portant des armes, est encore plus criminel que n’importe quelle armée puissante.

La Syrie est un pays souverain laïque qui n’occupe aucune terre et qui se défend contre les envahisseurs étrangers et alqaïdés qui détruisent tout sur leur passage, mettent en périls les civiles, l’armée du pays, et surtout la vie de ces enfants. Quand on choisi le camp des rebelles fanatiques, il faut s’attendre à une sale guerre. Car ceux-là ne cherchent pas à mettre en oeuvre les solutions pacifiques du traité de Genève qui est de faire valoir une transition politique rassembleur. Qu’on se le dise ! Le sommet à Doha, qui a réuni récemment la Ligue Arabe, a rejeté la solution pacifique, ceci est bien la preuve du choix de la sale guerre. Les attentats commis par l’ASL, Al Nosra et les bandes armées rebelles et indépendantes sont des faits avérés et surtout inexcusables. A partir de ce constat comment ne pas comprendre les conditions que posent le régime pour accepter celles de l’ONU, depuis le début du conflit : une solution politique n’est possible qu’après l’arrêt total des exactions terroristes en Syrie et de l’ingérence étrangère.

12 DEFECTIONS DANS LA COALITION DU CNS

Au moins 12 personnalités de la Coalition nationale syrienne ont annoncé mercredi avoir suspendu leur participation à cette plateforme des principaux groupes d’opposition au régime de Damas, un jour après l’élection d’un premier ministre intérimaire pour les territoires aux mains de la rébellion.

Parmi elles figurent le porte-parole de la Coalition, Walid al-Bounni, et sa vice-présidente, Suheir Atassi. Leur geste intervient alors que l’élection de Ghassan Hitto dans la nuit de lundi à mardi, lors d’une réunion à Istanbul, a suscité des désaccords.

Des membres influents de la Coalition, comme Kamal Labwani (voir mon article sur l’élection de Hitto) Marwan Hajj Rifai, Yehia al-Kurdi et Ahmad al-Assi Jarba, ont également déclaré avoir “gelé” leur participation, plusieurs sources indiquant que d’autres annonces sont attendues.

Les protestataires ont affirmé que leur acte était motivé par plusieurs raisons, mais certains ont affiché leur désapprobation quant au choix de M.Hitto comme premier ministre et à la procédure suivie pour le désigner…

“La Coalition est un corps qui n’a pas été élu, et de ce fait n’a pas le droit de choisir un premier ministre sur la base d’un vote majoritaire. Il aurait dû y avoir un consensus”, a déclaré M. Labwani, cité par l’AFP. M. Hitto a été élu avec 35 voix sur 49 exprimées lors du vote, auquel plusieurs membres de la Coalition ont refusé de participer.

Wikileaks accuse Human Right et Amnesty International « d’absence de crédibilité » et de « lâche »

210px-Bradley_Manning_US_Army    Wikileaks a accusé Amnesty International et Human Rights Watch d’être lâches et peu crédibles parce qu’ils refusent de considérer Bradley Manning comme prisonnier politique.  Ce jeune soldat américain de 26 ans avait livré des documents TOP secrets à Wikileaks.

Sur leur compte Twitter, de cet après-midi (17 mars, à 8h57 pm, heure locale) on peut lire :

« Amnesty International et Human Rights Watch refusent tous deux de nommer Bradley Manning
comme étant un prisonnier politique.
Ces organisations sont lâches et manquent de crédibilité. »

tuesday 18, march

Arrêté en Juillet 2010 en Iraq, emprisonné dans des conditions qui violent la constitution américaine. Selon 295 universitaires – dont de nombreux éminents juristes américains – ont signé une pétition, en avril 2011, pour faire valoir que les conditions de détention violait la Constitution américaine.

Bradley avait livré des documents secrets, choqué par « l’apparente soif de sang » des soldats, et leur mépris pour la vie humaine.

