DROIT DE REPONSE AUX REACTIONS DES INTERNAUTES SUR MA VISION DE L’ISLAM

Des centaines de commentaires suite à mon intervention chez MetaTV. Je ne m’attendais pas du tout à ces nombreuses  réactions dont certaines sont davantage à imputer aux trolls qu’à des êtres doués de raison. Certaines cricapture metaTV Islamtiques sont légitimes et je tiens à répondre sur mon blog à celles-ci, si elles sont constructives mais je ne perdrai pas mon temps à répondre aux écervelés ni aux « sectaires-de-la-science-infuse ». Ces derniers n’ont aucun argument ni sur le fond, ni sur la forme de mes interventions. On voit bien qu’ils sont là pour scruter la moindre parole pour discréditer en entier les vidéos. En réalité, ils n’arriveront pas à déconstruire l’analyse des questions liées à des concepts islamiques ou aux hommes qui ont fait l’Histoire de la civilisation arabo-islamique des premiers temps de l’islam. Ceux qui m’insultent ad hominem ont été coupables de calomnie sur ma personne, mon honneur et ma piété. Ceux-là ne sont pas musulmans car les Musulmans connaissent les  fondamentaux de l’islam quant aux grands pêchés qui font sortir de l’islam et qui les jetteraient illico en enfer.

La diffamation c’est d’accuser quelqu’un(e), femme ou homme, de quelque chose qui touche sa dignité, son honneur ou sa piété. La simple accusation est une diffamation qui a le statut de harâm/ interdit absolu, par le Coran, la sunna et le consensus de la communauté musulmane. Et l’implication directe de ce péché c’est d’être puni immédiatement, d’être déchu de son droit de témoin, avoir le statut de pervers / fâsiq, de recevoir la malédiction dans la vie et après la mort et enfin d’être châtié d’un châtiment terrible. Cela est mentionné dans les versets suivants :

Allah dit dans la sourate la lumière versets 4 et 23 : « Ceux qui accusent les femmes honnêtes sans pouvoir produire quatre témoins, punissez-les de quatre-vingts coups de fouets et n’acceptez plus jamais leur témoignage : ceux-là sont des pervers.»

« Ceux qui calomnient des femmes honnêtes, chastes et croyantes seront maudits en ce monde et dans l’Autre ; un châtiment terrible les attend.»

Le cas de ces personnes devient plus grave encore lorsqu’ils propagent leur diffamation parmi les croyants pour porter atteinte aux innocents. A ce moment là, ils rajoutent à leur péché initial, celui de le propager ; Dieu dit à ce sujet : « Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants subiront un châtiment douloureux en ce monde et dans la vie future. Dieu sait, et vous, vous ne savez pas !» (La Lumière 19)

Ce genre de personnes, Dieu leur a consacré toute une sourate pour les avertir et les menacer : « Malheur à tout calomniateur sarcastique… » donc là il y a une menace explicite de la part de Dieu et cette menace terrestre sera exécutée dans le jugement dernier, lisez : « ..Mais non !… Il sera précipité dans la Hutama… » qui n’est autre chose que : « …. le Feu de Dieu jamais éteint, qui pénètre dans les entrailles, jusqu’à les enfermer dans d’immenses colonnes.» (Le Diffamateur)

Voila ce qui attend les calomniateurs qui, pas seulement inventent des histoires mais les propagent également.

Le Prophète a dit : « certaines personnes prononcent des mots qui les font chuter en enfer…» (Sunan) et à Mu‘âd il a dit : « mais qu’est-ce qui ramène les gens en enfer autre que la semence de leur langue…» (Ahmad et Tirmidî), et à tous les musulmans il a conseillé : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il ne dise que du bien ou qu’il se taise…» (Bukhârî et Muslim d’après Abû Hurayra) et Dieu avertit : « l’homme ne profère aucune parole sans que se tienne auprès de lui un observateur prêt à inscrire.» (Coran qaf 18)

Comment doit-on se comporter face à ses personnes :
Les psychologues disent que ces genres de personnes sont atteintes psychiquement, car soit, elles sont frustrées et ne réussissent pas leur vie, soit elles sont haineuses et veulent détruire, tel un pyromane qui met le feu partout.

Dieu nous ordonne de négliger ces personnes et de ne leur accorder aucune attention, Il dit : « Et n’obéis pas au vil prêteur de serments, au diffamateur qui répand la calomnie, à celui qui interdit le bien, au transgresseur, pécheur invétéré…» (La Plume 10-11) et le Prophète (sws) nous met en garde : « aucun diffamateur n’entrera au paradis…» (Abû Dâwûd et Tirmidî) le Prophète indique la tombe de deux personnes qui subissent un châtiment douloureux et dit : « ils se font châtiés…l’un d’eux était un propagateur de calomnie…» (Bukhârî et Muslim).

Ce que disent les savants :
L’imam Ghazâly
dit :  » le calomniateur aura deux langues le jour dernier ; une qui témoigne contre lui, qu’il a écouté attentivement le diffamateur, et l’autre témoigne qu’il a propagé la diffamation. Est calomniateur toute personne qui révèle un mal pour ou contre une personne. Est calomniateur, celui qui propage la calomnie par la parole, l’écriture, le geste ou l’allusion. Tout ce qu’on n’aime pas révéler, si on le révèle est une calomnie, vrai ou faux. La calomnie c’est de révéler les défauts de quelqu’un ou d’inventer. L’islam interdit de révéler les défauts des gens, même si c’est vrai, sauf dans le cas ou on combat un criminel. Ghazâly continue : quand on nous ramène une histoire sur quelqu’un, il faut adopter l’un des comportements suivants :

  • qu’on ne le croit pas du fait que le Coran témoigne que celui qui transmet une calomnie est un pervers / fâsiq (les appartements v19)
  • qu’on le conseille d’arrêter de propager le mal parmi les croyants.
  • Qu’on le déteste comme Dieu le déteste, ceci est obligatoire.
  • Qu’on n’accuse pas la personne diffamée, car Dieu dit : « O vous les croyants ! Évitez de trop douter (sur autrui) car une partie des doutes sont péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non !) vous en aurez horreur. Et craignez Dieu. Car Dieu est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux.» (les appartements 12) donc, il suffit de douter de son frère pour être assimilé à un mangeur de chaire humaine, ce sera pire si on diffame contre lui.
  • Qu’on n’espionne pas suite à une calomnie contre quelqu’un car Dieu a dit : « n’espionnez pas…» verset ci-dessus.
  • Qu’on ne raconte pas l’information qu’on a reçue pour ne pas tomber dans la calomnie Dieu dit : « ne médisez pas…». Ghazâly dit : un homme a informé le Calife Omar Ibn Abd Al-Azîz sur quelqu’un. Omar lui a dit : sache que si tu es déjà un pervers en vertu du verset : « si un pervers vous vient avec une information, examinez-la…» et si on trouve que tu mens tu es concerné par ce verset : «…grand diffamateur, grand colporteur de médisance…» (la plume 11). Mais si tu vaux mieux que cela, ne colporte jamais et on te pardonne. L’informateur répond : pardonne-moi ô commandeur des croyants, je ne colporte plus jamais.
    Les maitres spirituels disent : « la diffamation du diffamateur est plus grave que les actes de Satan, car Satan se cache en commettant le mal et lui il persiste dans la diffamation». Le comble de tout cela c’est que plus on calomnie quelqu’un plus il prendra de nos hassanat/ récompenses, jusqu’à épuisement total. Ensuite on sera mis au châtiment, comme dit le Prophète (sws). Et le Coran affirme : « quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu’auprès d’Allah cela est énorme.» (Lumière 15). Louange à Dieu et que la prière soit sur ses messagers.


    Ceci dit, je peux maintenant répondre à mon questionneur, François, qui m’écrit gentiment sur mon blog :
    « On vous présente sur Méta TV comme islamologue. Je souhaiterai simplement vous poser 2 questions :
    Dans quelle université ou auprès de quel savant avez vous étudier ?
    Etes vous arabophone (je parle ici d’arabe littéraire et non pas du dialectale marocain) ? Bref pensez vous être en mesure de parler d’Islam au grand public?
    Je tiens à vous dire que j’ai beaucoup apprécier les émissions dans lesquelles vous avez reçu Oméro Marongiu et Eric Geoffroy.
    Je ne doute pas de vos intentions, bien au contraire, mais n’êtes vous pas en train de desservir votre cause en prenant la parole sur des sujets que vous ne maitrisez pas forcement.(pour ce qui est du voile, votre analyse me parait être un copier coller un peu hésitant des idées de Tareq Oubrou et Oméro Marongiu, deux personnes que j’apprécie particulièrement).
    En Fait une troisième question me vient à l’esprit :
    Pensez vous avoir le bagage nécessaire pour défendre vos idées devant un savant ou un théologien qui serait en désaccord avec ces positions?

Qu’Allah vous benisse »

Ma réponse :
Bonjour François

Pour commencer, je vous remercie pour votre commentaire et pour votre intérêt pour mes deux émissions « Islam & Spiritualités » que vous avez regardées et appréciées et pour la critique de mon intervention chez MetaTV. C’est l’occasion de répondre aussi pour les internautes qui s’interrogent comme vous et pour mes détracteurs. Ce qui suit est un droit de réponse. Je vais donc vous répondre au mieux à vos questions pour dissiper vos doutes. J’ai lu que vous me questionnez sur cinq points et non pas trois :

  1. Dans quelle université ou auprès de quel savant avez vous étudier ?
  2. Etes vous arabophone (je parle ici d’arabe littéraire et non pas du dialectale marocain) ?
  3. Bref pensez vous être en mesure de parler d’Islam au grand public?
  4. mais n’êtes vous pas en train de desservir votre cause en prenant la parole sur des sujets que vous ne maitrisez pas forcement (NDLR : j’imagine que c’est à propos du voile)
  5. Pensez vous avoir le bagage nécessaire pour défendre vos idées devant un savant ou un théologien qui serait en désaccord avec ces positions?

1) J’ai entrepris ma recherche sur l’islam depuis mon adolescence. Je n’ignore pas qu’il faut plus d’une vie pour étudier l’Islam (je parle de la civilisation historique, la religion, les cultures et les communautés musulmanes), je chemine donc depuis plus de 30 ans et il m’arrive à force d’étude et d’expérience de déconstruire certaines certitudes ! J’ai sanctionné mes connaissances à l’Institut International de la Pensée Islamique (l’IIIT France) où j’ai étudié jusqu’en deuxième année de Master, non achevé hélas, l’institut étant fermé avant la fin du 1er semestre! Cela ne m’a certes, pas empêchée de poursuivre mes recherches. Leur site internet se représentait ainsi :

« L’Institut International de la Pensée Islamique (IIIT) est une institution de recherche, indépendante, de type académique et culturel, spécialisée dans les questions relevant de la pensée islamique contemporaine. L’Institut a été fondé aux Etats Unis d’Amérique en 1981, après une décennie de travail en réseau interdisciplinaire, qui avait rassemblé des penseurs et chercheurs de cultures musulmanes au sein de l’AMSS (Association of Muslim Social Scientists).L’IIIT possède des représentations et des bureaux dans plusieurs capitales à travers le monde, et ce dans le but de mettre en oeuvre ses activités et ses programmes. L’IIIT France a ouvert ses locaux parisiens en 2000. Il a commencé à tisser des liens privilégiés avec les différentes strates du monde universitaire, de la société civile, et de l’islam de France »

http://www.saphirnews.com/agenda/Licence-d-etudes-islamiques-interdisciplinaires_ae30632.html

Parallèlement je suis diplômée en journalisme (IPJ) donc le titre d’islamologue, je ne l’ai pas volé, je vous rassure !

J’ai aussi complété l’Ijaza (Licence en sciences Islamiques Interdisciplinaires) d’un diplôme en Sociologie de l’Islam aux USA, à Washington. Ainsi indiqué sur le site d’IIIT Fairfax Institute USA « completed an intensive certificate program on History and Sociology of Islam in America at The Fairfax Institute at IIIT » : http://www.iiit.org/NewsEvents/News/tabid/62/ArticleType/ArticleView/ArticleID/129/PageID/121/Default.aspx

Quelques sources pour aiguiser votre curiosité, et si vous ne connaissez pas l’institut réputé à travers le monde, voici un lien trouvé sur le site-siège aux Etats-Unis à Washington : http://www.iiit.org/NewsEvents/News/tabid/62/articleType/ArticleView/articleId/75/IIIT-France-Center-of-Scholarly-Meetings.aspx
(sur la photo en haut à droite, je figure 9ème en partant de la gauche)

Les savants, de qui j’ai pris ma science, sont très éclectiques, c’était justement la visée recherchée pour l’enseignement des sciences islamiques interdisciplinaires dispensé à IIIT France :
Mes professeurs dont de nombreux savants en sciences islamiques sont : le Professeur Eric Geoffroy surtout pour le sufisme, la civilisation arabo-musulmane et les courants de pensée en islam entre autres ; Dr. Tahar Mahdi en Fiqh, science des Hadith, science du Coran qui sont l’exégèse, l’herméneutique, la Sira/biographie du Prophète (sws) ; Dr Mestiri en ‘Aqida/Dogme et Ethique islamique, courants de pensée en Islam, philosophie Islamique et aussi Mahbouba Merchaoui pour les mêmes matières (oui j’ai aussi apprécié d’apprendre la science d’une femme !). J’ai eu l’honneur durant plus de quatre ans et surtout la chance suivre un autre son de cloche très différent de ce qu’on apprend ailleurs et Ô combien riche, grâce à notre regretté et grand spécialiste des langues sémitiques, l’historien Mahmoud Azab (RahimouAllah), décédé le 29 juin 2014. Il avait terminé sa carrière auprès du grand Mufti d’Al Azhar (Egypte) en tant que conseiller pour le Dialogue entre les peuples. Je pense souvent à lui et à notre grand philosophe et amoureux de la Liberté, Dr Redha Chaïbi (RahimouAllah) qui nous a enseigné « Aux sources philosophiques de la pensée Occidentale » et la civilisation arabo-musulmane, aussi décédé le 21 oct. 2010. J’avais d’ailleurs dédié un hommage, publié deux fois et à lire ici en pdf ou en version numérique, si vous le voulez bien ici : http://www.lescahiersdelislam.fr/Hommage-au-professeur-Ridha-Chaibi-m-2010_a495.html

Nous avons appris aussi de Ghaleb Bencheikh, du regretté Mohamed Arkoun (RahimouAllah) pour l’histoire et les courants de pensée en Islam, Tareq Oubrou pour la spiritualité, (séminaires), pour la socio-politique du monde arabo-musulman : Elyamine Soum et la sociologie Elyamine Settoum… Et pour les non-musulmans, nous avons suivi les séminaires de Franck Frégosi, Raphaël Logier, Bernard Reber du CNRS : http://cerses.shs.univ-paris5.fr/spip.php?article113
Je ne peux pas énumérer ici, tous les professeurs qui se sont dévoués pour nous former à la pensée islamique et au monde contemporain, ils sont nombreux et nous leur seront toujours aussi reconnaissants.

