Sahara occidental : 35 ANS SANS SOLUTION

A l’époque, il n’y avait pas de rancune ni de méfiance entre le Maroc et l’Algérie. Rappelons que le Maroc a soutenu la guerre de libération algérienne et ce soutien à l’Algérie fut total et sans aucune ambiguïté.

Le nœud gordien entre ces deux pays est en rapport direct avec l’annexion de la région de Tindouf (Sahara occidental) par le Maroc en 1974. Boumédienne (qui a fait le coup d’état contre Ben Bella) est le grand responsable de cette opposition. Il faut savoir que la France avait annexé Tindouf parce qu’elle y trouva du fer en 1932. Avant cette date, la région de Tindouf est marocaine. De ce fait, le Maroc perd une manne naturelle importante dans un pays, qui déjà, possède peu de richesses minières. En 1958, lors d’une négociation entre les militants du FLN et les partis nationaliste marocains, Tindouf devait revenir au Maroc, une fois l’indépendance retrouvée. Mais l’Algérie rompit ce pacte en refusant ce qui revenait au Royaume. Une guerre courte débuta entre les deux pays voisins, dès 1963, puis depuis, restèrent en froid, la question du Sahara ne régla jamais le problème.

En 1974, au sommet islamique de Casablanca, le Maroc annonce qu’il récupérera le territoire du Sahara. Boumedienne refuse et affirme que le Sahara appartient au peuple Sahraoui. Le Maroc met sa promesse à exécution en annexant la région historiquement occupée par l’Espagne, en 1884, puis par la France. La rancœur algérienne subsiste en raison de la guerre, suite à cette annexion.

En mai 75, l’Espagne se retire du Sahara. Le 16 octobre 1975, la Cour Internationale de justice de la Haye saisie par le Maroc, reconnaît l’existence du lien de souveraineté entre la population sahraouie et le roi du Maroc, avant la colonisation espagnole. Le 6 nov. 75, une Marche verte est organisée, puis une guérilla faisant des milliers de morts, de part et d’autres et autant de prisonniers. Le cessé le feu n’interviendra qu’en 1991.

Chaque fois que le Maroc propose une solution, l’Algérie s’y oppose. Le Maroc est un pays ouvert sur deux mers,l’Algérie n’en possède qu’une.

Quatre séries de négociations, entre Marocains et Sahraouis, ont eu lieu aux Etats Unis par les Nations unies. Jamais de solutions abouties, car Alger met son veto, et ça n’avance pas. L’Algérie « contrarie la dynamique de négociation ».

Alger refuse d’ouvrir ses frontières, refuse de coopérer et profite de sa richesse pétrolière pour affaiblir le Maroc, en faisant par ex. du chantage avec ses partenaires comme l’Espagne. Chantage au pétrole et au gaz pour les obliger à retirer leur soutien au Maroc, comme cela s’est produit, encore en 2008, entre Bouteflika et Zapatero.

Pourtant le Maroc pacifique tente de mettre en place, tant bien que mal, une coopération afin que la région du Maghreb puisse en profiter : l’Union du Maghreb existe mais seulement sur le papier. C’est l’Algérie qui bloque, le Maroc a ouvert ses frontières avec l’Algérie, il n’y a plus de visas aux Algériens, la réciproque ne l’est pas.

Le Maroc avance un pied en occident et préserve une culture traditionnelle millénaire, c’est pour cela qu’il réussit à être aimé car plus pacifique que guerrier. L’Algérie possède un grand territoire et beaucoup de richesse, malgré tout, le peuple en pâtit. On la dit « démocrates » mais leur président Bouteflika est réélu jusqu’à sa mort, à défaut de n’avoir personne d’autres à proposer de mieux aux élections. Quand on sait la responsabilité du Pouvoir d’Alger dans les massacres perpétrés par le GIA et l’assassinat des moines de Tibéhirine avec la complicité des services secrets Français (avec le même chantage aux intérêts français dans le pays)!