De vives réactions ont été mitigées suite à son geste. Manning  est comparé à l’homme de la place Tiananmen du 21ème siècle et en même temps comme un « traître aigri ».  Nicks Denver, l’un des biographes de Manning, écrit que la fuite et, en particulier celle des câbles diplomatiques, ont largement contribué au déclenchement du printemps arabe qui, dès décembre 2010, a vu ses premières manifestations.

DEUX DES TROIS CHEFS D’AQMI ONT BIEN ETE TUES !

Mokhtar Belmokhtar, l’un des principaux chefs d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été tué aujourd’hui par des soldats tchadiens dans le nord du Mali, c’est le deuxième dirigeants tué cette semaine. Abou Zeid (1965 – 2013) était le chef rival de Mokhtar Belmokhtar et l’un des trois commandants d’AQMI. Mokhtar a été tué dans le massif de Tigharghar, dans le nord du Mali, jeudi 28 février, information confirmée. Qui sont ces deux hommes ?

Photo d’Abu Zeid. Pierre Camatte confie : « Physiquement, Abou Zeid ne dégage rien. Il est petit, maigrichon. Mais il semble très respecté par son entourage ».

Abdelhamid Abou Zeid (1965-2013), de son vrai nom Mohamed Ghadir :  
Abu Zeid  était accusé d’avoir tué un britannique du nom d’Edwin Dyers en 2009, d’un français de 78 ans, Michel Germaneau en 2010. Il a kidnappé de 2008 à 2009, 20  Occidentaux. Quand il a contrôlé Tombouctou, il a imposé une forme violente de la « Shari’a » en ordonnant l’amputation des membres, la flagellations de simples citoyens et la destruction de mausolées soufis. vendredi 1er Mars 2013, le président tchadien, Idriss Déby,  a déclaré que ses forces ont tué Abdelhamid Abou Zeid au cours de combats dans le nord du Mali, le 28 février. 

Mokhtar Belmokhtar (1 June 1972 – 2 March 2013) alias « le Borgne » :
Mokhtar Belmokhtar fut un terroriste algérien, accusé deux fois par contumace en 2008 pour meurtre et en 2012 pour terrorisme. Il avait rejoint le GIA pendant la guerre civile algérienne. Il fut le dirigeant de l’attaque du site gazier d’In Amenas. Benmokhtar avait envoyé ses meilleurs hommes pour cette grosse prise d’otage de 800 hommes, en janvier 2013. L’armée algérienne a mis fin à l’opération sacrifiant 32 terroristes morts et en auraient capturé cinq vivants. Les services spéciaux et les forces spéciales britanniques, les forces spéciales françaises et les unités américaines s’étaient ensemble mobilisés pour localiser Belmokhtar et pour l’atteindre.

Belmokhtar héros « mudjahidin » pour les américains puis ennemi public américain après les interventionsbelmokhtar :
Belmokhtar a combattu le communisme en combattant les Russes en Afghanistan. En 1991, il avait une vingtaine d’années quand il traverse l’Afghanistan et le Pakistan et soutient les Mudjahidin du peuple contre les Russes. Il fut attirée par le Djihad dès son enfance. Il fut entraîné dans les camps afghans d’ al-Qaeda à Khalden et à Jalalabad. Il avait perdu son oeil par l’éclat d’un explosif en combattant les troupes du gouvernement en 1990.

En 93, il rejoint le GIA :
Pour faire tomber le gouvernement algérien, Belmokhtar devient un dirigeant du GIA. Mais une fois que le GIA, se désagrège, il quitte l’organisation terroriste vers la fin des années 90.
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En 98, il s’engage dans une autre organisation dissidente, le groupe de prêcheurs salafistes pour le combat ou « groupe islamiste “Signataires par le sang » (GSPC), plus tard re-baptisé AQMI. Très vite il prend la direction du GSPC et intente des opérations suicides pour faire tomber les dirigeants algériens.