2) Pour la langue arabe, j’ai évidemment sanctionné, durant le même cursus, un peu plus de quatre années la langue et littérature arabo-musulmane, accentuée sur l’arabe coranique puisque c’est au travers du Noble Coran que l’enseignement se dispensait et sur la poésie arabe. Je suis donc arabisante, c’est-à-dire que je peux lire dans le Texte pour mes études. Sachez François, qu’il n’est pas obligatoire maîtriser l’arabe et d’être né arabophone ou Musulman pour comprendre les Textes scripturaires de l’Islam, tant que le scientifique s’accommode de plusieurs traductions (français/anglais/allemand) pour se référer aux Textes arabes ; tant qu’il garde une distance nécessaire pour être objectif dans sa recherche pour la vérité.

3) Etre en mesure de parler au grand public ? Je pense que c’est une obligation pour tout(e) Musulman(e) de transmettre le savoir qu’il a reçu et faire part de son Ijtihad et de sa critique. Si un savoir est caché, on devient Kufâr, selon la définition de Jacques Berques (Kufâr venant de la racine « K F R » et du verbe « kafara » signifiant « occulter », « cacher », « couvrir » la vérité de façon volontaire ou dé-négateur, celui qui se refuse à reconnaître la Vérité)

4) Desservir ma cause en parlant de sujet que je ne maîtriserais pas forcément ? J’ai répondu durant trois heures et demi sur des thèmes aussi divers qui demanderaient justement d’être développés un par un durant une seule émission. J’ai parlé pour un grand public, je ne voulais pas les inonder de versets de Coran avec leur références, ni détailler chaque article de foi ou de fiqh, encore moins leur parler l’arabe qu’ils ne connaissent pas. Cela n’aurait pas intéressé les non-Musulmans. Concernant les Musulmans, je sais que beaucoup ne donnent de l’importance à l’apparence du savoir (réciter des versets du Coran à tout va) et à l’apparence du (de la) Musulman(e) (femme voilée ou homme à barbe). Mais ne s’attarde jamais sur l’étude des terminologies, la philologie, ou sur l’histoire académique, ni sur les circonstances de révélation (asbab al nuzul). Les Musulmans, dans l’écrasante majorité n’étudient pas les autres corpus (Torah et Évangile) ni les écrits de leurs théologiens (chrétiens et juifs) qui, pourtant font partie du même Livre, c’est pourtant primordiale pour saisir la Révélation et reconnaître qu’avec les gens du Livre nous sommes interdépendants pour la compréhension de la Parole de Dieu.
Dans l’Evangile, Jésus, le Messie (paix sur lui) nous dit : « Gardez-vous des faux prophètes (j’entends ici les gens qui viennent à moi avec des sermons et des leçons de morale). Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Ce passage ci-dessus n’est pas en contradiction avec la Parole coranique, il va même la compléter avec harmonie. Quel dommage que la plupart des gens n’en sont pas conscients !

Il est évident pour moi que les œuvres des Hommes ont dépassé largement le cadre du Coran et de la Sunna du Prophète (sws). Passer sa vie à apprendre « par cœur » les versets coraniques et les Hadith prennent beaucoup de temps et fait l’impasse sur la compréhension du texte coranique et du modèle du Prophète (sws).

Al Farabi dit que la compréhension du Coran doit passer avant le « par cœur » du Coran car il vise à : « graver le sens de ces expressions dans l’âme de l’auditeur […] Mieux vaut comprendre car la mémorisation s’applique davantage aux mots et expressions, c’est-à-dire aux détails […] ce qui est infini ou presque et n’a guère d’utilité ni pour les individus ni pour les catégories […] Quant à la compréhension, elle se préoccupe du sens, des universaux, des lois — choses limitées, finies et qui sont les mêmes pour tous. Celui qui s’engage dans cette voie y trouve profit. De même, dans les activités qui lui sont spécifiques comme l’analogie, l’organisation, la politique et la prévision des conséquences, si l’être humain devait n’apprendre que les détails, il ne serait pas à l’abri de l’erreur […] En revanche, celui qui s’appuie sur les principes et les concepts généraux et à qui on expose quelque chose peut se référer à ce qu’il a compris des principes et comparer ceci à cela. Il est donc clair que la compréhension est préférable à la mémorisation. »

Enfin dans votre dernière analyse quand vous dîtes : « n’êtes vous pas en train de desservir votre cause en prenant la parole sur des sujets que vous ne maîtrisez pas forcement (pour ce qui est du voile, votre analyse me parait être un copier coller un peu hésitant des idées de Tareq Oubrou et Oméro Marongiu…) »

Comment pouvez-vous me dire cela ? Je travaille le concept du voile dans les Usuls, les Hadith, les chroniques et l’histoire y compris pour l’angle politique contemporain, depuis 1995 ! J’ai soutenu mon mémoire devant des sommités de la pensée islamique, justement sur un sujet qui aurait pu desservir ma note : « Le voile « islamique » : Critique historico-juridique de la Tradition, de l’Exégèse au Maqasid al Shari’a ». Pourtant, j’avais bien fait ! Bien au contraire de mes craintes, mon travail a été salué par tous y compris par le plus de rigueur sur le voile, Dr Tahar Mahdi, Imam et Faqih, membre du Comité de la Fatwa européenne. J’ai eu 18/20. Il suffit de lui demander !

J’ai en effet paru hésitante sur la partie du « voile » dans ma vidéo n°4 pour différentes raisons :
A) je venais de passer 3 h 15, en direct, à répondre aux questions de TEPA avec à peine trois pause de quelques minutes. Il était minuit quinze, j’étais épuisée (ça se voit d’ailleurs, je peine et ma mémoire me faisait défaut) et on me demande de répondre sur le voile en un temps record à propos d’un sujet sensible ! J’ai bien sentie le piège…
B) Mon livre est en contrat d’édition et donc je ne peux pas divulguer toute ma recherche… Je vous laisse le soin d’attendre sa publication, pour lire mes recherches.

Au moment de de l’interview que Mr Oubrou a donné au Monde, il n’avait pas à ce moment là, divulgué sa recherche et d’ailleurs, je n’ai lu ou entendu un développement de ses recherches sur le voile, ailleurs que sur la radio webTV EDC. Il existe, à ma connaissance, que l’émission d’Islam et Spiritualités que j’ai produite et réalisée, dans laquelle justement, j’ai pu le questionner à ce sujet. Vous ne devez pas avoir regardé mon interview avec Tareq Oubrou ?! La voici et ouvrez bien vos oreilles. Il était difficile avec Mr Oubrou, que je respecte beaucoup, d’en placer une et de développer mon raisonnement. Mais je salue son courage d’évoquer ce sujet tabou, tellement tabou que si quelqu’un ose le faire, il est vite catalogué « en dehors du consensus » ou « d’ignorant » alors que justement, le voile est un sujet de divergence depuis plus de 14 siècles.

Il était donc justement question du voile avec Monsieur Oubrou mais il ne voulait pas que l’on s’éternise là-dessus :

Et je le comprends !  C’est de suite l’anathème par une horde d’excités s’empressant de nous critiquer méchamment sans même tenter de poser publiquement la question ou d’en débattre sereinement. Ce n’est pas dignes des Musulmans des premiers siècles qui étaient eux très ouverts à l’éthique du désaccord. Beaucoup se sont défoulés sur mes vidéos de MetaTV. Je les remercie, pour les hassanat et la pub qu’ils me font, puisque c’est à vocation d’être vue par le grand monde…

6) Je conclue, enfin, avec votre cinquième question : « Pensez vous avoir le bagage nécessaire pour défendre vos idées devant un savant ou un théologien qui serait en désaccord avec ces positions ? » :
Je vous laisse le soin de deviner après tout, j’ai déjà répondu plus haut. Je peux seulement vous dire que je ne suis pas assez sotte pour ignorer ce qui m’attend quand je défends mes idées. J’ai juste l’assurance de mon travail et que Seul Dieu est mon juge.

Ais-je répondu comme vous l’attendiez ?

Que Dieu vous bénisse aussi.

Fraternellement,

Marika

MA vision de l’Islam en direct durant 3h30

Invitée à la libre antenne de MetaTV en direct pour répondre aux questions des internautes et de TEPA, animateur et président de la chaîne. Vidéo en trois parties :

Une autre vision de l’Islam 1/4 :

Une autre vision de l’Islam 2/4 :

Une autre vision de l’Islam 3/4 :

Une autre vision de l’Islam 4/4 :

Je ne répondrai aux messages de critiques que s’ils respectent l’éthique du désaccord. A bon entendeur, je vous salue !

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Religions : Réformez le dialogue Islamo-chrétien !

photo dialogue islamo chretien reformeAux yeux du musulman, l’obstacle premier à un véritable dialogue -malheureusement bien rare réciproquement- viendrait d’un refus des chrétiens. Au yeux du Chrétien, l’obstacle premier à un véritable dialogue viendrait d’un refus de se comprendre.

« Voyez, dira le musulman, nous vénérons Jésus comme un très grand prophète, nous tenons l’Évangile pour Loi révélée ; pourquoi à votre tour n’admettriez-vous pas que Muhammad fut prophète et le Coran une Loi prophétique ? Nous ne demandons pas aux chrétiens de n’être plus chrétiens, nous demandons d’accorder à notre Prophète et à notre Loi la même compréhension dont nous témoignons à l’égard de leur Prophète et de leur Loi. » 

(l’article complet a été publié en 2013 sur le site : Maghrebnaute.com)
La Loi prêchée par Jésus n’est donc pas mise en cause, c’est le point le plus positif. Mais alors quels sont les entraves à un véritable dialogue entre ces deux communautés de même croyance ?

Les Musulmans ont plein d’argumentations tirées du Coran, Parole de Vérité, pour convaincre les Chrétiens qu’ils se trompent et concluront la discussion  par un constat sévère :

« De même que le judaïsme refusa la mission de Jésus, de même les chrétiens récusèrent la mission de Muhammad. »

Hélas, le point crucial de la discorde entre Chrétiens et Musulmans, est l’accusation de « manipulation » de la Bible clamée de façon péremptoire par toute une tradition musulmane. Quoi de plus évident pour tout musulman qui se respecte ? Les références coraniques sont nombreuses qui attestent, selon eux, de la « manipulation » de l’homme dans les Écritures (Evangile et Torah).

Nous imaginons bien qu’une telle accusation est vécue par les adeptes du christianisme comme une injustice !

Il est important de porter à la connaissance des Musulmans qui l’ignoreraient, comment des savants reconnus du monde arabo-musulmans avaient interprété un terme qui aujourd’hui prend un sens qui va à l’encontre de sa réelle signification. Ce terme « manipulation » est traduit faussement; en effet toute une tradition musulmane entendent « falsification » des Écritures. Les sources sont peu prolixes en la matière pour faire entendre aux Musulmans que les autres livres révélés -entendre la Bible dans son entier- ne sont pas obsolètes. Bien au contraire, il existe une autre tradition musulmane, de commentateurs Musulmans qui reconnaissent comme authentiques les textes en l’état actuel tels la Tôrâh et les quatre Évangiles :

Al Ghazali (mort en 1111) et plus étonnant encore, Ibn Qayyim (mort en 1350 et précurseur des salafiyya), ainsi que de nombreux auteurs contemporains entendent « manipulé » au sens métaphorique d' »interprété ». Cette attitude à partir d’une base commune du texte reçu des Evangiles, fut celle des plus éclairés des apologistes musulmans.

Al Ghazzâli dans son oeuvre « le Qustâs », écrit :

« Si l’on te demandait, par exemple, de réciter au lieu de la shahada du musulman, celle-ci qui n’est pas coutumière  « point de divinité, si ce n’est Dieu; et Jésus est l’Envoyé de Dieu », tu récrierais en disant que c’est la formule des chrétiens… Et pourtant cette formule est vraie, et le chrétien n’est détestable ni à cause d’elle ni à cause de ses autres articles de foi, sauf deux ; l’un : Dieu est le troisième de Trois,  et l’autre : Muhammad n’est pas un Envoyé de Dieu ; car tous les autres [fondements du christianisme] sont vrais. »

C’est dans cet objectif de rapprochement entre le christianisme et l’islam et en accord avec les textes scripturaires qu’il réfute la divinité de Jésus. Dans une autre oeuvre « al Radd al-jamil », Al Ghazzâlî s’appuie directement sur l’exégèse de six passages des Evangiles :

« Dans les deux premiers, dit-il (Joa., 10, 30 et 17, II), Jésus semble se dire Un avec le Père, donc Dieu; dans le troisième (id., 17, 16-18), il se présente à la fois comme homme et comme Dieu; dans les trois autres (Joa., 17, I-3 et 8, 39-49; Marc, 13, 32), il se présente à la fois comme moindre que le Père, et donc comme un homme. »

L’argumentation ici de Ghazzâli est de démontrer que les trois derniers seuls sont de valeur objective. Les trois premiers passages des Evangiles cités sont l’expression d’un état d’union mystique de rare intensité, et que Jésus avait, par un privilège prophétique, n’appartenant qu’à lui seul, entre tous les Prophètes et les saints, le droit de formuler ainsi. Mais il n’a aucunement voulu enseigner ce que les chrétiens appellent le hulûl, que Ghazzâlî définit comme l’union des substances (divine et humaine)(1) ; Ainsi sa « réfutation » est avant tout un désir de dialogue entre musulmans et chrétiens. L’ouvrage insiste sur la foi en Dieu, commune à l’Islam et au christianisme et sur les valeurs religieuses et humaines que les deux religions se doivent de promouvoir dans un monde matérialisé contemporain. Les différences « dogmatiques », sans être minimisées, sont mises au second plan.

En cela, al Ghâzzalî et d’autres après lui s’efforceront d’entendre la Trinité chrétienne, en un sens, comme inspirée du monothéiste pure (eh oui vous ne rêvez pas !). « Les « Trois Personnes » ne sont que « différents aspects » de l’unique Essence divine : « Le Père comporte donc la notion d’Existence, le Verbe ou Fils, celle de Connaissant, le Saint-Esprit le fait que l’Essence du Créateur est connue. » ou dans un contexte philosophique aristotélicienne : « le Père est l’Essence divine, (l’Intellect pur); le Fils ou Verbe (l’Intelligence en acte); le Saint-Esprit, l’Objet connu(3). Selon lui, ces formulations n’ont rien à voir avec le problème de la divinité de Jésus(4).

On sera encore étonné quand Ghazâlî semble avoir fait sienne une tendance shi’ite qui envisage la crucifixion de Jésus comme crucifixion réelle (mort du corps); elle ne serait cependant, comme le Coran l’indique, qu’une apparence, puisque l’âme en état d’extase aurait aussitôt rejoint Dieu (5).