Heureusement que le Maroc est pacifique sinon cela ferait longtemps que le Maghreb serait à feu et à sang. Surtout si le Maroc venait à revendiquer l’Algérie avant l’enclave de l’empire Ottoman (le Maroc a été le seul pays du Maghreb à échapper à l’emprise de l’Empire Ottoman, avec l’Egypte et d’une manière minime, la péninsule arabique)…

Les frontières françaises ont fini par diviser ce grand territoire qu’était le Maghreb (anciennement Ifriqiya). La colonisation a bien réussi à séparer ses peuples. Mais le Maroc est le plus ancien Etat nation, vieux de 12 siècles, difficile à déraciner !

Tout cela, je le dis sans patriotisme, je hais le nationalisme mais je reste partisane du grand et magnifique Maghreb. J’aimerais bien que les Algériens le comprennent pour stopper leurs insultes indécentes envers le royaume…

J’espère que les maghrébins mettront la pression sur leur gouvernement pour que Vive l’UNION DU MAGHREB ARABE, seule solution pour une indépendance réelle et contre l’ingérence occidentale !

UN MISSILE MYSTERIEUX LANCE AU LARGE DES CÔTES SUD DE LA CALIFORNIE

Au dessus de l’Océan Pacifique, un missile mystérieux a été aperçu le 08 novembre, au large des côtes sud de la Californie et a été filmé par un hélicoptère de KCBS News. La trainée de condensation spectaculaire (contrail) a pu être vue par tout Los Angeles. Mais personne ne sait qui a lancé ce missile et pourquoi ! C’est un vrai mystère que les Américains souhaitent très vite éclaircir.

Les images d’une qualité exceptionnelle ont été prises par l’hélicoptère KCBS News aux alentours de 17 h00, heure locale. L’emplacement du missile a été localisé dans l’Ouest de Los Angeles, dans le nord de l’île de Catalina, à environ 35 miles au large de l’Océan, à partir d’un sous-marin. Un porte parole de la Navy a certifié que ce missile n’appartenait pas aux leurs. Il ajoute qu’il n’y a pas eu d’opération de la Marine dans cette partie de la région depuis que la base d’Air Force de Vandenberg a lancé une rocket Delta II, le 5 novembre dernier. News 8 a montré la vidéo montrant les images du missile à l’ancien ambassadeur américain de l’OTAN et à un ancien sous-secrétaire de la Défense, ces derniers garantissent que ce missile n’est pas un Tomahawt.

La télévision MSNBC Media affirme que la Navy n’aurait jamais procédé à des essais de tir de cette envergure sans en avertir la population. D’autant plus que Barack Obama est pour l’heure en tournée en Asie et qu’il prévoit durant son voyage d’aller en Inde, en Indonésie, en Corée de Sud et au Japon.

Marika EL HAKI

HOMMAGE AU PHILOSOPHE RIDHA CHAÏBI

http://www.al-har.fr/blog/2010/10/29/hommage-a-ridha-chaibi/

Nous, étudiants en L3 d’IJAZA, à l’Institut International de la Pensée Islamique (IIIT), avons appris avec effroi le décès accidentel de notre professeur Ridha Chaïbi, le 21 octobre 2010, lors de son séjour en Tunisie. Aujourd’hui, plus que jamais, nous voulons nous associer à la douleur de son épouse, de ses enfants et à celle des siens. Nous  soutenons leur courage et leur patience dans cette épreuve difficile. Nos Du’a iront vers eux. La mémoire de ce cher professeur et des heureux moments passés ensemble continuera à illuminer nos existences. R. Chaïbi était de ces hommes de haute droiture, avec une exigence morale importante. Son souci et son effort  furent de faire apparaître la complémentarité des différences, de réconcilier les oppositions, de transcender les divergences. Aujourd’hui il n’est plus là. Mais il nous reste en mémoire sa forte présence, sa générosité, son enseignement. Nous avons eu à faire, à chaque fois, à un cours magistral dans lequel sa pensée propre n’y paraissait pas. Il respectait dans les moindres détails la pensée des grands penseurs.  Sa simplicité faisait de lui un « accoucheur des esprits » de la lignée des grands philosophes.