Belmokhtar organise la contrebande de cigarettes, de la drogue, des trafiques de voitures volées, des diamants… Il forme des hommes et fournit l’armement à des groupes rebelles. Il a également enlevé des dizaines d’Occidentaux, dont des diplomates, des travailleurs humanitaires, des médecins, et des touristes en provenance de France, Allemagne, Autriche, Angleterre, Espagne, Suisse, Italie, Pays-Bas, la Suède et le Canada. Les enlèvements sont toujours rançonnés et il va obtenir jusqu’à des dizaines de millions de dollars. Selon les rapports Stratfor, il a pu obtenir un montant estimé à 3 millions de dollars par otage européen. Les otages qu’il continuera à enlever lui vaudront des dizaines de millions de dollars de rançons ce qui permettra à sa milice d’être de plus en plus puissante, en toute impunité.

Belmokhtar « protégé » par les Américains ?
En 2003, il a enlevé 32 touristes français, allemands, autrichiens et suisses dans le Sahara, il aurait obtenu la rançon de 6,5 millions de $.  C’est la même somme alloué à l’armée américaine pour financer le PSI ( l’Initiative pan-Sahel) pour l’année 2004. C’est un programme d’assistance militaire pour aider le Mali, le Tchad, le Niger et la Mauritanie afin de luter contre la contrebande, la criminalité internationale et le terrorisme. Belmokhtar aurait dû être tué, à la même époque, l’armée américaine l’avait sous surveillance dans le désert au nord du Mali. Les commandants militaires était sur le point de lancer un missile sur sa cible. Mais Vicki Huddleston, l’ambassadeur américain au Mali à l’époque, avait opposé son veto à l’opération. Le général Charles Wald avait voulu s’associer aux services de renseignements et d’équipements militaires avec l’Algérie et le Mali, pour l’arrêter et surtout le neutraliser en tuant Belmokhtar, mais des ordres venant de hauts lieux américains (civils et militaires) avait bloqué le projet. C’est à ce moment qu’il a été connu du grand public, l’enlèvement dans le Sahara algérien au début de cette même année, l’opération a montré et a confirmé l’étroite coopération entre les Etats-Unis et l’Algérie(*).

2006 Al-Qaïda remplace la milice GSPC :
C’est en 2006, qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) remplace en 2006 l’appellation GSPC. De plus en plus endurci et sans pitié, son argent lui permet de former sa propre milice d’AQMI. L’unité de Belmokhtar fut la plus forcenée en Mauritanie. Déjà en 2005, Belmokhtar et ses hommes avaient attaqués une garnison militaire mauritanienne à El Mreiti. Ils tuèrent au moins 15 soldats mauritaniens et capturèrent un grand nombre d’armes. Responsable de plusieurs attaques à main armée, il entreprend des enlèvements en série. En 2007, des assassinats de touristes français, en 2008, ses hommes enlèvent des diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, travaillant pour les Nations Unie. Ils furent détenus pendant 130 jours, puis libérés saufs.

AQMI est considérée être la plus riche branche d’Al-Qaïda, grâce aux dizaines de millions de dollars de rançons versées pour la libération de ses otages. On se demande vraiment après tous ces faits, si nous ne sommes pas en face du plus abjecte scénario du syndrôme de Frankeistein. Les puissances américaines sont à l’origine de ces monstres, perdent le contrôle de la domination et à terme se retournent contre leur maîtres.

(*) http://mondediplo.com/2004/07/07usinafrica

La plaie wahabo-salafiste !

La plaie wahabo-salafiste

 Prophétie de l’Islam :  « Ils persécuteront les pieux sous toutes les formes, ils proclameront que leur attachement à Dieu est une imposture et ils puniront toute bonne action comme si elle était un péché. »

Alors que l’Egypte croule devant les innombrables problèmes de société post-révolution, la plaie wahabo-salafiste décime les sociétés musulmanes. Tandis que le fléau du harcèlement sexuel dans les transports et lieux publics, sévit en Egypte -comptant en une du hit parade des victimes, les femmes  égyptiennes- un prêcheur fanatique et diabolique au surnom blasphématoire d' »Abu Islam », sème la terreur et choque le monde en justifiant l’abomination.