L’Évangile de Jésus est Parole divine, oui !  Mais pas l’Évangile lu et interprété (« manipulé ») par les docteurs des Églises chrétiennes : Paul d’abord, les Conciles et le développement historique des Églises aux yeux des musulmans, ne sont qu’interprétations humaines. C’est dans ce cas-là, et seulement dans ce cas seul, que le Coran à maintes reprises, les condamne sévèrement. Je ne parle donc pas ici des polémistes qui renvoient à la pensée idéologique politico-religieuse répandue aujourd’hui, qui consiste à croire que ces chrétiens se sont détournés du salut promis aux croyants et de ce fait leur foi n’est plus une foi salvatrice. Cette confusion est directement liée à la méconnaissance des écrits classiques musulmanes et des études modernes orientalistes sérieux tels Louis Gardet, Massignon, W. Montgomry Watt, Tor Andrae, Miguel Asîn y Palacios, Lammens, Rogez Arnaldez, Jacques Berque et de tant d’autres

Il est intéressant par exemple de voir qu’une sommité musulmane comme Al Ghazzâlî, s’interrogeant sur les chrétiens byzantins (rûm) de son époque, déclarent : « que la plupart d’entre eux « sont englobés dans la Miséricorde divine ». Il établit ainsi trois cas :

a) ceux qui n’ont pas entendu parler de la prophétie de Muhammad (ç) : ceux-là sont excusés, cela signifie qu’ils auront le salut s’ils restent fidèles à leur Loi;

b) les voisins des terres musulmanes, ou qui même vivent mêlés aux musulmans, qui ont entendu parler de Muhammad et n’ont aucun motif de ne pas admettre sa prophétie et ses miracles, mais qui ont refusé cet appel ou ne se sont pas souciés d’en examiner la portée et la valeur : ce sont les infidèles (à rapprocher de Kafirûn, du verbe kafara :occulter une vérité, dénégateur, selon la traduction de Jacques Berque), qui ont dévié de la ligne droite ;

c) ceux enfin auxquels est parvenu le nom de Muhammad, mais qui, depuis leur enfance, l’ont entendu traiter de faux prophète : « ceux-ci, à mon avis, sont dans le premier cas ». Car les mensonges dont on les a abreuvés au sujet de Muhammad ont faussé leur jugement sans que cela soit de leur faute. Cet état de choses ne leur permette plus d’enquêter sur le bien-fondé de la religion musulmane.

Il va même encore plus loin :

« A supposer enfin qu’un homme entreprenne cette recherche en tout loyauté : s’il meurt avant d’avoir atteint la vérité complète, il sera pardonné lui aussi, et bénéficiant de la vaste Miséricorde d’Allah. »(6)

Enfin Il conclut : « Elargis donc la Miséricorde du Très-Haut, et ne mesure pas les choses divines aux étroites mesures officielles. »

C’est plus particulièrement dans ce même esprit que les réformistes modernes (de la Nahda), suivis des réformistes actuels du monde musulman, ont commenté ce texte en référence au Coran :

« Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d’entre eux a cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n’éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé. » II:62.(7)

Rashid Ridâ, élève de Mohammed ‘Abdou(8) déclare avec une parfaite symétrie entre les différentes communautés croyantes :

« Pas de problème pour ne pas ne pas faire de la foi en Muhammad une condition (de la vrai foi). Car le discours coranique porte sur la façon dont Dieu traite chaque secte ou communauté croyant en un prophète et une révélation. En particulier toute religion qui pense que son salut dans l’Au-delà sera assuré parce que musulmane, juive, chrétienne ou sabéenne, par exemple. Or Dieu dit que le salut ne sera pas le fruit des « races religieuses », mais uniquement le fruit de la foi authentique et de son emprise sur l’âme, et des oeuvres qui améliorent la condition des hommes (…). Les adeptes des religions divines, -ceux que la prédication d’un prophète a touchés sous son vrai jour (…)- s’ils croient en Dieu et au Dernier Jour selon le mode authentique de croire qu’à exposé leur prophète, et s’ils accomplissent les bonnes oeuvres, ceux-là seront sauvés et récompensés auprès de Dieu. Mais s’ils croient selon un autre mode, non authentique (…), ils n’obtiendront rien de ce qui a été promis. Il recevront  au contraire le châtiment dont d’autres versets les menacent. Tel sera également le cas de ceux qui croient en parole, mais sans les oeuvres. »

Pour illustrer cette pensée, nous dirons que si un chrétien est sauvé, ce n’est pas son appartenance à une Eglise, mais sur sa fidélité à la vraie parole de Jésus. Ce chrétien là est, par cette évidence, tout proche de la foi musulmane authentique. Du temps d’Abraham, il n’y avait ni Juifs, ni Chrétiens, donc pas de « races religieuses », mais la foi vrai (hanif) est celle d’Abraham qui n’était ni Juif, ni Chrétien ! Peu importe les diverses expressions pour adorer Dieu. A partir du moment où les exigences morales et sociales que demande la foi foncière, sont respectées. C ‘est pourquoi il est souhaitable -en résurgence même aujourd »hui- que chacun entende la parole de l’autre et la reçoit dans son coeur, si bien évidemment « aucun obstacle insurmontable ne l’en empêche, et si aucun préjugé invincible ne vient l’en détourner »(9). L’affinité entre croyants est ordonné par Dieu. C’est en cela que Louis Gardet en bon chrétien, aborde la question de l’attitude chrétienne envers l’Islam :

« l’Islam, certes est religion, et comme tel centré sur le Coran. Mais de par l’enseignement coranique lui-même, de par l’évolution et la constitution historiques du monde musulman, l’Islam est tout ensemble religion, communauté, culture, civilisation ».

Si cette unité complexe de cet ensemble de concepts n’est pas comprise, utopiques seront les débats dogmatiques. C’est sur le plan de la culture et de la civilisation que le dialogue doit s’engager pour aboutir avec succès au rapprochement. Cela a déjà été le cas sous l’âge d’or à Baghdâd au Xè siècle, au XIIè et XIIIè siècle en occident et de nos jours encore avec les Congrès Avicenne et les éditions de grands textes classiques arabes où chrétiens et musulmans collaborent.

Puisse le musulman se reconnaître dans la vision de l’Islam qu’a le chrétien, et le chrétien  se reconnaître dans la vision du christianisme qu’a le musulman. Tout deux ont une vision objective de l’autre. Le musulman a quelques exceptions près ne s’intéresse pas au synchrétisme. Si le chrétien souhaite l’écoute d’une autre pensée que la sienne, il faut d’abord qu’il se sente en sécurité par un respect mutuel et surtout qu’il soit compris. Il faut comprendre que le musulman considère Occidental et monde chrétien comme synonymes. Les Musulmans reprochent aux Chrétiens leur passivité devant les nombreuses injustices de l’ère coloniale et surtout reprochent à l’Eglise d’avoir profité du colonialisme pour répandre la chrétienté par des jugements contre l’Islam. Dans le même cas de figure, la passivité du pape à ne pas avoir condamné le nazisme. C’est pourquoi, il est encore difficile pour un musulman de croire au désintéressement politique des chrétiens.

Cela dit et compris, un effort considérable peut être atteint pour une amitié réciproque sincère dotée surtout de délicatesse et d’empathie. C’est l’un des préalables à dépasser. C’est une tâche d’amour et de paix, et dont les exigences sont grandes. Il faut un coeur pur et droit, de l’amour loyal et brûlant pour la vérité, du respect de l’autre et de l’amour désintéressé.

L’attitude réciproque doit se résumer en ceci :

« Tel ou tel est peut-être plus proche de Nôtre Seigneur, que je ne le suis, qu’en sais-je… Je n’ai pas la vérité, c’est la Vérité qui m’a. »(10)

(1) : Abu’l Hamid al-Ghazâlî, al Radd al-jâmil p. 25
(2) : ibid, p. 44 et p. 51
(3) : Etude de Louis Massignon, « Le Christ dans les Évangiles selon al-Ghazâli », ap. Opéra Minora, Beyrouth 1063, t. III, pp. 523-534
Sur les attributs divins de la Trinité chrétienne, je vous renvoie au chapitre « Les attributs d’actes d’essence » sur ce blog : Cliquez ici
https://monalika08.wordpress.com/category/les-mutazilites/
(4) : Etude de Louis Massignon ibid, Appendice II, pp. 534-536 et références.
(5) : Massignon qui reprend la traduction de R. Caspar.
(6) : Fayçal al-Tafriqa bayn al-Islam a l-zandaqa (« principe de distinction entre l’Islam et l’impiété »), éd du Caire, 1905.
(7) : Etude R CASPAR, Le salut des non-musulmans d’après al-Ghazâli, 1964
(8) : Mohammed ‘Abdou, père de la pensée réformiste musulmane, Jamal al-Dîn Al Afghani, en vérité, n’a pas laissé sa pensée par écrit mais c’est son élève Mohammed ‘Abdou qui fera école par un retour véritable aux sources classiques de la littérature islamique, religieuse, profane, linguistique, historique, etc.
(9) Louis Gardet, « L’Islam Religion et communauté » Desclée de Brouwer
(10) : Locution d’un Arabe chrétien
R. Caspar, « Addenda » en référence au Tafsir al-Manâr de Rachid Rîda.

Vidéo

PRINTEMPS ARABE OU RÉVOLUTIONS « ISLAMIQUES » + HOMMAGE A SAÏD R. AL BOUTI

Mohamed Mestiri sera mon invité « surprise » dans mon émission Islam et Spiritualités du vendredi 5 avril de 17h à 19h à ne pas rater sur ce lien :  http://edc.radio.free.fr/ (en ligne jusqu’à lundi 17h)
Mise à jour du 06 avril : podcast permanent de l’émission du 05 avril : http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-04-05&type=B
Capture plein écran 06042013 144130 EMISSION DU 05 AVRIL MESTIRI logo

Nous traiterons le sujet suivant :
Les révolutions arabes ou révolutions « islamiques » ? Puis en hommage à un grand cheikh, nous aborderons aussi la pensée du regretté Dr Saïd R. Al Bouti, mort dans un attentat suicide, le 21 mars, en Syrie. Cliquez sur la photo pour rejoindre ma page facebook (aimez ma page) et posez vos questions en direct. Nous ne manquerons pas de vous répondre à l’antenne.

Biographie : Dr Mohamed Mestiri est actuellement professeur à l’université Ez-Zitouna, l’université de Tunis la plus ancienne du monde arabo-musulman. Théologien, chercheur tunisien de la pensée islamique et réformateur musulman, Mr Mestiri supervise de nombreuses recherches scientifiques dans le domaine des sciences islamiques. Diplômé de l’Université théologique Ez-Zitouna, docteur en philosophie médiévale de la Sorbonne et ancien directeur de l’Institut International de la pensée islamique (IIIT) à Paris, Mohamed Mestiri est l’un des visages intellectuels des plus innovants en France et dans le monde. Ses réflexions se veulent novatrices dans le domaine de la pensée musulmane. Il est aussi directeur du Centre d’Etude de la Pensée Islamique à Paris et Tunis (CEPI). En tant qu’intellectuel réformateur et théologien, Dr Mestiri suggère par exemple, de revaloriser la théologie par rapport au droit en réhabilitant l’étude des fondements dogmatiques et éthiques de la religion (usûl al-dîn) afin de contrer le fondamentalisme et l’inflation d’avis jurisprudentiels (fatwa). Il est rédacteur en chef du magazine en langue arabe « Roua » et a publié de nombreux articles en langue française, arabe et anglaise.

A vendredi 05 avril à partir de 17h  pour poser toutes vos questions à M. Mestiri en direct (je suis sûre que vous en avez beaucoup !).

Pour nous regarder en direct.N’oubliez pas d’aller cliquer sur ce logo de la Web TV Radio ==>>  Image

Pour continuer le débat sur le forum, allez sur ce lien : http://carton.jeanclaude.free.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=49&t=2431&p=9761#p9761

Lien

AUJOURD’HUI : LES CONVERSIONS DES FRANCAIS DE SOUCHE A L’ISLAM

Marika Omero_ISSPI 29 mars 13 aRediffusion de l’émission (du 29 mars) : http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-03-29&type=V sujet : Conversion de Français de souche à l’islam.

Consultez le sujet et rejoignez-nous pour interagir avec nous dans Islam et Spiritualités sur la Web TV Radio ETOILES DU COEUR, le  29 mars, exceptionnellement de 13h à 15h.

C’est en direct en visionnant l’émission sur ce lien, deux vendredi par mois  :
http://edc.radio.free.fr/
Mon invité est un sociologue, Oméro Marongiu-Perria. Il est spécialiste des questions liées à l’islam de France. Pour connaitre sa bio aller sur ce lien et réagissez en posant vos questions à Oméro, en commentaire, sur ma page facebook  (rejoignez ma page en clickant sur « j’aime ») : OMERO
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=581036138588395&set=a.503183676373642.120109.134615689897111&type=1

Le sujet tournera autour « des conversions des Français à l’islam ».
Merci et A tout à l’heure !
Prochaine émission vendredi 05 avril (invité surprise)

Marika

Citation

QU’EST-CE QU’UNE NATION NATURELLE

Averroès, alias Ibn Rushd (Abu-l-Walid Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad Ibn Rusd)Est naturel ce qui réalise en soit sa finalité immanente. Nous sommes loin du concept XVIIIèmiste d’une nature universelle présente de façon identique chez tous les hommes. Il existe une identité de nature et une diversité de culture, voilà ce que pensait Averroès. Le concept même de nature est différentiable, et les nations sont distinctes selon la nature et non seulement la culture.

« Si un seul individu était capable d’accomplir toutes les perfections humaines, la nature aurait fait quelque chose d’absurde ». On peut hiérarchiser toutes les perfections humaines, il est impossible pour une seule personne d’accomplir toutes ces vertus. Ce qui est possible c’est que ces vertus se rencontrent toutes, mais en une diversité de personnes. C’est l’intérêt d’une vie en société. Il est impossible qu’une de ces perfections se rencontre chez un être humain «sans l’aide de personne ». « l’homme a par nature besoin de l’aide des autres pour acquérir ses vertus. C’est donc à juste titre qu’Aristote a dit que l’homme est par nature un animal politique ».

La définition de l’homme par Aristote nécessite la complémentarité de l’éthique et de la politique. Mais les hommes n’existent pas de la même façon dans une cité, vu que leurs dispositions divergent et qu’ils ne peuvent pas accomplir individuellement toutes les vertus : il y a une diversité de natures qui seule permet de comprendre le fait que les perfections demandent aussi des réalisations multiples. Ces différences dans les disposition humaines sont une légitimation d’une vie en société où l’entraide permet la complémentarité des fonctions ; fonctions qui sont d’autant mieux accomplies qu’elles le sont par des hommes (et des femmes) qui s’y sont consacrés exclusivement. On retrouve là la leçon platonicienne.

Etre une nation naturelle c’est être une nation de la cité et de la sédentarité. La poésie arabe des Arabes de l’ante Islam, glorifiant la tribu, ne peut être une poésie naturelle. Le texte scripturaire aide pourtant les Arabes à être une nation naturelle. Pas d’équivalent d’Homère, mais il y a ce qui en tient lieu : le récit scripturaire. Averroès fait cette analogie entre les Grecs et les Andalous à propos de la poésie. Cette analogie est importante chez lui car cela empêche la possibilité d’opposer la nature à l’imposition de la loi révélée : une nation peut être naturelle, avec ou sans loi révélée ; réaliser sa nature, accomplir sa finalité immanente peut se faire aussi bien dans un cadre païen que dans un cadre religieux. La religion peut certes aider à l’accomplissement de la tâche naturelle ; c’est d’ailleurs le cas chez les Andalous qui ont su se sédentariser par et selon l’Islam, mais cette raison suffisante n’est pas exclusive.