Une étudiante me rappelle un débat sur Karl Marx dans lequel Fatima était en désaccord sur la notion de partage. Ridha se faisait le chantre de l’argumentation marxiste qui laissait de plus en plus perplexe notre étudiante : «Tout le monde obtient la même chose, peu importe si l’effort fourni est grand ou moindre... ».  Fatima débattit avec Ridha Chaïbi, ne sachant s’il était sérieux ou s’il la provoquait volontairement. Ridha finit par clore le débat en ces termes : « Mais c’est parce qu’il te reste encore de la bourgeoisie en toi ! ». A ce moment précis,  Fatima se sentit désabusée, choquée même !  Ridha continua : « mais non, ce n’est pas moi qui parle, c’est Marx qui dit cela… ».  Il l’avait bluffée. C’était la pensée de Marx lui-même qui se trouvait devant nous ! Jusqu’au bout,  notre professeur n’avait de cesse qu’il ne nous ait transmis avec justesse et passion les pensées philosophiques qui ont fait l’histoire de l’Occident.

Il y a bien un domaine où sa pensée trahissait son combat pour les libertés. Quand il dispensait les cours sur l’analyse de La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.  « Que signifie liberté ? Pour nous aider à y répondre, Ridha passe par deux voies   opposées qui s’affrontent : les pensées du marxisme et de l’utilitarisme. Leur point  commun ? Récuser La Déclaration des Droits de l’Homme. En voici un aperçu :

La distinction marxiste entre les droits des  libertés. La déclaration française des Droits de l’Homme est une déclaration « formelle » pour « reconnaître et mieux dominer ». Ridha nous explique : «Quand on déclare un individu libre de  s’exprimer et quand il s’exprime et contredit les opinions de son patron ou de l’autorité, il se trouve être assassiné car privé de sa vie ou de ses biens, de son emploi. Cet individu agira donc de sorte que ses supérieurs  ne soient pas choqués et fera qu’il leur plaise. C’est une liberté  « formelle ». La seul liberté « réelle » c’est quand l’individu agit sans aucune crainte et ceci ne sera possible que quand on aura supprimé la propriété privée, celle-ci est source de tous les maux humains ».

L’utilitarisme des libéraux : une liberté individuelle sans limite. Pour d’autres raisons que les marxistes,  les utilitaristes considéraient  La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens comme un « contresens philosophique ».  Le Professeur Chaïbi nous éclaire encore : « On ne pourra jamais donc définir, selon eux, des principes moraux qui seraient universels et prétendre que ceux-ci sont les principes même de la raison « Selon la nature humaine il faut… », « Selon la raison il faut… ». Pendre la raison, la nôtre pour  témoin, est  irrationnel puisque la raison évolue « selon un calcul des plaisirs et des peines » et celles-ci évoluent selon les circonstances et les structures. Parler donc d’une déclaration universelle c’est vouloir se substituer au vrai décideur qui est l’individu. On a plus asservi, par cette déclaration,  l’individu que l’on a libéré ce dernier… ». Il nous obligea  à ouvrir notre esprit ; ce fut bien qu’il le fasse à travers le contenu de cette Déclaration.

Une autre étudiante, F. D., se souvient de sa particularité à provoquer : « Ses interventions parfois brutales auraient pu choquer, braquer mais sa compétence était tellement avérée qu’il n’y persistait aucune réaction négative de la part des étudiants. Sa droiture et sa simplicité, sa capacité d’accueil au sourire radieux, d’un accès facile aux savoirs didactiques  faisaient de lui un être sincère et bon ».  Notre professeur nous aiguisait à la pensée critique avec la finesse d’esprit qui représentait toute sa personnalité.

Le  décret de Dieu voulut que le terme de sa vie coïncide avec l’immense bonheur d’avoir été promu  maître de conférences à la faculté de lettres de l’université de Kairouan (Tunisie). Et comme naguère les Compagnons, ce docteur en philosophie mourut sur le chemin de l’Hijra. Puisse Dieu l’honorer en son sein et continuer à travers nos esprits  l’œuvre qu’il a semée. Ce sera à l’occasion de la remise du diplôme de la IJAZA, qui marque l’histoire de la toute première promo et du lancement du 3è cycle, que tous les professeurs et les étudiants rendront un dernier hommage à notre défunt Professeur  Ridha Chaïbi,  le 1er novembre 2010 à 18h30. Nous pensons, pour l’occasion, baptiser cette promo 2010 par son nom.

Marika EL HAKI

Journaliste islamologue et étudiante à l’IIIT.