« Il arrivera des temps, après moi, où rien ne sera aussi masqué que la vérité et rien d’aussi triomphant que l’iniquité, où les mensonges sur Dieu et Son Messager seront la chose la plus courante. »

L’Egypte a émis un mandat d’arrestation, dimanche, contre le prédicateur haineux, Mahmoud Ahmad ‘Abdallah alias « Abu Islam » propriétaire de la chaîne télé privée « Al Ummah ». Ce censeur diabolique, connu principalement pour avoir dit que violer les manifestantes de la Place Tahrir est ‘halal’, a suscité de nouvelles controverses après avoir diffamé les femmes et le christianisme. Il est déjà en procès pour avoir brûlé  et déchiré la Bible, lors d’une manifestation devant l’ambassade américaine au Caire, en Septembre, contre le film « Innocence of Muslims ».  Arrêté et interrogé en septembre, il s’était justifié, croyant berner ses détracteurs, qu’il avait intenté à une Bible traduite en anglais et non en langue arabe reconnue par le Conseil copte égyptien. Comme si cela ne suffisait pas, l’avocat général a reçu plusieurs plaintes accusant « Abu Islam » de diffamer la religion chrétienne, lors de ses déclarations au journal Tahrir et sur sa chaîne de télévision , Al Ummah.

« Les gens arriveront à une époque où il ne restera de l’islam que le nom, et du Coran que les lettres. Leurs mosquées seront pleines (de monde) mais dépourvues de Guidance. La pire des espèces seront les savants qui ne sèmeront que discorde. » 

La dernière enquête est intervenue après une plainte déposée par un militant copte chrétien qui a accusé Abu Islam pour diffamation envers les chrétiens dans son émission de télévision. Le prédicateur égyptien wahabo-salafiste avait appelé à promouvoir la ségrégation entre les femmes et les hommes, déclarant que le viol et les attouchements sexuels dans les transports et les lieux publics ainsi que lors des manifestations au Caire, sur la place Tahrir est « halal » parce que se sont des « croisées » » qui « n’éprouvent aucune honte, aucune peur, et n’incarnent même pas le féminisme »!  Sa haine atteint des sommets et sa misogynie est sans limite quand il déclare que les activistes  « nues » place Tahrir y manifestent  « pas pour protester, mais pour être violées ». Ce sont de véritables appels aux meurtres inspirés par la démence pas par un prédicateur religieux paisible. Tous les Propos d' »Abu Islam » sont indignes de l’islam : ces femmes-là sont « des diablesses », avec leur « cheveux à l’air », c’est « une frontière rouge à franchir avec allégresse » poursuivant dans immondice quand il poursuit :   « 90% sont des croisées, et les 10% restantes sont des veuves qui n’ont personne pour les contrôler, vous voyez bien que ces femmes parlent comme des monstres ».

Il a encore récemment provoqué  en disant que la Saint-Valentin est une fête « pour les chrétiens et une célébration pour l’adultère et la prostitution ».

« Ce que je crains le plus pour ma communauté, ce sont les Imams qui égarent (les Musulmans) »

Les déclarations, toutes autant les unes que les autres, de cet inculte ont déchaîné sur Twitter, une grande colère chez de nombreux égyptiens heureusement !  Des « d’idiot congénital », « dangereux psychopathe », « débile mental »… se succèdent sur la Toiles. Il manquerait plus qu’on le traite de mécréants, cela serait une évolution dans les mentalités musulmanes ! Ce piètre « Savant » qui n’a pas d’autres synonymes bibliques que Sage ou Erudit, a aussi été condamné par plusieurs associations des Droits De l’Homme,. Elles ont mis au jour les faits accablants du nombre à 25, les victimes Égyptiennes qui ont été violées ou ayant subi de graves attouchements sexuels  lors des manifestations organisées à l’occasion du deuxième anniversaire de l’insurrection populaire.  Le ministère public égyptien,  qui croule depuis des mois sous les plaintes contre cet hurluberlu à barbe blanche, qui se prend pour Dieu, lui même !