Averroès avait un discours critique à l’égard de la théologie, mais pas à l’égard de la religion. Lui ne faisait pas l’amalgame que font la plupart des gens surtout anti-religieux. Sa critique sévère et parfois violente contre la théologie, lui vient de sa double pratique : une pratique juridique et une pratique philosophique. C’est en juge musulman, en homme de loi appliquant les normes, qu’Averroès attaque la spéculation des théologiens, une spéculation fondée sur une méthode exclusive, qui ne fait pas assez de place à la diversité des points de vue là où le doute est permis, c’est-à-dire dans tous les registres autres que les cinq piliers de l’islam. Comme Platon qui avait ses sophistes et ses mauvais poètes, Averroès avait eu ses théologiens. Il donne l’exemple de la République de Platon et n’hésite pas à prendre les théologiens comme des personnes pernicieuses pour la cité, en lieu et place des poètes qui nous font croire que les divinités sont ordonnatrices des biens ou des maux, les théologiens dialecticiens qui défendent le sophisme selon lequel toutes les actions en relation avec Dieu sont bonnes ; s’il en était ainsi, il n’y aurait pas de bien en soi, mais seulement un bien par décision divine… Pas de libre arbitre !

Dans les deux cas, aussi bien dans celui des mauvais poètes que dans celui des théologiens, il s’agit de combattre la prétention à savoir quelque chose, de combattre ceux qui font profession de sagesse, « le mal qui vient d’un ami » étant « plus pénible que celui qui vient d’un ennemi ».

Parmi des passages repris dans mes lectures sur Averroès alias Ibn Rushd, juriste, exégète du Coran et philosophe arabo-musulman du 12ème siècle.

 

Averroès, alias Ibn Rushd (Abu-l-Walid Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad Ibn Rusd)

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Tareq OUBROU sera l’invité du jeudi 28 février 2013

T OUBROU PROMO LIVREJ’ai le plaisir d’inviter l’imam de la Grande Mosquée de Bordeaux, ce jeudi 28 février dans l’émission Islam et Spiritualités. Exceptionnellement l’émission sera diffusée ce jeudi 28 février de 10h à 12h.

Tarek Oubrou interviendra sur la question du « Voile » (« islamique ») et sur ses positions, en tant que théologien. Nous traiterons aussi d’autres questions liées à l’islam de France.

Ecoutez-nous en direct sur la Radio Web Tv, sur ce lien :
http://edc.radio.free.fr/

REPLAY DE L’EMISSION SUR CE LIEN : http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-02-28&type=B

Tareq Oubrou, est un imam français, d’origine marocaine, investi dans la communauté musulmane depuis ses 19 ans. Autodidacte, il entame une recherche approfondie des sciences religieuses, ce qui lui permet d’être reconnu par ses pairs. Il s’impose par ses positions audacieuses et novatrices comparées à ses coreligionnaires.  Il pratique l’effort d’interprétation, (‘l’Ijtihad étant la troisième source du droit musulman). et se fait remarquer par ses concepts novateurs, sa profonde érudition et son français châtié.

Il a publié plusieurs livres :

  • L’Unicité de Dieu. Des Noms et Attributs divins (opuscule 1/10), Tareq Oubrou,éditions Bayane, 2006. 9782227485327
  • Loi d’Allah, loi des hommes. Liberté, égalités et femmes en islam, Tareq Oubrou avec Leïla Babès, Albin Michel, 2002.
  • Profession imâm, Albin Michel, 2009.  
  • Un imam en colère, entretien avec Samuel Lieven, Bayard, 2012

Chevalier de la légion d’honneur, le 1er janvier 2013.  http://fr.wikipedia.org/wiki/Tareq_Oubrou

Procédure pour nous écouter en direct et participer en live :

sur ce lien pour nous écouter et nous voir en direct  : http://edc.radio.free.fr/
Nous vous attendons nombreux pour interagir, en direct, sur notre WebTVRadio Etoiles du Coeur en envoyant vos questions écrites pour Tareq OUBROU, à cette adresse :  etoilesducoeur@gmail.com ou  encore mieux, participer  en direct en posant vos questions pendant l’émission sur ma page Facebook publique :

 FB ou celle de Jean-Claude Carton : FB 

Vous pouvez aussi continuer le débat sur le  http://carton.jeanclaude.free.fr/phpBB3/viewforum.php?f=49 :

A Jeudi (exceptionnellement) ! Vendredi 1er et 8 mars, il n’y aura pas d’émission, la prochaine sera diffusée le 15 mars 2013 avec un autre invité surprise !

Marika

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LA SUNNA DU PROPHETE

LA SUNNA DU PROPHETE

Entretien avec Marika El HAKI à propos de la Sunna, deuxième source de loi, dans la jurisprudence islamique. Publié dans le journal La Plume de l’Est de février 2013. (Cliquer sur la calligraphie de Hassan Massoudy, pour lire l’article)

Légende de la Caligraphie : « Without roots, a tree cannot stand ».

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Enjeux actuels du soufisme face au salafisme/djihadisme avec Eric GEOFFROY

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J’ai le plaisir de vous annoncer qu’Eric GEOFFROY est l’invité dans l’émission Islam et Spiritualités du vendredi 22 février. Nous abordons le thème du Soufisme et ses enjeux actuels, notamment face au salafisme/djihadisme, la destruction des mausolées et autres monuments du patrimoine mondial et islamique. Nous profiterons de l’intervention de ce spécialiste de la sainteté en islam et islamologue pour évoquer la musique et la danse en islam : 

Podcast de l’émission « Islam et Spiritualités » du vendredi 22 février :

http://www.youtube.com/watch?v=8cA_CHADlUw

http://www.eric-geoffroy.net/22-fevrier-intervention-sur-le

Eric GEOFFROY est islamologue arabisant à l’Université de Strasbourg, il enseigne également à l’Université Ouverte de Catalogne (Barcelone), et à l’Université Catholique de Louvain (Belgique).

Il est spécialiste du Soufisme et de la sainteté en islam. Il travaille aussi sur la mystique comparée, et les enjeux de la spiritualité dans le monde contemporain (spiritualité et mondialisation ; spiritualité et écologie…).

En tant que conférencier, il intervient à l’échelle internationale dans le domaine du Soufisme et plus généralement de la culture islamique (Europe, monde arabe, USA, Afrique, océan Indien, Auteur de nombreux ouvrages et d’articles :

« Abd el-kader : un spirituel dans la modernité Actes des colloques organisés à Damas (octobre 2008) et à Strasbourg (mai 2009) autour de l’Emir Abd el-Kader ». Edité par Albouraq, Paris, 2010, 334 p.
« Introduction to Sufism : The Inner Path of Islam »

Horizons Maghrébins n°65 – Soufisme et spiritualités en contexte de postmodernité

site internet : http://www.eric-geoffroy.net/

Un rendez-vous, en direct et durant deux heures avec Eric Geoffroy à ne pas rater sur la Web TV Radio Etoiles du Coeur vendredi 22 février de 17h à 19h :

http://edc.radio.free.fr/

Jean-Claude Carton et moi même sommes heureux de recevoir cet homme de paix et de rapprochement entre les peuples !

Nous vous attendons nombreux pour interagir, en direct, un vendredi sur deux, sur notre WebTVRadio Etoiles du Coeur en envoyant vos questions écrites à cette adresse :  etoilesducoeur@gmail.com ou pendant participer en l’émission sur ma page Facebook publique : FB ou celle de Jean-Claude Carton : FB

Vous pouvez aussi continuer le débat sur le  Forum de la Web TV Radio après l’émission :

A vendredi !

Marika

Vidéo

FINANCE ISLAMIQUE AVEC BEDDY EBNOU

Vendredi 25 janvier, dans mon émission Islam et Spiritualités, l’invité était Beddy Ebnou pour aborder le thème de la Finance Islamique. Pour écouter et voir l’émission en podcast :

http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-01-25&type=B

Beddy Ebnou enseigne la finance internationale et la finance islamique à l’université de Dauphine et à l’université de Cergy. Professeur invité à la faculté islamique de Bruxelles,
Directeur de l’ Advanced Studies Research Centre – Bruxelles.

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Islam et Spiritualités est un rendez-vous bi-mensuel, à partir de février, de 17h à 19h, ce vendredi en direct et en interactivité pour poser vos questions ici : http://edc.radio.free.fr/ sur la Web Tv Radio Étoiles du Cœur avec Jean-Claude Carton

Vidéo

LA PENSEE DE GAMAL AL-BANNA DANS ISLAM ET SPIRITUALITES

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Capture plein écran 09022013 161302En mémoire de Gamal al-Banna, l’invitée de l’émission Islam et Spiritualités du  vendredi 8/02 est Françoise DUTHU. 

    Nous abordons la pensée d’un défunt réformateur musulman : Gamal Al-BANNA.
    Ecoutez, voir ou revoir l’émission : 
    http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2013-02-08&type=B
    Venez nous écouter un vendredi sur deux, de 17 h à 19 h en direct sur
la Web TV Radio Etoiles du Coeur :  

http://edc.radio.free.fr

Le théologien musulman égyptien, Gamal Al-BANNA vient de décéder ! Yarhimou Allah (R.I.P). Nous perdons là, un grand réformateur de l’islam. Il a combattu toute sa vie pour un islam progressiste malgré l’ombre que lui faisait l’image de son frère Hassan Al-BANNA, fondateur de l’organisation mondiale des Frères Musulmans. Gamal Al-BANNA s’est imposé en allant toujours à contre courant de la pensée de son frère et dérangeait les conservateurs d’Al-Azhar (Université islamique d’Egypte) par ses positions contraires, notamment à propos de l’obligation du voile. Il  exécrait, en particulier, les fanatiques de l’islam politique. « Islam et Spiritualités » fait un hommage à cet homme encore trop peu connu.

L’invité de la semaine :

Françoise Duthu a été députée au Parlement Européen, Groupe les Verts et conseillère municipal EELV à Dreux. Elle est Économiste de formation et titulaire d’un Master 2 en sciences sociales. Françoise DUTHU est notamment Maître de conférences à l’Université Paris-Ouest-Nanterre La Défense, jusqu’en oct 2011. Françoise DUTHU a publié Le Maire et la Mosquée : Islam et laïcité en Ile-de-Franceen 2009 ; elle est également diplômée en sciences islamiques interdisciplinaires (Ijaza) l’équivalent d’une licence (IIIT France).

Nous vous attendons nombreux pour interagir, en direct, sur notre WebTVRadio Etoiles du Coeur en envoyant vos questions écrites à cette adresse :  etoilesducoeur@gmail.com ou pendant l’émission sur ma page Facebook publique : FB ou celle de Jean-Claude Carton : FB

Vous pouvez aussi continuer le débat sur le  Forum de la Web TV Radio après l’émission :

A vendredi !

Marika

Vidéo

L’intégration de l’islam dans l’armée française, émission 7 déc. avec Elyamine Settoul

CAPTURE ELYAMINE EMISSION DU 7 DEC EDC ARMEE FRANCE

Elyamine Settoul et moi-même, nous débattons autour du thème :

« L’intégration des Français d’origine maghrébine et l’islam dans l’armée française »

du vendredi 7 décembre pour deux heures.

Ecoutez ou réécouter la rediffusion en podcast :

http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2012-12-07&type=B

Pour nous voir et nous écouter, tous les vendredi, en direct de 17h à 19h c’est sur ce lien :

http://edc.radio.free.fr/

Nous aborderons un sujet tabou qui touche la gestion de l’islam dans l’armée par l’apport de la culture cultuelle des Français musulmans.

Elyamine Settoul, enseignant à Sciences Po Paris, analyse la présence des minorités visibles, en particulier des enfants de l’immigration et de l’islam au sein de l’armée française. Un sujet tabou :

« Peu représentées au sein du haut commandement, les minorités visibles forment, en revanche, une part conséquente des soldats du rang et une part grandissante chez les sous-officiers. […] Beaucoup trouvent également dans des carrières militaires le moyen d’affirmer leur adhésion aux valeurs d’égalité et de méritocratie républicaine.

L’attraction exercée par les armées sur les jeunes issus de quartiers populaires demeure un phénomène méconnu du grand public. Ils ne suscitent que peu d’intérêt dans les médias, plus souvent enclins à évoquer ces segments de population sous le prisme des émeutes et de l’insécurité. Pourtant le phénomène est assez significatif pour que l’on y prête attention.

En proie à des logiques de discrimination et à un marché du travail en crise, nombre de jeunes issus de l’immigration perçoivent dans l’institution militaire une réponse à leurs difficultés socioprofessionnelles. Beaucoup trouvent également dans des carrières militaires le moyen d’affirmer leur adhésion aux valeurs d’égalité et de méritocratie républicaine.

D’autres y cherchent un espace de stabilisation sociale et affective. Selon cette logique, la trajectoire de Mohamed Merah qui avait tenté d’intégrer à deux reprises les armées avant de se radicaliser religieusement n’est pas aussi étonnante qu’il y paraît. A travers mes recherches sur l’engagement des minorités ethniques au sein des forces armées françaises, j’ai pu identifier les nombreux parallèles qui existent entre l’adhésion à une pratique religieuse radicale et l’enrôlement militaire. On retrouve, dans les deux cas, la quête d’une identité positive dans un univers social structurant. Les deux institutions ont la capacité de pallier les carences identitaires des individus en leur imposant un cadre normatif. » (Elyamine Settoul dans Le Monde d’avril 2012)

Elyamine Settoul est diplômé en sociologie, en sciences politiques et en relations internationales. Titulaire d’un doctorat en sociologie politique obtenu à Sciences-Po Paris sous le titre : « Contribution à la sociologie des forces armées : analyse des trajectoires d’engagement des militaires issus de l’immigration ». Il est spécialisé sur les questions relatives à la sociologie militaire, l’immigration, le monde arabo-musulman et les médias. Il a été allocataire de recherche (DGA-CNRS) auprès de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM). Il est actuellement chercheur postdoctoral à l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques) et enseigne la sociologie et les sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Paris.

Inutile de vous dire que dans la WebTVRadio Etoiles du Coeur, nous traitons de tout sans tabous !

A vendredi,
Amicalement,

Marika

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CAMEL BECHIKH, INVITE DANS L’EMISSION ISLAM ET SPIRITUALITES

Interviewé par Marika El Haki dans l'émission Islam et Spiritualités du 30 nov. 2012

Camel Bechikh, interviewé par Marika El Haki dans l’émission Islam et Spiritualités du 30 nov. 2012

                                                                                                                                                                                   Marika El Haki reçevait Camel Bechikh, Président de « Fils de France », autour du thème :

Musulmans et Citoyens patriotes français, « Fils de France » dans l’émission Islam et Spiritualités du 30 novembre 2012, rediffusion :

http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2012-11-30&type=B

Pour consulter le sujet en détail, allez svp, ici  :

http://carton.jeanclaude.free.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=49&t=2325

Vous pouvez poser vos questions avant les émissions ou en direct à partir de 17h :

etoilesducoeur@gmail.com

Soyez nombreux à nous écouter sur la Web TV Radio Etoiles du Coeur, ISLAM ET SPIRITUALITES est une émission hebdomadaire, tous les vendredi de 17h à 19h en direct sur :

http://edc.radio.free.fr/

Amicalement,

Marika EL Haki

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Homosexualité et l’Islam dans « Islam et Spiritualités » avec Ghaleb Bencheikh

Dans l’émission hebdomadaire, « Islam et Spiritualités »,  Ghaleb Bencheikh est l’invité de Marika, dans la Web Télé Radio Etoiles du coeur.

 

Invité d'Islam et SpiritualitésMarika et Ghaleb ont choisi un angle original, historico-critique pour traiter d’un sujet sensible qu’est l’homosexualité en Islam, vendredi 16 novembre 2012 :

http://edc.radio.free.fr/edc/radio/emission/emi_show.php?emi=isspi&date=2012-11-16&type=B

Bonne écoute et à vos commentaires sur ce blog.

Pour poser vos question, un forum est disponible ici sur le sujet de « l’homosexualité, est-ce condamnable ? » :

http://carton.jeanclaude.free.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=49&t=2314

 

 

Amicalement,

Marika EL HAKI

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Emission n° 2 : « Islam et Spiritualités » du jeudi 20 sept. 2012

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Seconde émission en direct du jeudi 20 sept. sur Radio Étoiles du Cœur, animée par Marika et Jean-Claude.

Les questions des auditeurs traitées sont les suivantes :

1. Ma réaction sur la manifestation à Paris contre le film « Innocence of Muslim » (suite à la vidéo qui circule; sur le web)

2.   Le Prophète de l’Islam a-t-il égorgé tous les Juifs de Khaybar ? Contexte et réalité historique;

3.   Revendication de l’islam de France, inégalités de traitement par rapport aux autres religions monothéistes ;

4.   Qu’est-ce que le Djihad et contexte de guerre défensive ;

5.   L’apostasie est-elle « réprimée » ?

6.   Le Prophète a-t-il été annoncé dans la Bible ?

7.   Différences entre Sunnites et Shiites ;

8.   Qu’est-ce que la doctrine wahhabite ;

9.   La polygamie dans le Coran ;

10. Exégèse des versets coraniques relatifs aux voiles (suite de la première émission)

…/…

Prochaine émission en direct « Islam et Spiritualités », de 19h à 21h ici

Soyez nombreux à poser vos questions en direct ou bien par mail à cette adresse :

edc.islametspiritualites@live.fr

Je ne manquerai pas d’y répondre en direct !

_________________________________________________________________________________________

Citation : “Ils ignoraient ce qu’étaient les diverses méthodes qui concernent la totalité des hommes dont la Révélation invite chaque homme à franchir les portes, (…) ils croyaient qu’il s’agissait d’une voie unique. Ils se sont ainsi trompés quant au dessein du législateur, se sont égarés et ont égaré les autres” (Averroès alias Ibn Rushd, philosophe Arabo-musulman du 12è siècle)

REPONSE A UN FBOOKEUR QUI INCITE A LA HAINE DES MUSULMANS

Suite à un message de statut que j’ai vu passer sur mon fil du mur, j’ai décidé de répondre à l’ignorance par un petit éclairage. Aussi je me permets de partager avec vous la réponse que je lui adresse au message ci-dessous :

  • S.S. a écrit sur son statut : « Sourate V, 51: « O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui, parmi vous, les prend pour amis, est des leurs. Dieu ne dirige pas le peuple injuste. »  

Vous savez ce qu’ils pensent de vous quand vous leur serrez la main? Ils ont la haine… parce que le Coran le leur ordonne ! »

Sous le statut de S., nous pouvons voir une vidéo qui n’a rien à voir avec l’intitulé qui la présente, si ? :

http://www.dailymotion.com/video/xhv57a_nanterre-france-la-mosquee-diffuse-lyappel-du-muezzin-a-la-priere_news

C’est quoi cet appel à la haine S. ? Vous citez un verset hors contexte sans savoir de quoi il en retourne. Vous faîtes comme tous ces haineux envers les non-musulmans qui incitent à la haine et au mépris de l’autre. Vous stigmatisez tout un pan de la société française mais aussi plus d’un milliard de personnes dans le monde !

Croyez-vous vraiment que les musulmans haïssent les Chrétiens et les Juifs ?? Et qu’ils pensent vraiment que le Coran leur ordonne de ne pas lier d’amitié avec eux ? C’est le comble de l’absurdité et ce n’est pas du tout malin de votre part car c’est d’un ridicule qui frise l’ignorance !!

Quel est votre intention derrière ce statut ? On se le demande bien…

D’abord ce verset que vous citez n’est pas la traduction juste mais erronée. A mon avis si vous regardez l’origine de la traduction, ce doit être traduit par le Royaume d’Arabie Saoudite (pourtant grand ami des Juifs et des Chrétiens !).

La traduction que j’ai, donne une toute autre signification(*) :

« Vous qui croyez, NE NOUEZ NI AVEC LES JUIFS, NI AVEC LES CHRÉTIENS DE RAPPORTS DE PROTECTION. Qu’ils le fassent les uns avec les autres ! Quiconque d’entre vous en nouerait avec eux, conséquemment serait des leurs. »

J’ai deux points à faire remarquer pour comprendre ce verset qui a été pris hors contexte :

A) Le contexte de la révélation du verset :

Selon le contexte de l’époque, les musulmans liaient des pactes de protection en cas d’attaque d’autres tributs : La Charte ou la Constitution de Médine, l’un des écrits authentiques le plus ancien de cette période prophétique précédant la Vulgate d’Othman (premier Assemblage sous forme de Livre du Coran) en expliquait les conditions. La Constitution de Médine était semblable à une fédération de clans ou tribus nomades. Elle était liée par l’accord solennel des uns envers les autres : les membres constituaient une unité politique. Elle traitait de la responsabilité de chacun envers les autres membres sur le prix du sang encouru par un membre du groupe et du rachat d’un membre du groupe capturé. Dans d’autres articles de la Constitution on traite les divers aspects des rapports des croyants entre eux et avec les incroyants, d’autres encore traitent des droits et devoirs des Juifs. De nombreux groupes Juifs sont nommés, non pas par leur nom mais simplement comme « les Juifs de (c’est à dire, attaché à) tel et tel clan arabe ».

Chaque clan juif était allié à l’un ou l’autre des puissants clans arabes. Les Juifs étaient donc divisés entre eux et ne formaient pas un groupe compact. Toutefois les Juifs devinrent de plus en plus hostiles au Prophètes et à sa religion et se servirent de leur connaissance de l’Ancien Testament pour critiquer Muhammad et le Coran. Le milieu illettré leur facilitait la tâche pour critiquer le Coran sur certains points de l’Ancien Testament(**). Cette Constitution d’un genre nouveau a permis de toute façon à maintenir la paix dans l’oasis.

B) Lecture de tous les versets qui traitent des « Gens du Livre » (Ahl al Kitab) : Chrétiens et Juifs :

Cet éclairage (dont vous n’aviez sans doute pas connaissance) étant établi, nous devons maintenant pour comprendre la signification d’un verset, lire tous les autres versets qui citent « les Gens du Livre » (Chrétiens et Juifs). Le Coran ayant été révélé par versets et sorates successifs selon des circonstances et pendant une durée de 23 ans. Il a été rassemblé en un Livre qui ne suit pas la chronologie des événements durant cette période donnée. Ce qui lui confère une complexité supplémentaire aux lecteurs .

Aussi pour exemple, les verset 57 et 58 que l’on peut lire un peu plus loin dans cette Sorate V, éclaire le verset que tu cites dans ton statut :

« Vous qui croyez, ne nouez pas de rapports de protection avec ceux qui tournent votre religion en moquerie, se jouant d’elle, parmi ceux qui ont reçu avant vous l’Ecriture (où Gens du Livre : Chrétiens et Juifs), non plus que parmi les dénégateurs. Prémunissez-vous de Dieu, si vous êtes croyants  » (verset 57)

et enfin le verset 58 :

« … (avec ceux qui), si vous appelez à la prière, la tournent en dérision, se jouant d’elle

– et cela parce qu’ils sont un peuple de déraison. »

Maintenant avec tout ceci, vous pouvez constater qu’une autre lecture est possible. Aidé de l’histoire et des circonstances de révélation, cela ne laisse que peu de doute à cette interprétation que Musulmans, Juifs, Chrétiens et même Athées peuvent très bien lier des pactes de protection et d’amitié à partir du moment ou le respect coexiste. Si le respect est rompu, même sans le Coran, le pacte l’est aussi. Avec une personne qui ne nous porte aucun respect ou se moque de nous, il est évident qu’on a tout intérêt de ne rien nouer du tout avec ces gens là et cela n’a absolument rien à voir avec « l’exégèse » du verset 51 que notre S. S. semble faire quand il interprète ainsi :  »

« Vous savez ce qu’ils pensent de vous quand vous leur serrez la main? Ils ont la haine… parce que le Coran le leur ordonne ! »

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Le Coran a donc bon dos :

Il est donc important d’avoir une connaissance des écrits scripturaires et historiques. Cette connaissance est le seul rempart à l‘obscurantisme et aux détracteurs qui veulent faire dire au Coran ce qu’il est loin de dire. Leurs techniques passent par des  interprétations abusives qui forcent une lecture littérale du texte coranique et qui fait préjudice à toute la communauté musulmane et incite à la haine.

NB : Si commentaires, il y avait merci de ne pas insulter :

(*) : Traduction du Coran : Jacques BERQUE  » LE CORAN, Essai de traduction » Édition revue et corrigée, Albin Michel, 2ème Ed. 1995.

(**) : W.M. Watt dans son livre MAHOMET, PROPHÈTE ET HOMME D’ÉTAT, bibliothèque Payot, Paris, 1962.

LA CONTROVERSE EUROPEENNE DU MAÏMONIDE ISLAMIQUE

Voici ma réaction à la pétition envoyée à l’UNESCO pour avoir cité Maïmonide comme « un savant musulman » dans le rapport de l’UNESCO sur la science (lire le lien ci-dessous pour comprendre ce qui suit)

http://www.europe-israel.org/2010/12/08/petition-a-madame-irina-bokova-directrice-generale-de-lunesco/

Et voilà ma réponse :

Cette histoire de mosquée me dépasse donc je ne rentrerai pas dans le débat politico-religieux de la question soulevée par cette pétition. On sait ce que cela vaut quand religion et politique se mélangent.
Pour la majorité, l’UNESCO est une Organisation à vocation universelle dont l’objectif est de promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix. C’est tout ce que je retiens de celle-ci.Je suis aussi à bout d’argument devant tant de sectarisme à propos de Maïmonide ; les grandes figures de l’Histoire appartiennent à l’humanité et non pas aux juifs ou aux musulmans ni aux chrétiens, ni aux athées ! La Religion a bon dos, et multiples facette, d’une certaine manière, l’Homme la façonne et la transforme à sa guise. Surtout quand la politique s’en mêle. En conséquence, l’homme devient au service de la Religion alors que c’est à la Religion d’être au service de l’homme.

 

J’aimerais ici apporter ma vision des choses avec Maïmonide.

Maïmonide (alias en hébreux : הרב משה בן מימון HaRav Moshé ben Maïmon et en arabe : عبد الله القرطبي اليهودي Abou Omrane Moussa ibn Maimoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Yahoudi « Moïse fils de Maïmoun fils d’Abdallah le cordouan Juif») apparaît dans la culture islamique, il est donc forcément de culture arabo-islamique comme je peux être fortement influencée par la culture judéo-chrétienne et forcément occidentale par ma pensée et mes « maîtres »pour être  née et avoir vécu toute ma vie en France et ailleurs en Europe. Mais permettez-moi de rappeler à la raison quand il est avéré que Maïmonide fut disciple du maître d’ibn Bajja (musulman andalou), il avait donc comme maîtres à penser de nombreux musulmans tels qu’ Al Farabi surnommé « le second maître après Aristote » ou Avicenne dont il fut très influencé, ou encore Ibn Bajja (Avempace), Ibn Tuyfal ou enfin son contemporain Ibn Rushd (Averroès). Le code maïmonidien, « le Mishneh Torah » est le seul ouvrage écrit en langue hébraïque. Cette œuvre a sans nul doute de fortes analogies avec le l’ Ihya ‘Ulûm al Dîn (revification des sciences religieuses) d’Al Ghazali (m.1111). Ces deux œuvres sont essentiellement juridico-religieuses et destinées à revitaliser les sciences religieuses (le premier pour le judaïsme, le second pour l’islam). D’ailleurs ceux de ses coreligionnaires et inquisiteurs juifs qui l’ont disgracié (à cause de sa philosophie) sont ceux-là même qui vouaient une admiration au « Tahafut al falasifa » (l’incohérence des philosophes) dont l’auteur est encore ce même al Ghazali. Celui-là même qui mit tous les moyens par une excellente maîtrise philosophique aristotélicienne pour réfuter la philosophie et mettre fin à la philosophie dans le monde musulman.

Que vous le vouliez ou non Maïmonide a fait partie des grands noms de l’Âge d’Or musulman comme il l’a été pour l’Âge d’Or juif et a donc a influencé par la suite l’humanité comme l’a été l’étude de l’Averroisme (nom donné à l’étude de la pensée d’Averroès allias Ibn Rushd) pour les Juifs (avec Maïmonide), pour les Chrétiens (avec Saint Thomas d’Aquin, bien plus tard) mais aussi pour les philosophes modernes.

Dans le Guide des égarés , qui fut écrit comme toutes ses œuvres en langue arabe, (excepté le « Mishneh Torah ») on peut voir une similitude avec le « Régime du Solitaire » d’Al Farabi dans lequel il développe une thèse d’allure néoplatonicienne consistant dans la réduction du moi à l’être divin, le but de l’existence humaine étant l’union avec Dieu au moyen d’une ascension plus intellectuelle que mystique ou religieuse (Farabi est mort à Damas en 950). Pour ceux qui connaissent la philosophie islamique (j’en suis une amatrice), reconnaitront aisément la « parabole du Roi » d’Avicenne mais aussi le conte philosophique de Hayy ibnou Yaqzan (Vivens filius Vigilantis : du Vivant fils de l’Eveillé ou du Vigilant) dont voici un extrait de Maïmonide:

« Alors je demandais au Sage de me guider sur le chemin du voyage, de me montrer comment entreprendre un voyage tel qu’il en faisait lui-même. Je le fis sur le ton dont pouvait l’en requérir un homme qui en brûlait d’envie, en avait le plus ardent désir. Il me répondit: Toi et tous ceux dont la condition est semblable à la tienne, vous ne pouvez entreprendre le voyage que je fais moi-même. Il vous est interdit; à vous tous la voie en est fermée, à moins que ton heureux destin ne t’aide, toi, en te séparant de ces compagnons. Mais maintenant, l’heure de cette séparation n’est pas encore venue: un terme lui est fixé, que tu ne peux anticiper. Il faut donc te contenter pour le moment d’un voyage coupé de haltes et d’inaction; tantôt tu es en route, tantôt tu fréquentes ces compagnons. Chaque fois que tu t’esseules pour poursuivre ta marche avec une parfaite ardeur, moi je fais route avec toi, et tu es séparés d’eux. Chaque fois que tu soupires après eux, tu accomplis un revirement vers eux, et tu es alors séparé de moi; ainsi en sera-t-il jusqu’à ce que vienne le moment où tu rompras totalement avec eux. »

Ce conte philosophique qui a rendu célèbre ibn Tufayl matérialise les exigences que sont la vie en société (Al Farabi) et l’isolement propice à la vie spéculative (Ibn Bajja)… On retrouve cette idée philosophique dans le dernier mot des « Ennéades  » de Plotin : « Telle est la vie des dieux et des hommes divins et bienheureux : s’affranchir des hommes d’ici-bas, s’y déplaire, fuir seul vers le seul ».