Bonne nouvelle néanmoins, les procès contre ce prédicateur s’enchaînent à son actif pour outrages aux femmes et incitation à la haine religieuse notamment le christianisme…

 « Que périssent les fanatiques ! Que périssent les fanatiques ! Que périssent les fanatiques ! »

Les Enjeux du Soufisme face aux Salafisme/djihadisme le 22 février 2013 :  http://www.eric-geoffroy.net/22-fevrier-intervention-sur-le

https://monalika08.wordpress.com/2013/02/17/enjeux-actuels-du-soufisme-face-au-salafismedjihadisme-avec-eric-geoffroy/

Enjeux actuels du soufisme face au salafisme/djihadisme avec Eric GEOFFROY

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J’ai le plaisir de vous annoncer qu’Eric GEOFFROY est l’invité dans l’émission Islam et Spiritualités du vendredi 22 février. Nous abordons le thème du Soufisme et ses enjeux actuels, notamment face au salafisme/djihadisme, la destruction des mausolées et autres monuments du patrimoine mondial et islamique. Nous profiterons de l’intervention de ce spécialiste de la sainteté en islam et islamologue pour évoquer la musique et la danse en islam : 

Podcast de l’émission « Islam et Spiritualités » du vendredi 22 février :

http://www.youtube.com/watch?v=8cA_CHADlUw

http://www.eric-geoffroy.net/22-fevrier-intervention-sur-le

Eric GEOFFROY est islamologue arabisant à l’Université de Strasbourg, il enseigne également à l’Université Ouverte de Catalogne (Barcelone), et à l’Université Catholique de Louvain (Belgique).

Il est spécialiste du Soufisme et de la sainteté en islam. Il travaille aussi sur la mystique comparée, et les enjeux de la spiritualité dans le monde contemporain (spiritualité et mondialisation ; spiritualité et écologie…).

En tant que conférencier, il intervient à l’échelle internationale dans le domaine du Soufisme et plus généralement de la culture islamique (Europe, monde arabe, USA, Afrique, océan Indien, Auteur de nombreux ouvrages et d’articles :

« Abd el-kader : un spirituel dans la modernité Actes des colloques organisés à Damas (octobre 2008) et à Strasbourg (mai 2009) autour de l’Emir Abd el-Kader ». Edité par Albouraq, Paris, 2010, 334 p.
« Introduction to Sufism : The Inner Path of Islam »

Horizons Maghrébins n°65 – Soufisme et spiritualités en contexte de postmodernité

site internet : http://www.eric-geoffroy.net/

Un rendez-vous, en direct et durant deux heures avec Eric Geoffroy à ne pas rater sur la Web TV Radio Etoiles du Coeur vendredi 22 février de 17h à 19h :

http://edc.radio.free.fr/

Jean-Claude Carton et moi même sommes heureux de recevoir cet homme de paix et de rapprochement entre les peuples !

Nous vous attendons nombreux pour interagir, en direct, un vendredi sur deux, sur notre WebTVRadio Etoiles du Coeur en envoyant vos questions écrites à cette adresse :  etoilesducoeur@gmail.com ou pendant participer en l’émission sur ma page Facebook publique : FB ou celle de Jean-Claude Carton : FB

Vous pouvez aussi continuer le débat sur le  Forum de la Web TV Radio après l’émission :

A vendredi !

Marika

Chokri BELAÏD, Mort pour ses idées de liberté

Mort le 6 février 2013 au matin.Photo montage de vontunis/FB

Mort le 6 février 2013 au matin.Photo montage de vontunis/FB

La veuve du défunt Chokri BELAÏD, levant le bras droit en signe de victoire à la lutte pour la démocratie

Toute la Tunisie est en deuil et aujourd’hui nous sommes avec elle, tous en deuil. L’assassinat ce matin, mercredi 6 février 2013, de Chokri Belaïd, haut responsable de l’opposition tunisienne met en émoi toute la Tunisie. Entre colère et incompréhension, la mort du leader du parti du Front Populaire tunisien porte un coup dur au processus démocratique en Tunisie.