Je tiens à signaler ici qu’il n’est absolument pas question ici de dire que Maïmonide est musulman mais de rendre à César ce qui appartient à César : le patrimoine musulman reconnait Maïmonide comme parfaitement « musulman » c’est à dire conforme au dogme Islamique.

D’autres part, on s’accorde bien à accepter l’idée que la philosophie islamique est grecque hellénisante alors pourquoi ne pas reconnaître, de bonne grâce, que la philosophie de Maïmonide est « islamique » ?

Enfin, je n’évoque pas les débats sans fin des biographes de Maïmonide sur les divergences à propos de sa conversion ou non à l’islam. Je vous laisse lire l’article du Washington Post intitulé « the great Islamic Rabbi ». J’espère, par ce retour sommaire à l’histoire de la philosophie, dépassionner le débat qui fait tort au patrimoine universel, car nous faisons tous partie d’un tout :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/12/30/AR2008123002789.html
En français pour les non anglophones :
http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=en|fr&u=

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/12/30/AR2008123002789.html

Courants de Pensée en Islam : Ash’arisme courant majoritaire

L’Ash’arisme est la doctrine majoritaire en Islam avec le Maturidisme qui lui est presque identique. L’Ash’arisme nous est venue de Abu l’Hassan al Ash’ari (874–936) fils de Ismaïl qui est le fils ou petit fils d’Abu Musa al Ash’ari (m.662 ou 672), compagnon du Prophète (Abu Musa joua un grand rôle dans les troubles après la mort d’’Uthman se faisant berner par Amir ibn al ‘Aç qui nomma Mu’awiya à la place de ‘Ali).

En ce qui concerne les écoles juridiques sunnites, il y’en a 4 reconnues + une que l’on peut intégrer aux 4 : l’école Dhahirite (ibn Hasm) + l’école shiite qui a sa place à al Azhar depuis peu. Il ne faut pas confondre la jurisprudence -qui sont les écoles juridiques- et les doctrines des Usul al din, qui déterminent la ‘aqida (dogme en Islam) qui sont des théologiens (mutakalimun). Contrairement aux écoles juridiques, les écoles théologiennes se contredisent toutes et divisent la Umma, jusqu’au point du Takfir. Les points de divergences sont surtout à propos de la nature de Dieu (les attributs d’essence sont-ils séparés ou non de Dieu ? A-t-Il une main, un visage ? etc.), le libre arbitre, le kalifat et l’éternité du monde.

Il ne faut pas les confondre avec les écoles juridiques car chacune des 4 écoles juridiques appartiennent à l’école ash’arite ou maturidite de son fondateur et contemporain, Abu Mansur al-Maturidi (944). Ces deux Doctrines sont majoritaires en Islam à + de 90%. La différence entre ces deux doctrines se situe sur entre autres  la raison humaine, contrairement à l’école d’al-Ash’ari qui affirme que la connaissance de Dieu découle de la révélation par les prophètes, l’école Maturidite fait valoir que la connaissance de l’existence de Dieu peut être déduite par la raison seule.

Les maturidites donnent plus de pouvoir à l’homme que l’Ash’arisme qui se rapproche du hanbalisme littéraliste et déterministe (jabryite).  Les Hanbalites et Ash’arites croient que l’homme n’a aucun pouvoir, quoiqu’il fasse, bien ou mal, c’est Dieu qui crée les actes en l’’homme (perso, je trouve que c’est une aberration). Ils pensent que « les choses sont bonnes ou mauvaises parce que c’est Lui qui les a décrétées ainsi ». Pour sauver la transcendance divine, les ash’arites diront encore qu’on n’interroge pas Dieu sur ce qu’Il fait.

Il faut savoir que le fondateur de la doctrine orthodoxe (ash’arite) de l’Islam a établis sa doctrine en opposition à son maître al Jubaï, Mu’tazilite (autre école de pensée théologique disparue au XIIIème siècle). La doctrine Mu’tazilite repose sur le principe de la « Justice divine »(‘Adl), l’axe central : « Dieu ne peut pas faire le mal, le mal vient de l’homme ; Dieu est juste, donc Il ne peut pas créer le mal en l’homme ou créer un être impie, c’est l’homme qui le devient par obstination à vouloir faire le mal, c’est lui qui s’égare à force d’obscurité ». « Même si Dieu infini et tout puissant, dans son omniscience connaît les actes de ses créatures, sa Toute-puissance, ne prend pas part directement aux actes humains » car l’homme est  « créateur de ses actes » par un pouvoir (qudra) que Dieu a crée en lui. Les Mu’tazilites ont établis leur doctrine dès les débuts du 8ème siècle et surtout après la mort de ‘Uthman en jouant un rôle capital dans le développement du dogme en Islam. Ils s’opposaient surtout aux athées, à la trinité chrétienne et aux hanbalites qu’ils nommaient les muchabbihah, (anthropomorphisme) puisqu’ils reconnaissent que Dieu a des mains, un visage, est assis sur un trône au sens propre des termes.

Malgré tous ce qu’on a pu dire de mal sur les Mu’tazilites, il faut savoir qu’ils ont été les premiers à élaborer le dogme du Tawhid, l’unicité absolue de Dieu, que toutes les doctrines reconnaissent par l’Ijma’ (consensus des savants) et reprennant  les grandes bases. L’ash’arisme qui je le rappelle est la doctrine théologienne majoritaire et orthodoxe de l’Islam donc celle de la pensée majoritaire à 90% nous vient d’Abu l’Hassan al Ash’ari qui était lui-même mu’tazilite jusqu’à la disgrâce des mu’tazilites. Lors des révoltes contre le pouvoir abbaside qui officialisèrent  la doctrine Mu’tazilite, Abu l’Hassan al Ash’ari profite des révoltes pour se retirer de cette école de pensée et reconnaître le hanbalisme comme pensée juste. Il créé ainsi un syncrétisme entre le mu’tazilisme, en reprenant le Tawhid, le Kalam ou théologie spéculative, la philosophie,  la raison humaine mais inférieure à la révélation et la littéralité du texte coranique, la négation de la liberté humaine, la thèse du Coran « incréé » des hanbalites en y ajoutant la « théorie de l’acquisition »(Kasb).

Al Ash’ari , en se rapprochant de leurs thèses, a ardemment souhaité être reconnu par les Hanbalites qui l’on rejeté avec toutes ses thèses. Ainsi Les « salafites »  aujourd’hui encore combattent et demeurent, comme leurs prédécesseurs, contre l’interprétation du texte coranique, la philosophie, l’Ijtihad, l’aggiornamento des interprétations et des sources secondaires de la jurisprudence (Istihsan et Maçlaha Moursala). Les Wahhabites se réclament d’Ahmad ibn Hanbal (m. 855) donc de l’école hanbalite qui ne reconnait pas la raison humaine, ni la liberté humaine, prône le taqlid (imitation aveugle) reconnaisse le fatalisme et la politique de la ta’a (obéissance aux dirigeants même si injuste) car « c’est Dieu qui a voulu qu’ils accèdent au pouvoir ».

Je sais que ce qui précède est un peu confus à comprendre mais je vous conseille vivement de lire les textes originaux des auteurs de toutes ces écoles théologiques de l’époque classique et de vous en faire vous même une idée (textes traduit en français et en anglais pour beaucoup). Vous seriez surpris des aberrations et des buts politiques s’y dégageant. Il faut aussi bien connaitre l’Histoire de l’Islam, vous pourriez comprendre le contexte du développement de la théologie musulmane et de sa jurisprudence et comprendre pourquoi,  par exemple, un Ibn Taymyya prêchait le Djihad (contexte de l’invasion Mongols et des croisades) ou pourquoi Abdel Wahhab a pu être aussi radical avec les Sufis (les musulmans étaient devenus de vrais adorateurs des tombes ou ziyara et redevenaient des litholatres /adorateurs des pierres).

Dès la mort du Prophète (ç), il existait jusqu’à + de 20 écoles(madahab) aujourd’hui il n’en reste plus que quatre, la raison est plus politique que religieuse. Les Shiites, les  Mu’tazilites, les Hanbalites, les Kharajites, les Sufies par exemple sont les doctrines les plus anciennes. L’orthodoxie s’est implantée bien après eux, à partir du Xème siècle, et le sunnisme est déterminé à partir du shiisme par opposition politico-religieuse au pouvoir, surtout sous le khalifa de ‘Uthman qu’ils accusaient d’avoir favorisé sa famille, et par la suite pendant le khalifat  Ommeyyade (famille de ‘Uthman) qui usurpa le pouvoir à la place de ‘Ali.

Contrairement à une idée bien enracinée, au début de l’islam, ne fut pas le sunnisme, d’une formation lente et plus tardive, s’est créé en réaction contre le mu`tazilisme, à la fin du VIIIe et au début du IXe s, et plus encore après. Dès le IIe siècle, par exemple  ‘Abdallah b. al Mubârak (*) définit  juridiquement, pour la première fois, les sunnites comme ceux qui rejettent l’insurrection dans tous les cas, que le khalife soit pieu ou non. Ainsi les juristes ne s’occupaient plus de savoir qui était dans le cas particulier d’une résistance légitime. Tous ceux qui s’opposaient aux pouvoir étaient des bughât (rebelles). Le gouvernement devait donc avoir le monopole du pouvoir et la prise en compte de la résistance dans le monde musulmans est, depuis, restée bien mince. La grande majorité aujourd’hui, sunnite, obéit au « principe d’obéissance » pourvu que le souverain n’empêche pas la religion de s’épanouir.

Les Salaf ne sont pas l’apanage des « salafistes » seuls car le terme « Salaf » désigne les pieux prédécesseurs DES TROIS PREMIERS SIECLES, » la communauté la meilleure jamais produite aux hommes » (S.III :110)  sont donc aussi bien les Tassawuf (soufisme /existaient dès les débuts de l’islam), les Mu’tazilites (du 7 et 8ème au XIIIè s.), les philosophes  (dès le VIIIème siècle) ou les Shiites (dès le VIIème) que les hanbalites.

Les Hanbalites que sont Ahmad ibn Hanbal puis ses adeptes après lui : ibn Taymyya, ibn Qayim al Jawziyya, Ad-Dhahabi, ibn Kathir et Abdel Wahhab (les Wahhabites, radicaliseront sa pensée) et les contemporains tels  al Albani,  ibn Bâz et al ‘Outhaymine sont similaires par la même doctrine jabryite. Ceux là se considèrent comme détenant la doctrine « Véridique » des Salaf et seront donc sauvés du feu de l’enfer alors que tous les autres sont dans le faux et méritent pour cela l’enfer. Ils appuient cette affirmation par un hadith faible qui dit : « Les Juifs se sont divisés en soixante et onze sectes, les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze sectes et ma communauté se divisera en soixante-treize sectes. » et « toutes iront en Enfer sauf à se conformer à ma tradition et à celle de mes compagnons. ».

(cf. LES 73 « SECTES » DE L’ISLAM)

(*) Cf. Les 73 « Sectes » de l’Islam interprétées de façon erronée. Hadith rapporté par ‘Abdu-llâh Ibn Al-Mubârak (mort en 797 a.p. JC)  : «  72 passions ont pour origine (asl) 4 passions [initiales] (ahwâ) à partir d’elles, bifurquèrent [les] 72 [autres]. [Elles sont,] la passion (secte) des :« qadarîyyah », des « murdji ah », des « chî’ah » et des « khawâridj » (http://minhajalhaqq.blogvie.com/2010/08/22/l%E2%80%99origine-des-72-sectes/#respond).

LES 73 SECTES DE L’ISLAM

Les musulmans ne sont pas prêts à afficher leurs désaccords sur les sujets qu’ils considèrent en opposition avec leur conscience. Il ne sont pas non plus prêts aux vrais débats de fond (lapidation,  apostasie, sur la place de la femme dans la société, divorce et même sur le voile).

Les dialogues inter-religieux sont beaucoup plus faciles que les dialogues intra-religieux surtout en ce qui concerne les multiples différences de pensée de toute la communauté musulmane !

Les musulmans resteront tels quels tant qu’ils n’imposeront pas à leurs « ‘Ulama », de toutes obédiences, de se réunir  pour un « Vatican II  islamique »  et régler une fois pour toutes les questions qui dérangent.

Un des problèmes que la communauté musulmane rencontre est de croire au dogme :  » tout ce qui n’est pas sunnite est dans l’égarement… » Et donc « tout ce qui est sunnite obtiendrait le salut »*.

Mais qu’est-ce que la sunna ? Les Shiites sont les premiers à se dire défenseurs de la sunna du Prophète (ç) ?

En effet ce qui confirme la position de rejeter « tous les autres » est dû à un Hadith connu de tous, et qui inconsciemment fait encore ravage, ce hadith le voici :

 » Les Juifs se sont divisés en soixante et onze sectes, les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze sectes et ma communauté se divisera en soixante-treize sectes. »

A la question des Compagnons de savoir qui sera la secte sauvée (« al firqa al nadjiya ») ?

Le Prophète (ç) aurait dit :

« toutes iront en Enfer sauf à se conformer à ma tradition et à celle de mes compagnons. » rapporté par At-Tirmidhi, abou dawud et ibn Majja.

Pour commencer il n’est pas rapporté dans les Sahih des 2 Chuyûkh (Bukhari/Muslim).

Dans sa chaîne de transmission il y ‘ a un menteur (qui défendait sa secte). Ensuite selon Ibn Hajjar, hadith faible à cause de ‘Amr Ibn ‘Alqama celui qui rapporte le Hadith. Et d’autres faiblesses de taille.
De plus ibn Hazm (dhahirite) a trouvé le contenu forgé sur cette phrase en particulier « toutes iront en enfer sauf à se conformer à ma tradition et à celle de mes compagnons ».

En réalité, ce hadith a mal été compris. C’est plutôt pour la gloire de l’Islam qu’un autre hadith lui reconnait 73 vertus en face des 71 du judaïsme et des 72 du christianisme. On a transformé vertus en branches de l’Islam et faussement aussi la « al firqa al nadjiya » est la seule qui mène au salut c’est à dire conforme à la Sunna.

Fakhr ad-Dîn al Razi dans son commentaire du Coran a dit au sujet des sectes de ce hadith :

« L’authenticité de cette tradition a été attaquée et l’on a fait observer que si par les 72 sectes, il faut entendre autant de divergences sur les dogmes fondamentaux des religions il y’en a pas un pareil nombre; que si au contraire il s’agit d’enseignements secondaires dérivés des doctrines fondamentales, il y a en plus du double. »

Al Ghazali (mort en 1111 ap.JC) a donné une autre interprétation de ce hadith : »toutes les 73 branches iront au paradis exceptée une seule, les Zindiq ».

Al Ach’ari, fondateur de l’école ach’arite, qui influencera al Razi  plus tard, alors qu’il était très malade, convoqua à son chevet un homme et lui dit : »Je témoigne que je n’ai jamais regardé comme kâfir (mécréant) aucun des ahl al qibla (shiites et autres non orthodoxes), car tous orientent leur esprit vers le même objet d’adoration; ce en quoi ils s’écartent les uns des autres n’est qu’une différence d’expression« .

notes de fin de page :

Pour en savoir plus lire sur ce site : « Les limites de la commanderie du bien » ici   https://monalika08.wordpress.com/2010/02/11/les-limites-de-la-commanderie-du-bien-dans-les-interpretations-coraniques/
La genèse des premières divisions dans l’Islam « Ahl al ‘Adl wa at-Tawhid » ici   https://monalika08.wordpress.com/2008/08/08/7/
et un guide pour le dialogue intra-religieux : https://monalika08.wordpress.com/category/dialogue-interreligieux/

* Voir sur ce site :  Coran et Sunna : Quelles différences ?

https://monalika08.wordpress.com/category/islam/

VERITABLE TSUNAMI A France INTER

C’est un véritable tsunami qui se dessine à France Inter. La voyouterie de Sarkozy déteint partout ! Cette maladie de la censure se propage comme une traînée épidémique dans tous les médias : des journalistes, des humoristes, des chroniqueurs, des journaux entiers sont mis au tapis ou virés à la moindre liberté d’expression.

C’est dire à quel point les valeurs de la République sont transformées par des soudoiements de députés comme dans l’affaire Douillet/Joly ou d’une Garde des sceaux qui abaisse l’âge minimum de l’incarcération à 12 ans. La particularité de ce gouvernement c’est le choix de la proie idéale pour faire le sale boulot. Rachida Dati ne pourra pas être taxée de raciste en remplissant les prisons de maghrébins et de noirs pour faire passer ses réformes (et s’entendre dire, après coup, par Zemmour, que c’est intrinsèquement lié aux ethnies arabes et noirs). Dans ce gouvernement, se trouve des types genre médecin sans frontière, transformé en bourreau de l’ingérence humanitaire et en pro-israéliens, des socialistes (DSK) en représentant du capitalisme et de la gouvernance mondiale de la finance, des Ministres tels celui du Travail et de la Solidarité, en personnage controversé par des conflits d’intérêts à n’en plus finir -dorénavant traditionnels dans notre belle démocratie- finissent par montrer au monde que notre gouvernement magouille avec les plus riches fortunes du pays (Béttancourt, Boloré, etc.).

On voit à quel point, la liberté d’expression des humoristes est bafouée avec les licenciements de Didier Porte et de Stéphane Guillon par Jean-Luc Hees. Leurs chroniques ne plaisent pas du haut de la monarchie. Il est évident que ces licenciements ont été commandités par le chef -Ô suprême- de Nôtre République. Pour preuve j’en reviens à la nomination de Jean-Luc Hees au poste de président de Radio France en mai 2009 par le conseil des Ministres. Sa nomination constituait la première application de la loi organique du 5 mars 2009, qui donne le plein pouvoir à l’Etat pour nommer les présidents de l’audiovisuel publique. Cela perpétue les nombreuses réformes pour restreindre toutes les libertés encore possibles avant lui. On comprend mieux pourquoi Jean-Luc Hees appelle Philippe Val à le rejoindre à France Inter au poste de Directeur de cette même radio.

Laissez-moi maintenant vous parler de Philippe Val qui répond à l’appel de Jean-Luc Hees au lendemain du procès des Caricatures de Muhammad par Charlie Hebdo. On le dit « couché sur la liste des ralliés à Sarkozy ». Pour quelqu’un qui défend la liberté d’expression, ses prises de positions islamophobes, pro-israélienne, faisant fi de l’oppression palestinienne en soutenant, par sa vindicative habituelle, les États Unis et Israël le rendant en cela complices de leurs exactions en territoires occupés. C’est encore lui qui a dit, un beau jour de 1998, que BHL est « l’Aimé Jacquet de la philosophie» (sic). C’est plutôt lui qui est à la merci de JL Hees, « le Domenech de l’équipe de France [Inter] ». Selon les dires de François Morel, « il n’en est pas loin ».

Oh, mais Val est bien le candidat rêvé à ce poste, sa principale compétence est de faire le ménage dans une des rares radios à pouvoir encore s’exprimer librement. En effet, la censure qu’il a incarnée longtemps à Charlie Hebdo, lui vaut la réputation , par ses pairs, de dictateur. Val a à son palmarès licencié bon nombre de ses salariés comme François Camé, Anne Kerloch, Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron, Mona Cholet…

Mais surtout le plus cocasse de ses licenciements, c’est celui de Siné. L’affaire révèlera que derrière les motifs avancés par Philippe Val se cachait l’affaire Clearstream. En fait Philippe Val l’accusait d’avoir tenu des propos antisémites sur Jean Sarkozy, en juillet 2008. Mais en réalité, c’est la volonté de notre -Ô vénéré- Président de la République française, par l’entremise de l’Archange déchue, Philippe Val, de taire l’affaire Clearstream. Selon les affirmations de Siné, ce fut « un prétexte pour le licencier en raison de leur désaccord concernant Denis Robert et Clearstream » (l’avocat de Charlie Hebdo, c’est l’avocat de Clearstream).

Philippe Val a publié dans le n° 714 de Charlie Hebdo une pétition pour le droit au blasphème, signée entre autres par Bernard-Henri Lévy, Salman Rushdie et Taslima Nasreen (alors pourquoi censure-t-il les libertés « blasphématoires » sur la République, n’est-on pas en laïcité ?). Ah j’oubliais dans la liste très longue des prises de position peu orthodoxes de ce Val-nu-pieds, il est farouchement opposé à l’Internet : il a fait fermer le site d’un particulier qui faisait un résumé hebdomadaire des éditions de Charlie Hebdo et a, encore dans sa ligne de conduite totalitaire, longtemps refusé que Charlie Hebdo utilise le site Web pour communiquer.

La France est tombée sur la tête ! Elle marche à contre-courant, elle favorise dorénavant la précarité, la pauvreté, le nettoyage de la racaille dans les banlieues, les arrêtés anti-mendicité et les répulsifs anti-SDF (Argenteuil), le limogeage des pourfendeurs des valeurs éthiques, déontologiques inhérentes aux divers organes de la République.

C’est le pouvoir de la rupture, farouchement opposé au vivre-ensemble du pacte social. L’exacerbation à outrance envers les musulmans : ils sont vus maintenant comme incompatibles avec les valeurs de la République.

La désillusion des clivages politiques à un moment où la crise économique est en déflagration. La dégradation du niveau de vie de la majorité de la population et l’avènement de la politique Sarkoziste (le Président de la rupture) accentue les aberrations. Tel un Alain Soral entrant dans le parti du FN et tels électeurs qui ne voient plus de différence entre une gestion de gauche et de droite. Symptôme de désaveu envers la classe politique détruisant le rôle démocratique d’opposition.

Qu’on se le dise ! A la moindre incartade des médias où des personnages politiques à la botte esclavagiste de Sarkozy, n’a plus qu’à tirer un trait à sa participation au monde des idées. Nicolas Sarkozy, en bon diable, arrive à faire graviter autour de lui tous les organes des pouvoirs. Et cet état de fait ne laisse que peu de mouvements aux bâillonnés des médias.

Révoltez-vous ! Citoyens.

Marika El Haki

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احتفالا بعيد المولد النبوي لسنة 1436 هجرية

 

 » لقاء روحاني ديني وثقافي بموكادور »

يومي الجمعة 9 والسبت 10 يناير 2015، بدار الصويري.

تقديم اللقاء :

في اطار الاحتفالات بعيد المولد النبوي الشريف، تنظم جمعية الصويرة موكادور لقاءا روحانيا مرتبطا بميلاد النبي سيدنا محمد (ص). في هذا الصدد، لقد اخترنا ان نخصص هذا اللقاء للتطرق للرسالة الربانية ، وهو لقاء متمركز حول الشعر الصوفي والانشاد الروحاني والعلوم الاسلامية . وسيتم تنظيم هذه التظاهرة يومي الجمعة والسبت، 9 و 10 يناير 2015 بمدينة

« Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador »

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed . Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques.

الصويرة، تأكيدا على تشبت هذه المدينة بقيم السمو الروحي وتعايش الاديان . ذلك ان هذه المدينة، اعتبارا لموقعها ورمزيتها الروحانية، لا تتوقف عن دعم وانعاش الوعي الانساني عبر واقع التعايش عند ساكنتها و مختلف جالياتها .

ومن اجل اغناء التنشيط الثقافي والادبي لهذا اللقاء، فإننا قد دعونا المفكر والاديب الفرنسي المختص في الشعر الصوفي والعلوم الاسلامية، البروفسور ايريك جوفرا، حيث سيشاركنا بمداخلاته خلال البرنامج . فيما سيرافقه ويساهم معنا في الحوار ممثلون عن المجلس العلمي بالصويرة ومندوبية وزارة الاوقاف والشؤون الاسلامية، الى جانب متدخلين باحثين من مدينة الصويرة .

اننا من خلال هذه التظاهرة والتي تتضمن التطرق الى الروحانيات والعلوم الاسلامية والجماليات والثقافة، نسعى الى تمييز ودعم التنوع والتعدد الفكري في هذا المجال كما نسعى الى الاحتفاء بقيم التسامح والتعايش ونبد تطرف الاديان، حفاظا على قيمنا الانسانية والتاريخية . واذ ذاك فان الاحتفال هنا بعيد المولد النبوي هو ايضا دعوة الى تحسيس الشباب بمحتوى وتنوع الفكر الكوني الى جانب التعبير عن اصالة الرسالة الربانية وفرادة روحانيتها التي تعبرباستمرار عن جوهر الاسلام .

من خلال هذا كله واعتبارا لما تقدمه الأبحاث والحوارات العميقة في هذا الصدد، فان لحظات التأمل والتحاور الاخوي المتنوع في هذا العالم المتحول، هي ايضا تأكيد على التميز والاختلاف في التعبير عن هذه القيم الروحانية والانسانية، وهي ايضا دعوة الى التعبير والدفاع عن الحق في كرامة وسلامة وسعادة الجميع

 

« لقاء روحاني عبر – ديني بموكادور »

الجمعة 9 والسبت 10 يناير 2015 بدار الصويري

الجمعة 9 يناير

* الساعة العاشرة صباحا

بثانوية محمد الخامس : لقاء تواصلي بين الكاتب اريك جوفروا وثلاميذ الاعداديات من أجل مذاكرة بيداغوجية و تبادل فكري حول كتابه، الى جانب الحديث حول تاريخ الشعر الصوفي و أصوله العربية و استمراريته ، بفضل الاسلام الذي حمله الى مستوى فن قوي و عميق .

* الساعة الثالثة و النصف بعد الزوال بالمعهد الفرنسي

عرض الشريط الوثائقي، الى جانب مذاكرة حول الشريط ، ( راي ابو حميد الغزالي توفي 1111 ) مدته ساعة وتسعة عشرة دقيقة

* الساعة الخامسة والخامسة واربعين دقيقة مساء بدار الصويري :

تقديم كتاب لاريك جوفروا بحضور الكاتب ، من تقديم مريكة الحاكي.

* الساعة الثامنة و ثلاثين دقيقة ليلا بدار الصويري :

سهرة السماع الصوفي من اداء مجموعة الزاوية البودشيشية بالصويرة . من تقديم أحمد حروز و تنشيط اريك جوفروا (في مذاكرة حول موضوع « رهانات الموسيقى والانشاد في الإسلام ».

السبت 10 يناير

* الساعة الثالثة و النصف بعد الزوال :

محاضرة في موضوع  » الجهاد وسوء تأويلاته : النظر الى الجهاد عبر مفهوم الاجتهاد  » بمشاركة اريك جوفروا (كاتب و باحث) و شامة عطار (فنانة باحثة من الصويرة) ، من تقديم و تنشيط مريكة الحاكي.

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 PROGRAMME ET PARTICIPANTS AFinal Triptico Int_001

 

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Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed (sws). Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message Divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques. Cette rencontre est animée au sein de la collectivité souirie, afin de rappeler et mettre en avant l’attachement à ses valeurs. Par sa stature spirituelle, Essaouira exalte les consciences par la tolérance de ses différentes communautés aux convictions religieuses diverses. Son rayonnement esthétique et festif unifie la cité, les prolonge dans le vivre ensemble.

Pour enrichir l’animation de cette rencontre, nous avons invité le Pr. Eric Geoffroy, spécialiste du soufisme et de la sainteté en Islam. L’accompagneront, dans ses interventions, des représentants du ministère des Affaires Islamiques et des Habous, ainsi que le Président du Conseil local des Oulama. Participeront également, au dialogue de cette rencontre, lycéens, chercheurs, associatifs, écrivains et artistes chanteurs de Samaa d’Essaouira. Leur présence permettra d’animer la célébration du Mawlid Annabawi.

En déployant spiritualité, sciences islamiques, esthétique et culture, nous encourageons la pluralité des pensées, favorisons la tolérance et contribuons à endiguer l’intégrisme religieux de toute obédience, qui remettrait en cause toutes nos valeurs humaines et millénaires. C’est pourquoi, la commémoration du Mawlid doit sensibiliser les jeunes et les adultes aux savoirs universels. Ce sera l’occasion d’exprimer et de défendre ce Message divin pour faire ressortir sa spiritualité qui doit demeurer au cœur de l’islam.

Ces rencontres seront un grand moment de fraternité et une belle occasion d’en extraire les enseignements qui s’imposent. Particulièrement aujourd’hui, dans ce monde en mutation, les différences doivent être respectées plus que jamais. L’épanouissement de l’Être, son droit à l’expression, sa dignité, sa paix et le bonheur pour tous doivent être garantis.

« Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador »

Dans le cadre de la célébration du Mawlid Annabawi, l’Association Essaouira Mogador organise une « Rencontre spirituelle inter/intra et extra-religieuse à Mogador » autour de la naissance du Prophète Mohamed . Nous avons choisi de consacrer l’évènement à l’originalité du Message divin, axé sur la poésie, le chant spirituel et les sciences islamiques.