Chokri Belaïd a trépassé à la clinique de Tunis. Quatre balles à bout portant l’ont visé ce matin à 7h55. Les balles ont été projetées « depuis une voiture, Renault Symbol ; à l’intérieur trois (ou quatre) personnes », selon les déclarations des proches du défunt. Un avocat et ami de Chokri Belaïd affirme « que le tir s’est fait à bout portant. Sur quatre balles tirées, deux ont atteint la victime, l’une à la tête et l’autre au cou. »

 Ce leader charismatique de la révolution du Jasmin, était le responsable des Patriotes démocrates tunisiens, parti d’opposition au gouvernement actuel, grand défenseur de la révolution tunisienne et des libertés.

« Chokri Belaïd n’avait de cesse de rappeler les grands principes et les espoirs de la révolution tunisienne, soulignant notamment le manque de dialogue national et critiquant l’inaction du gouvernement face aux violences politiques et sociales de ces derniers mois. » a-t-on appris de source politique.

L’assassinat a eu lieu devant sa résidence à El Menzah 6. Il a été transporté d’urgence à la clinique de la cité Ennasr où il a succombé à ses blessures.
businessnews.com.tn, a dépéché un journaliste sur place à 8H45, et a constaté qu’il était déjà mort. L’épouse du défunt Chokri BELAÏD, inconsolable, a confirmé cette info.Qui a voulu réduire au silence la voix qui ne craignait ni Ben Ali ni Ennahda ?

LA PENSEE DE GAMAL AL-BANNA DANS ISLAM ET SPIRITUALITES

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Capture plein écran 09022013 161302En mémoire de Gamal al-Banna, l’invitée de l’émission Islam et Spiritualités du  vendredi 8/02 est Françoise DUTHU. 

    Nous abordons la pensée d’un défunt réformateur musulman : Gamal Al-BANNA.
    Ecoutez, voir ou revoir l’émission : 
    http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-02-08&type=B
    Venez nous écouter un vendredi sur deux, de 17 h à 19 h en direct sur
la Web TV Radio Etoiles du Coeur :  

http://edc.radio.free.fr

Le théologien musulman égyptien, Gamal Al-BANNA vient de décéder ! Yarhimou Allah (R.I.P). Nous perdons là, un grand réformateur de l’islam. Il a combattu toute sa vie pour un islam progressiste malgré l’ombre que lui faisait l’image de son frère Hassan Al-BANNA, fondateur de l’organisation mondiale des Frères Musulmans. Gamal Al-BANNA s’est imposé en allant toujours à contre courant de la pensée de son frère et dérangeait les conservateurs d’Al-Azhar (Université islamique d’Egypte) par ses positions contraires, notamment à propos de l’obligation du voile. Il  exécrait, en particulier, les fanatiques de l’islam politique. « Islam et Spiritualités » fait un hommage à cet homme encore trop peu connu.

L’invité de la semaine :

Françoise Duthu a été députée au Parlement Européen, Groupe les Verts et conseillère municipal EELV à Dreux. Elle est Économiste de formation et titulaire d’un Master 2 en sciences sociales. Françoise DUTHU est notamment Maître de conférences à l’Université Paris-Ouest-Nanterre La Défense, jusqu’en oct 2011. Françoise DUTHU a publié Le Maire et la Mosquée : Islam et laïcité en Ile-de-Franceen 2009 ; elle est également diplômée en sciences islamiques interdisciplinaires (Ijaza) l’équivalent d’une licence (IIIT France).

Nous vous attendons nombreux pour interagir, en direct, sur notre WebTVRadio Etoiles du Coeur en envoyant vos questions écrites à cette adresse :  etoilesducoeur@gmail.com ou pendant l’émission sur ma page Facebook publique : FB ou celle de Jean-Claude Carton : FB

Vous pouvez aussi continuer le débat sur le  Forum de la Web TV Radio après l’émission :

A vendredi !

Marika