PROGRAMME ET PARTICIPANTS AFinal Triptico Int_001

FAKE : ‘Young Syrian Girl Stoned to Death’

Plusieurs médias internationaux ont rapporté l’histoire d’une jeune syrienne, une certaine « Fatoom Jassim » qui aurait été lapidée à mort dans une ville au nord de la Syrie, à Raqqa, pour avoir utilisé un compte facebook. Ce sont des membres d’un groupe extrémiste pour un « Etat Islamique » en Syrie, qui l’aurait exécutée par lapidation.

Voici ce qu’on raconte : Fatoom Jassim a été arrêtée par des rebelles anti-Assad qui l’ont transférée dans un tribunal d’une cour de justice conforme à la Shari’a dans la ville de Raqqa. « Accusée d’adultère pour avoir utilisé Facebook, Fatoom a été condamnée à la lapidation à mort comme le veut la Shari’a », selon les déclarations d’activistes, membres du groupe extrémiste , « Da’ash ». Fatoom aurait donc été exécutée à mort par « lapidation juste après la décision du « tribunal islamique » très tôt la matin, la semaine dernière comme le certifient ces sites :

http://daily.bhaskar.com/article/WOR-syrian-girl-stoned-to-death-for-using-facebook-account-4521918-NOR.html?fb_action_ids=10152205310575708&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map=%5B681686418537308%5D&action_type_map=%5B%22og.likes%22%5D&action_ref_map=%5B%5D

http://www.examiner.com/article/sharia-nightmare-syrian-girl-stoned-to-death-for-using-facebook

http://www.breitbart.com/Breitbart-London/2014/02/17/Syrian-Girl-Stoned-Facebook

http://www.jordanzad.com/index.php?page=article&id=149228

L’origine de l’information semble venir d’un média iranien, FarsNews :

http://english.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13921123000428

Sauf que cette histoire de lapidation est un énième fake. Un fake dissimulé derrière une prétendue photo d’une femme lapidée en Syrie, alors que cette photo est une capture d’écran du film iranien produit en 2008 « The Stoning of Soraya M ». Le site daily.bhasckar semble indiquer que la photo vient de ce film mais il ne dit pas que cette photo et l’article ont été repris sur le réseau social de CNN I.Report. En effet un membre de ce réseau social a publié cet article avec la photo du film de « Soraya lapidée » tout en indiquant que les infos n’ont pas été vérifiées. Le responsable de I. REPORT après avoir retiré la publication a fait un démenti pour expliquer que les membres peuvent publier tout et n’importe quoi, que cette info n’avait pas reçu le label « vérifié par IReport » et a décidé de retirer l’info après plusieurs plaintes d’autres membres montrant le fake :

http://ireport.cnn.com/docs/DOC-1085975

Enfin le site qui a été le premier à publier ce false flag est un site d’info iranien FarsNews qui a très mauvaise réputation pour sa propagande pro-régime iranien. Surtout que le site iranien à l’origine de l’info n’avait pas publié la capture d’écran du film « The stoning of Soraya M » et pour cause ! Le type qu’on voit au centre de la photo, portant un coran, est un mollah iranien !!!
http://english.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13921123000428

Il faut faire attention quand on publie des infos aussi graves. Moi ça m’a parue tout de suite un hoax à cause de la photo mais surtout une info pareille semble gros comme un mensonge pour propagande « lapidée pour avoir utilisé facebook ». Après vérification, mon intuition était bonne ! J’ai pourtant pris position très tôt contre la propagande anti-Assad mais j’ai aussi dénoncé la propagande iranienne ou pro-régime syrien. Pour ex. la fausse fatwa qui autorisait le viol en syrie du cheich Arifi était un fake que j’ai dénoncé dès juin 2013:  https://www.facebook.com/Marikaelhaki/posts/10200946510936517?stream_ref=10

Alors que certains médias mainstream ont pourtant les moyens matériels et le réseau pour vérifier les sources plus facilement, ils en sont arrivés à se faire l’écho d’un organe de la propagande :
Charlie Hebdo : http://www.charliehebdo.fr/news/sexe-and-the-syrie-979.html http://www.dailymail.co.uk/news/article-2304128/Tunisian-girls-head-Syria-offer-Islamic-fighters-sexual-jihad.html

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Colloque : Anthropologie du Maroc et du Maghreb

 

Evènements, culture, art, cinéma

Dar Souiri est un espace dédié à la culture vivante artistique, musicale et littéraire, mais aussi un espace d’échanges et d’apprentissage : cours d’arabe et de français, lecture de contes pour enfants, etc.
Siège de l’Association Essaouira-Mogador, la maison des souiris est un magnifique Riad ancien dont la visite seule vaut le détour. Ne pas manquer sa superbe bibliothèque, où la consultation de tous les ouvrages est gratuite sur place.

Evènement à ne pas manquer si vous vous trouvez au Maroc, à Essaouira ou tout près :

Anthropologie du Maroc et du Maghreb 

Voici le déroulement du colloque :

Début du colloque : Dimanche 08 Septembre 2013 ; Fin Mardi 10 Septembre 2013
Avec une nocturne introductive le dimanche 8 septembre

Note d’orientation générale du colloque :

Pour accéder au pré programme du colloque, cliquez sur le lien (complet)

Colloque : Anthropologie du Maroc et du Maghreb

Depuis près d’un siècle, le Maghreb a été une terre d’élection de l’anthropologie. Jacques Berque, Paul Pascon, Clifford Geertz, Ernest Gellner, Georges Lapassade sont des noms qui résonnent non seulement au Maroc, mais également de l’autre côté de la Méditerranée et de l’Atlantique, où ils sont considérés comme d’importants contributeurs de leur discipline.

Presque vingt ans après le décès de Berque, six après celui de Geertz, un jugement hâtif pourrait nous laisser considérer que l’anthropologie contemporaine du Maghreb n’est plus aussi productive que par le passé et ne contribue plus comme elle contribuait auparavant aux grands débats de la discipline. Tout aurait-il déjà été dit par les illustres anciens sur les cultures, les religions et les institutions du Maghreb, depuis les portes de la Mauritanie jusqu’aux confins de la Tunisie postrévolutionnaire, en passant par la Monarchie marocaine et la vaste Algérie ?

Ces sociétés, en constantes mutations – comme en atteste le vent de la révolte qui les a parcouru récemment – malgré des permanences historiques et culturelles de fond, ont continué à attiser la curiosité de nombreux chercheurs en sciences humaines et sociales, qui en ont fait leur terrain d’enquête. Quoique moins réputés que leurs prédécesseurs, des centaines de chercheurs, jeunes et moins jeunes ont continué tout au long de ce XXIe siècle naissant à dévoiler les multiples facettes de ces sociétés d’Afrique du Nord que l’on ne peut plus tout à fait dire « traditionnelles ».

Le but de ce colloque, organisé par le Centre Jacques Berque (CNRS, USR 3136), est tout à la fois de produire un bilan de l’anthropologie du Maghreb durant le siècle passé et d’attirer l’attention sur ces multiples travaux contemporaines, aboutis ou en chantier, qui ont donné à voir, par de minutieuses et méritoires enquêtes de terrain, la richesse des cultures (religieuses, musicales, linguistiques, juridiques, urbaines…) qui animent l’ensemble de l’Afrique du Nord, lui donnent ses si singulières couleurs et bigarrures, qui continue de fasciner le voisin européen (et par delà…), si proche et si lointain. En ce sens il prolonge, élargi, et souhaite pérenniser, dix ans après, les premiers jalons posés par le séminaire de recherche « L’anthropologie du Maroc, entre Gellner et Geertz » organisé par le Centre Jacques Berque les 9-11 octobre 2003 à Tanger.

Outre 2 conférences plénières, le colloque, qui se déroulera du Dimanche 8 septembre au soir au Mardi 10 septembre 2013 à Essaouira – d’où l’hommage à Georges Lapassade, s’articulera autour de 4 ateliers :
Anthropologie religieuse, Ethnomusicologie/Patrimoine immatériel, Anthropologie juridique/des normes, Anthropologie des mondes contemporains.

Contacter le responsable : Responsable :

Cédric Baylocq (cedric.baylocq@cjb.ma)

Vidéo

CES FATWAS DIABOLIQUEMENT ANTI-ISLAMIQUES

L’un des plus éminents savants du monde arabo-musulman, Mohammed Saïd R. al Bouti, a été tué, le 21 mars, en fin d’après-midi, alors qu’il donnait un cours en sciences islamiques, dans la mosquée al-Imane à Damas. Un attentat kamikaze est un acte immonde non-islamique, un poison pour l’image de l’islam. Depuis son assassinat ainsi que celui de son petit fils, le monde musulman est en proie à des doutes sur les bienfaits de cette révolution. Notamment après les prises de position contre Al Bouti, de certains des plus influents leaders théologiques musulmans. Youssef al Qardawi, le mufti des Frères Musulmans, avait appelé, par ses fatwas diaboliques, aux attentats suicides et  pendant la révolution syrienne, à l’assassinat « des leaders religieux, penseurs, soldats qui ne soutiennent pas l’opposition en Syrie ».

L’attentat dans la Mosquée al Iman, n’ayant pas été revendiquée explicitement, la fatwa d’Al Qardawi et les takfirs de ses partisans contre les positions politiques qu’avaient prises notre défunt Dr Al Bouti, sont des aveux en leur défaveur. Lui et d’autres prédicateurs de renom, en étaient arrivés à faire boycotter les oeuvres d’Al Bouti (plus d’une trentaines) faisant l’amalgame entre travail scientifique sérieux et idées politiques contraires aux idéologies assassines. C’est une honte que ces « savants » représentent les Musulmans. Ce ne sont pas des sages, mais des muftis aux services des monarchies du Golf et du capitalisme occidentale.
Abdel Rahman as Soudeiss

Ainsi, comme si le dramatique attentat contre al Bouti, son petit-fils et 45 Musulmans tués, ne suffisent pas pour se couvrir de honte, les débordements de joie de l’Imam de la Grande Mosquée sacré « al Haram » de la Mecque s’ajoute au film d’horreur. Abdul Rahman As-Sudais donnent envie de vomir ! As-Sudais, réputé et élu « personnalité islamique de l’année » en 2005, par Dubaï, « en reconnaissance de son dévouement pour le Coran et l’islam » (sic!) a récemment dit publiquement devant des millions de fidèles venus du monde entier, à propos du défunt érudit, Al Bouti  :

« il était l’un des dirigeants de l’hérésie et de la perdition, il était au service de l’Etat nassirien (alaouite) athée, il était l’un des plus grands cheikhs à avoir soutenu Bachar et à exhorter l’armée nassirienne à exterminer les Musulmans,…., il était un partisan et un activiste dans la voie de Satan, il était associé à la mort de milliers de musulmans » (écrit sur son site Facebook).

Abdul Rahman As-Sudais a appelé donc le monde musulman à se réjouir de l’assassinat d’un des plus grands savants du patrimoine islamique et de ne surtout pas cacher sa joie. Par cette « joie » il reconnaît officiellement que les attentats suicides sont préconisés contre les Musulmans refusant de prendre parti pour ces djihadistes.

Pourtant, cet intégriste, est notoirement connu pour avoir un triple discours, un discours interreligieux pour les Occidentaux et un pour les Arabes, plus particulièrement pour les Saoudiens. Alors que les forces de sécurité de l’Arabie Saoudite était en train de réprimer violemment leurs rebelles islamistes, juste après les attentats de Riad, le 13 mai 2003 et que la chasse aux islamistes avait fait 128 interpellés, As-Soudai était contre toute forme de terrorisme. Selon le média arabe, Al Jazeera, dans l’article daté du 11 juillet, Al-Sudais avait fait un sermon remarquable, il appelait à des efforts et à des moyens pour lutter contre le terrorisme et avait condamné les attentats suicides. En appelant les parents à l’urgence de protéger leurs enfants de la « déviation intellectuelle », ajoutant qu’une minorité de jeunes « s’étaient engagés dans l’extrémisme, la violence et le terrorisme ». Un fléau qu’il compare à un « poison » dans les sociétés. Il alertait sur la criminalité croissante avec le « booby-trapping » (pièges égales à une grenade) que peut renfermer les livres saints (Coran) et contre l’utilisation des Mosquées pour des activités armées. Conseillant également les jeunes de s’instruire des lois islamiques qui montrent aussi bien « l’interdiction de se donner la mort ou d’attaquer les non-Musulmans vivant dans les pays musulmans ».

Quel hypocrite ! Comment peut-on dire tout et son contraire ?

Il est bon de rappeler ses autres discours. Cet idiot utile de la pensée sectaire des Wahhabo-salafistes, est black-listé par l’Anti-Defamation League pour avoir appelé à la malédiction des Juifs et a qualifié ces derniers de « racailles de la terre » dans ses sermons. As-Soudais est considéré par cette ligue anti-raciste comme un pur exemple de théologiens musulmans antisémites. Le conseiller en politique étrangère du prince héritier saoudien, Adel al-Jubeir, a confirmé les déclarations d’Al-Sudais, lors son l’interview avec NBC’s ‘Meet the Press’ . Reconnaissant que ces propos étaient « manifestement incorrectes », qu’il avait été « réprimandé » pour cela mais « a toujours le droit de prêcher. »(re-sic!).

De nombreux journaux américains et canadiens avaient relaté qu’as-Soudais avait déclaré, dans son sermon en avril 2002, des propos haineux envers les Chrétiens, les Hindous et surtout contre les Juifs qu’il a qualifiés « de lie de l’humanité, les rats du monde, des assassins de prophètes et des petits-fils de singes et de porcs. ». Son sermon fut évidemment dit en territoire conquis, comme chez lui en Arabie-Saoudite. Tandis que les sermons faits dans le Lancashire, en Angleterre, un an après, étaient des prêches de la coexistence pacifique avec les autres pays et le respect de la loi. Il avait prêché la paix devant 8000 fidèles dans une Mosquée et devant 4000 autres, dans une autre. De nombreux responsables de l’anti-racisme et d’organisations de l’anti-terrorisme s’étaient élevés contre sa venue en Grande Bretagne et au USA, en raison de ses propos haineux et antisémites, qui ont été diffusés à la télévision et à la radio arabe. Rita Katz, spécialiste du terrorisme et co-fondatrice de l’institut Anti-terrorism research center à Washington, avait déclaré de lui :

« un Leader musulman américain ne devrait pas inviter des personnalités comme  Al-Sudais, qui est « intolérant et virulent envers le monde occidental et les autres religions. (…) Il est incroyablement antisémite, et largement médiatisés comme tel ».

Elle avait demandé également pourquoi les dignitaires religieux américains allaient chercher « quelqu’un d’aussi radical », en notant qu’Al-Sudais représente les conservateurs de la secte wahhabite en Arabie.

Alors je pose une grosse interrogation : le sort des Syriens -pour ou contre le régime Al Assad- n’entre-t-il pas dans ses « lois islamiques » qui interdisent les attentats suicides ou de tuer des êtres humains, de surcroît des Musulmans civils ou religieux ? Y-a-t-il, ici ou là, pour ces prédicateurs célèbres à triple discours, des fatwas différentes, édictées, selon l’agenda politique des Frères Musulmans, des Qataris, des Saoudiens ou des Occidentaux ?!